68 – L’ETAT AMOUREUX EST-IL DE L’AMOUR ?
15 février 2012
Je vous écris le jour de la Saint Valentin, très fêté par les amoureux, et je viens vous parler … d’amour : normal, n’est-ce pas ?
Je me posais la question de la différence entre «aimer» et «être amoureux» ou plutôt, dans le bon sens, l’état amoureux est-il de l’amour ?
J’en doute … Pourtant nous sommes très, très nombreux à confondre les deux. Ce qui, à mon sens, provoque toutes ces désillusions, ces drames, ces déchirements, ces souffrances et, pour finir, tant de divorces.
Je m’explique ! Lorsque nous rencontrons quelqu’un ou quelqu’une, et que nous «tombons» amoureux, que se passe-t’il ? Comme l’expression l’indique d’ailleurs très bien, nous «tombons», c’est à dire que nous ne sommes plus droits dans nos baskets … Je ne vais pas vous parler des fameux échanges chimiques : je laisse la responsabilité aux scientifiques de vous parler de nos hormones. Simplement, «tomber amoureux» implique tout un processus psychologique qui nous sort de notre état «normal».
Quand une personne nous «plait», nous nous sentons attirés vers elle. Nous voulons la séduire, qu’elle nous remarque, nous voulons lui plaire en retour. Bref … nous pouvons parler de «désir» !
Le début de cet état commence très souvent par «Je le ou la veux». Bien sûr, c’est inconscient ! Consciemment notre petit vélo intime et romantique se met en route et nous commençons par parer l’élu(e) de mille vertus : «Sûr, c’est le ou la bonne !».
Puis toute une technique se met en place : la danse de la séduction a commencé. Que l’on soit un homme ou une femme, même si la danse n’est pas tout à fait la même, nous nous lançons dans le ballet … Comme les animaux au moment de la période du rut (et oui, désolée, mais c’est tout à fait comparable !!) nous avançons, nous reculons, nous sortons nos plus beaux atours, nous rions plus fort qu’il ne faudrait aux plaisanteries de l’autre, nous nous montrons douces pour les unes et forts pour les autres.
Nous nous contemplons dans le regard de l’autre : plus il approuve, plus nous nous sentons intelligents, beaux, charmants … Bien sûr, cette admiration renforce notre état amoureux : une personne si complaisante avec nous ne peut qu’être une personne bien !
Pour se plaire encore plus, nous cherchons les points communs : «Tu aimes aussi ce chanteur ? Quelle chance, nous avons les mêmes goûts !». «Tu aimes marcher ? Super, moi aussi !»; Nous voulons littéralement fusionner ! Le désir nous habite tellement que l’on voudrait «posséder» l’autre, ne jamais le quitter, qu’il ne regarde que nous, qu’il ne pense qu’à nous …
Nous sommes rentrés dans «l’état amoureux». Pendant cette période, bien sûr, nous échangeons moults serments et petits mots doux. Et, «il ou elle me plait» se transforme en «je l’aime» …
Bien sûr, nous le comprenons tout de suite, il ne s’agit pas encore d’amour. C’est une période très riche, exaltante, stimulante qui peut conduire à l’amour … mais pas forcément. C’est bien pourquoi, après quelques semaines pour les uns, quelques mois pour les autres, ou bien même après plusieurs années, tout à coup ou petit à petit, nous ne pouvons plus supporter celui ou celle que nous avons tant encensé.
Pourquoi ? Et bien, tout simplement, parce que l’état amoureux ne parle pas d’amour mais de désir, de séduction, de fusion. L’état amoureux nous parle de nous, tandis que l’amour nous parle de l’autre.
Etre amoureux c’est chercher à plaire et à prendre le pouvoir pour «posséder» l’autre : il nous plait, nous le voulons et, comme je l’écrivais plus haut, nous ne sommes plus vraiment nous-mêmes. Nous perdons notre bon sens … La preuve : essayez de convaincre une personne en état amoureux qu’elle se trompe totalement sur la personne et vous verrez le résultat ! Elle ne veut RIEN entendre … Bien sûr, je le répète, ce processus est totalement inconscient. Nous pensons avoir toute notre raison !
Bref, tant que nous sommes dans cet état amoureux nous ne voyons pas réellement l’autre personne : nous ne voyons que notre «rêve». Nous pourrions dire que nous sommes en état de transe. Et, en fonction de notre psychisme, c’est à dire de notre caractère, du désir que nous inspire l’autre mais également de la force du désir de l’autre et des névroses qui nous relient, cela peut durer plus ou moins longtemps …
Puis, après ce temps, au fil des jours, «l’autre» nous apparait dans sa réalité, dans sa vérité. Chacun reprend son individualité avec ses traits de caractère, avec moins de patience, moins de projections sur l’autre. Nous nous retrouvons «debout» après être «tombés» et nous revoilà tout droit dans nos baskets.
Et, là, peut commencer la véritable histoire d’amour. Car aimer c’est accepter l’autre dans sa totalité, dans sa réalité. Aimer ce n’est pas posséder mais accompagner. Aimer c’est accepter que l’autre ait ses défauts, ses zones de mystère, son caractère. Aimer est une aventure quotidienne qui se construit, jour après jour, à petits -et grands- coups d’égratignage d’égo …
Dire «Je t’aime» à une autre personne implique un acte de foi, un engagement, un désir profond de partager «pour le meilleur et pour le pire» : peut-on donc réellement dire «Je t’aime» dès les premiers moments ? Peut-être pourrions-nous simplement murmurer «J’ai envie de t’aimer» ?
Pour terminer, une citation de Jacques de Bourbon Busset qui a si bien su parler de l’amour qu’il a expérimenté :
«L’amour est un fleuve où les eaux de deux rivières se mêlent sans se confondre»
67 – OSONS OUVRIR NOS AILES
8 février 2012
Bel oiseau de feu
Apporte nous l’émoi
Apporte nous la joie
Tes couleurs
Nous rappellent
Combien notre âme
Est belle
Elles nous parlent
De la danse gracieuse
Des coeurs amoureux
Elles nous chantent
La chanson des anges
Qui inondent
Le monde
De leur musique tendre
Bel oiseau de feu
Ta danse sinueuse
Séduit nos âmes
Qu’elles soient
Heureuses
Ou ténébreuses
Ton plumage irradie
La chaleur du soleil
Ta grâce nous fait rêver …
Osons ouvrir nos ailes !
Osons rejoindre
L’oiseau de feu
Qui nous appelle
Au creux de nos coeurs
Osons sourire
A la vie
Et parer nos coeurs
Des couleurs de l’amour
Osons chanter
Osons danser
Osons aimer
Avec le bel oiseau
Tout là haut …
66 – LE TALISMAN
1 février 2012
Je réfléchissais dernièrement à tous ces grigris dont l’homme a besoin. Derrière le mot «grigri», je glisse : les objets fétiches, les porte-bonheur en tous genres, les pensées magiques, et tutti quanti …
C’est à dire que nous avons toujours besoin de «l’extérieur» pour nous rassurer : nous avons besoin de nos nounours pour nous soutenir !
Vous me direz qu’à première vue cela ne fait du mal à personne : ni à nous, ni aux autres même si, bien souvent, nous nous moquons des grigris des autres. Pourtant, à «deuxième» vue, je me pose la question de savoir si c’est si anodin que cela …
Car, comme nous l’écrivons souvent dans ces chroniques, tout est symbole. Et un symbole est créé par la pensée de l’homme, quelle que soit sa culture. Si je vous montre une croix, certains vont penser «Croisée de chemin», tandis que d’autres penseront à Jésus. Bref, une croix ne laisse jamais vraiment indifférent !
Pourtant, si nous réfléchissons, une croix c’est simplement deux lignes qui se croisent. C’est NOTRE intention, notre pensée née de notre histoire, qui lui donne un sens et une signification.
Pour en revenir à nos «nounours», nous sevrons nos enfants à un certain âge de leur nounours et chiffons en tous genres : et il y a un moment où, à force d’entendre «Tu es grand maintenant !», l’enfant -de lui-même- se sent idiot quand il se promène encore avec !
Donc, nous sommes «grands» et nous avons laissé nos nounours au grenier. Nous n’avons plus besoin de ces objets pour nous rassurer … Enfin, en théorie ! Car, en pratique, en sommes-nous si sûrs ?
Que penser des fumeurs qui ont toujours besoin de leurs cigarettes à certains moments de la journée ? Ok, il y a la dépendance au tabac mais il y a aussi la dépendance au geste et à l’objet.
Que penser de nous tous qui vivons accrochés à nos téléphones portables ? Il nous est presque impossible d’imaginer que nous vivions sans : il y a très peu de «résistants» ! Ils nous rassurent en nous reliant au «monde» …
Que penser de l’attachement que nous avons tous, plus ou moins, à certains objets qui sont devenus pour nous de véritables fétiches ? Livres, bibelots, bijoux, vêtements, morceaux de bois, plumes, cailloux et autres objets ? Nous n’aimons pas les perdre ou bien qu’ils s’abîment. Pourtant, souvent, ils n’ont aucune valeur «marchande» ! Non, ils ont la valeur que nous leur avons donné : notre pensée a créé une intention à leur sujet.
Nous les avons trouvés, ou bien ils nous ont été offerts, ou bien encore nous les avons achetés. Et selon l’humeur du moment, c’est à dire l’émotion, nous nous «accrochons» à cet objet en lui prêtant des vertus : soit affective, soit protectrice. Nous donnons donc un sens à l’objet qui devient important pour nous.
Encore une fois, pourquoi pas ? Nous nous entourons de ces objets et cela nous donne une sensation de sécurité : c’est plutôt positif …
Pourtant je me pose la question : pourquoi avons-nous tant besoin de signes extérieurs pour nous sécuriser ? Je regardais dernièrement un reportage en Ethiopie : le reporter est allé dans les endroits les plus reculés, les plus pauvres. Ces gens n’ont pratiquement rien : une casserole, les vêtements qu’ils ont sur le dos, une calebasse pour aller chercher l’eau, un pilon, et quasi rien d’autres. Pourtant, la femme avait un petit sac accroché autour de son cou. Interrogée sur son contenu, elle répondit avec les yeux brillants : «Ce sont mes trésors protecteurs, je les ai trouvé tout au long de ma vie et ils me protègent». Vous voyez ? Même dans le plus grand dénuement nous avons besoin de sacraliser des objets pour nous protéger !
C’est pourquoi il nous faut rester modeste face à nos petits qui, devenus un plus grands, ont encore besoin de leurs doudous. Face aux autres peuples, également, qui vénèrent des «objets» qui nous semblent insolites ! N’oublions pas que les nôtres le sont aussi pour eux …
L’Homme a besoin de canaliser sa pensée, ses joies et ses peines. Il a besoin d’une pensée magique pour affronter le quotidien. Toutefois, n’oublions pas une chose TRES importante : notre véritable grigri est en nous. Notre doudou, il est dans notre coeur : c’est l’amour que l’on donne et celui que l’on reçoit. Plus nous aimons, moins nous avons besoin de protection extérieure car l’amour est le plus magnifique bouclier qui soit ! Il nous donne un sentiment de sécurité, de joie, de paix. Il nous nourrit, nous embellit, nous réchauffe. L’amour est un merveilleux talisman qui repose dans notre coeur : aimons nous les uns les autres et nous deviendrons de véritables «nounours» les uns pour les autres !
65 – LA PETITE FLEUR BLEUE …
25 janvier 2012
Je voulais vous écrire sur la culpabilité. J’ai donc écrit mon texte et … je ne vous l’ai pas envoyé. Pourquoi ?
Voilà toute l’histoire … Comme à chaque chronique, Yves (mon compagnon, qui écrit également dans un blog qui s’appelle Chronique Libre) et moi nous relisons réciproquement. Je confie donc ma prose à Yves, toute fière de mes belles phrases, bien ronflantes, avec lesquelles j’imaginais vous expliquer la stérilité de la culpabilité. Celui-ci la relie attentivement et je vois qu’il n’est pas tout à fait d’accord avec mes affirmations : il commence à me demander d’argumenter, puis ensuite me demande d’approfondir. «Que peux-tu dire de la culpabilité de ceux qui ont tué, massacré, violé, torturé, trahi, etc …» «Que peux-tu dire des actes des nazis, par exemple, ne devraient-ils pas avoir de la culpabilité ?» «Ne crois-tu pas que la culpabilité nous protège de faire n’importe quoi ?»
Bref, de question en question, je me suis aperçue que nous ne parlions pas le même langage. Je voulais évoquer nos «petites» culpabilités, celles qui nous empoisonnent la vie avec les regrets stériles qu’elles entraînent. Et, tout à coup, les questions d’Yves m’amenaient dans les sombres profondeurs des humains ! Ouh ! là, là ! Avais-je vraiment envie de communiquer sur ce sujet ? Est-ce ce genre de message que j’ai envie de partager avec vous ? Car, effectivement, la culpabilité qui -il a raison- peut parfois rimer avec responsabilité, est un vaste sujet à tiroir …
Je me suis donc couchée avec cette interrogation. Et, dans la nuit, un souvenir est remontée à ma mémoire. Il y a de nombreuses années, j’ai assisté à un stage : il s’agissait d’écrire un texte de chanson et un musicien y ajoutait une musique. Ensuite, nous devions la chanter devant tout le monde. Bref, j’écrivis ma chanson, sourire au lèvre : c’était une chanson légère, pleine de soleil. Puis l’animatrice nous demanda de lui lire le texte et … le mien la mis dans une colère, mais alors une colère (j’ai compris ensuite pourquoi …) et elle se mit à hurler : «Qu’est ce que c’est que ce texte, mets là à la poubelle ta fleur bleue, tu ne vois pas qu’elle pousse sur du fumier ?».
Autant vous dire que cela m’a secouée ! Non seulement j’étais toute heureuse de mon poème, je le trouvais léger et joyeux, mais en plus je ne m’attendais pas à cela d’une animatrice qui était là pour nous encourager. Manifestement, la légèreté et la joie la dérangeaient, elle préférait ne voir que la mauvaise odeur et le sombre du fumier …
Alors, j’ai regardé ma jolie fleur bleue. Et, ce jour-là, j’ai grandi. J’ai accepté de ne pas la jeter. Elle fait partie de moi et du cadeau que j’aime offrir aux autres … J’aime les fleurs, qu’elles soient bleues, blanches, rouges, jaunes ou roses. Elles ne viennent pas du ciel mais de la terre. Et elles peuvent pousser dans des endroits parfois improbables ! Dans les rochers, dans le désert, dans les ronces et aussi sur le fumier : il suffit que le vent y ait déposé une graine ! Ou un petit oiseau … Et même si elle pousse sur le fumier, elle est belle : elle est même encore plus belle car bien nourrie ! J’aime d’ailleurs la symbolique : du fumier peut jaillir la vie, la beauté, l’harmonie. Il suffit de savoir la voir, l’accueillir avec son coeur, d’accepter son message …
Et c’est ce message là que j’ai envie de partager avec vous, mes amis. Ce message d’espoir : partout il peut jaillir la vie et la beauté. Partout il peut jaillir l’amour … même sur le fumier.
Après, c’est une question de choix : que voyons-nous dans la vie ? L’ombre ou la lumière ? Il n’est pas question, dans ce choix, de NIER l’ombre : il suffit simplement de choisir de voir la lumière pour que l’ombre s’estompe … J’ai donc renoncé à vous parler de la culpabilité, peut-être le ferais-je une autre fois ? Cette fois-ci, je n’avais pas envie de vous « assombrir » …
Donc, à toutes et tous, je vous offre aujourd’hui une petite fleur bleue : elle a jailli de mes peurs et de mes doutes grâce à une graine d’amour qu’un vent coquin a semé … Vous pouvez la replanter sur le bord de votre coeur : vous verrez, elle grandira, essaimera et de cette petite fleur bleue naîtra un magnifique bouquet plein de couleurs !
64 – L’ENVOL VERS LA VIE
18 janvier 2012
Aujourd’hui, je vous emmène au cinéma … J’ai sélectionné deux vidéos, toutes les deux riches d’enseignement … Elles m’ont été envoyées par ma soeur Colette et je la remercie. Vous verrez, il n’y a pas besoin de beaucoup de commentaires, les images se suffisent à elles-mêmes. Pourtant, vous me connaissez, je ne peux m’empêcher de glisser mon grain de sel !
La première vidéo parle de la confiance en la vie mais également de l’apprentissage qui ne peut se faire que dans la confiance. La vidéo nous permet d’assister aux premiers envols d’une nichée de canetons. Le nid se trouve dans le creux d’un arbre, à plusieurs mètres au-dessus du sol. La maman sort son nez et s’envole lourdement pour atterrir en bas de l’arbre. Arrivée au sol, elle attend. Derrière elle, un petit bec apparait, puis deux, puis trois, etc … Chacun à leur tour ils regardent leur maman, qui les attend en bas de l’arbre, et ils ne se posent même pas la question de savoir s’ils vont y arriver ou pas : maman les attend en bas donc … ILS PEUVENT Y ARRIVER !! Et, hop … ils se lancent ! Non pas dans le vide mais VERS leur maman qui les attend avec confiance : «Vous pouvez le faire, mes petits, vous avez toutes les capacités en vous». Voilà ce que semble exprimer cette maman cane. Comme ils ne savent pas vraiment voler, l’atterrissage est un peu rude mais … c’est la vie qui commence. Parfois, il faut oser se lancer même si cela remue un peu !
Combien d’entre nous avons entendu, ou même ressenti, cette confiance lorsque nous étions petits ? Chez nous ou à l’école ? Combien d’entre nous avons plutôt entendu : «Fais attention !», «C’est dangereux, n’y va pas», «Résultat moyen», etc … Sans parler de ceux que personne n’attendait au bas de l’arbre et qui n’avaient alors que deux choix : ne pas oser se lancer ou bien sauter dans le vide. Car, si personne ne nous attend avec confiance, c’est bien d’un saut dans le vide qu’il s’agit !
J’ai déjà partagé avec vous ce poème de Guillaume Apollinaire qui illustre parfaitement cette vidéo :
«Venez jusqu’au bord !
Nous ne pouvons pas, nous avons peur
Venez jusqu’au bord !
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber
Venez jusqu’au bord !
Et ils y sont allés
Et ils les a poussés
Et ils se sont envolés»
La deuxième vidéo m’a beaucoup touchée également. Elle nous parle de la naissance et de la confiance en la vie qu’ont les animaux. Une maman girafe met au monde un bébé : elle le vit sereinement, sans chichi, sous les yeux émerveillés de spectateurs humains … Le petit sort et, pouf, le voilà avachi par terre jusqu’à … ô merveille … ce que sa maman le lèche. Et, là, il commence à bouger, à s’éveiller à la vie : il avait besoin de ce geste de tendresse et de reconnaissance qui semblait lui dire : «Je suis là, mon petit, mais il n’y a que toi qui peut choisir de vivre ou non. Si tu veux vivre, lève-toi !». Et là, tout doucement et après plusieurs tentatives, nous voyons le petit girafon se mettre sur ses frêles jambes jusqu’à tenir maladroitement debout.
Sa maman le regarde et, par petits coups de jambe, le pousse à marcher «Avance, mon bébé, tu peux le faire, tu as la force et l’énergie pour cela».
La première réaction des animaux est donc d’avoir confiance dans le potentiel de leurs petits. La maman est là, tout près, elle surveille, elle protège, mais les petits ne peuvent voler sur son dos ou bien rester allongés près d’elle ! Pour survivre, il est nécessaire de voler ou de marcher …
N’est-ce pas la même chose pour nous, êtres humains ? Personne ne peut vivre à notre place, avancer à notre place ou bien nous protéger de nous-même. Nous pouvons accompagner quelqu’un mais non pas faire pour lui !
Pour terminer, méditons cette petite phrase attribuée à Confucius :
«Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner du poisson»
63 – LE MESSAGER DE DIEU
11 janvier 2012
Nos coeurs sont les serviteurs zélés de nos âmes, ils sont donc beaucoup plus clairvoyants que nos intellects ! Ils s’adressent à ces parties de nous que nous refoulons trop souvent : notre sensibilité et nos émotions … Ils transmettent les messages du Sage qui est en nous et que nous bâillonnons car il empêche notre mental de tourner en rond. Et, Dieu sait comme notre mental adore tourner en rond !
Le problème, c’est qu’il se prend pour le chef … Il croit être le maître de notre vie, nous fait plier sous sa dictature et nous fait oublier qu’il n’est que le cocher de l’attelage et non pas le maître !
Un excellent livre, «La Liberté d’Être» d’Annie Marquier, explique parfaitement cette confusion et montre à quel point nous ne sommes pas libres de nos vies puisque nous vivons prisonniers d’un simple cocher … de surcroît, un cocher gouverné par la peur : peur de perdre, peur de mourir, peur de ne pas être à la hauteur, peur de souffrir, peur d’être abandonné donc … peur d’aimer, etc … C’est pourquoi, hormis contrôler les chevaux (qui représentent nos émotions, la partie instinctive en nous), il n’est pas très efficace sur la bonne direction à prendre ! Le mental nous égare …
Un bon cocher dirige les chevaux et les emmène là où son maître lui a dit d’aller. Il est le conducteur, il a la technique pour mener les chevaux, il les guide vers la direction qui lui a été indiquée. Le maître, c’est notre âme … qui s’exprime à travers notre intuition, notre coeur, il représente notre sagesse intérieure.
Le maître a besoin du cocher pour maîtriser les chevaux ! Autrement dit, l’âme a besoin du mental pour maîtriser les émotions … Le mental n’est donc pas un ennemi à abattre : loin de là, il fait partie de l’équipe. Pour «gagner», c’est à dire pour créer la vie que l’on désire, nous avons besoin des trois : une âme (le maître) , un mental (le cocher) et un corps (les chevaux). Le maître commande, le mental maîtrise et le corps exécute …
Maintenant, si notre mental se coupe de notre intuition, s’il n’écoute pas les appels de nos âmes, il nous fait faire n’importe quoi. Oh ! Il peut faire illusion un moment ! Nous pouvons paraître très raisonnable : nous pensons de façon cartésienne, nous parlons de façon cartésienne et nous agissons de façon cartésienne : rien à dire ! Sauf que notre vie ne nous épanouit pas : nous nous sentons un peu dépressif (voire beaucoup !), un peu décalé, un peu triste, fatigué. Nous pouvons même tomber malade sous les assauts répétés de notre mental qui veut TOUT diriger !
Car si le mental se coupe de l’âme, il se coupe de la confiance en la vie, de la Foi. Il se coupe des ressources extraordinaires que nous apporte notre intuition !
Le mental veut comprendre et contrôler. Il n’a accès qu’à notre base de données cerveau gauche, c’est à dire celle acquise par l’apprentissage : il se souvient, il analyse, il soupèse, il décortique. En un mot il compare ce qu’il a déjà vécu avec ce qu’il vit et il en tire des conclusions : c’est bon pour moi ou ce n’est pas bon. C’est un outil extraordinaire ! C’est un puissant ordinateur mais …il a besoin d’un bon programme. Si ce qu’il vit lui rappelle de mauvais souvenirs, gare ! Il fuit, il nie, il trouve plein de combines pour éviter. Il n’imagine même pas que cela pourrait être autrement AUJOURD’HUI ! Car il ne connaît pas la confiance … Ce mot lui est totalement inconnu : en effet, faire confiance signifie ne pas tout contrôler.
Cet ordinateur puissant, qu’est notre mental, ne peut se permettre le moindre relâchement s’il n’est pas «programmé» pour être au service de plus grand que lui : notre âme.
Notre âme qui s’exprime poétiquement, analogiquement, symboliquement et, il faut le dire, irrationnellement par le biais de notre cerveau droit, est reliée au plus grand tout : elle a donc accès à des informations, des savoirs, des impressions, des connaissances qui dépassent notre mental. Toutefois, sans lui, elle ne pourrait pas les mettre en pratique ! Il est son cocher … Bien souvent infidèle, celui-ci voudrait jouer les tout-puissants.
Je me pose donc souvent la question de savoir qui dirige ma vie : dès que j’aperçois un changement possible, une nouveauté dans ma vie, vite je demande à mon mental de bien écouter les messages qu’il reçoit de mon âme, via mon coeur. Car sinon, il va se mettre à tourner en rond comme une bourrique, posant et répétant toujours la même question, s’inquiétant de cette nouveauté qu’il n’a jamais expérimenté : et si, et pourquoi, et au cas où, et comment, et … et … Nuit et jour il va tourner comme un manège, au début calmement puis le manège va s’emballer et je ne vous dis pas les tensions et les migraines qui se préparent !
Deux solutions :
-
Bloquer le manège en refusant la nouveauté ou bien, si pas le choix, en l’acceptant à reculons : regret, frustration, mal être en seront les conséquences car notre mental voudra absolument nous prouver qu’il avait raison de la refuser. N’oublions jamais que le mental VEUT TOUJOURS AVOIR RAISON !
-
Ou bien se poser tranquillement, se relaxer, méditer pour faire le vide un petit moment afin d’entendre une petite voix, celle de notre âme, qui va nous reconnecter à la confiance et nous permettre d’intégrer joyeusement cette nouveauté qui faisait tant peur à notre mental … Elle va nous laisser entrevoir tous les bénéfices de ce ou ces changements, nous transmettre des idées nouvelles, la confiance en nous et en la vie …
Nous ne nous réduisons pas à un corps régit par un cerveau qui raisonne. Nous sommes bien plus que cela ! Nous sommes une âme qui s’exprime à travers notre corps grâce à notre mental. Et le joyeux lutin qui réunit les deux : c’est notre coeur. Avant qu’il ne devienne de pierre, c’est à dire muet, laissons le jouer son rôle de messager : et s’il était le messager de Dieu ???
62 – MILLE MILLIONS DE SABORDS !
4 janvier 2012
«Mille millions de mille sabords !» nous a souvent répété le Capitaine Haddock, au plus fort de ses colères … Comme lui, parfois, je m’emporte : en ce moment, par exemple, je fais tout un travail d’acceptation sur la complexité de notre psychisme humain.
Plus j’avance dans mes réflexions et mes ressentis plus j’ai l’intuition, qu’effectivement, nous créons nos vies avec nos pensées, c’est à dire nos croyances. Nous avons ce pouvoir extraordinaire ! Ce pouvoir est à la portée de tous et, pourtant, nous ne l’utilisons pas, ou si peu … Quel gâchis !!!!
Ce qui est terrible à accepter c’est que, même avec cette Foi profonde, mes pensées s’échappent et s’égarent encore, parfois, au pays de mes angoisses et de mes peurs. Sur ce sujet, je viens de recevoir une merveilleuse leçon d’Olive, me montrant à quel point la condition humaine est handicapée …
Olive vient de faire le grand voyage : accompagnée par ses maîtres et son frère Oscar, elle a quitté son corps. Jusqu’au bout elle a vécu telle qu’elle était : enthousiaste, généreuse, paisible. Jusqu’au bout elle a vécu le PRESENT et elle a offert ce présent à ceux qui l’entouraient. Olive, je ne sais plus si je vous l’ai dit, était une chienne. Peu importe sa race, elle était une «grande» chienne, dans tous les sens du terme. Malgré ses problèmes de santé, elle a vécu jusqu’au bout comme si la vie était éternelle : elle a joué, elle s’est réjoui de revoir la neige, elle a exprimé son amour à ses maîtres, elle a tout simplement vécu. Tout le monde s’inquiétait autour d’elle et, elle, elle continuait à les consoler ! Oui, oui, c’est elle qui les préparait à son grand départ …
Quelle sagesse ! Quelle force ! Bien sûr, vous me direz : «C’est un animal, pas un humain, elle n’a pas la même conscience».
Mais que sait-on de la conscience des animaux ? Surtout celle de nos animaux de compagnie qui partagent si intimement nos vies … Cette intimité profonde les oblige peut-être à évoluer vers notre conscience humaine ? Qu’en savons-nous ? Ils ne parlent pas, voilà la grande différence.
Il a été prouvé que les animaux que l’on amène à l’abattoir stressent et expriment la peur. Quelque part, ils «savent» qu’ils vont mourir de façon assez atroce. Il suffit de voir les pauvres poulets se débattre sur les tapis roulants des «élevages» industriels, tapis roulants qui les mènent à la mort. C’est absolument horrible !
Ces animaux ont déjà cette perception, pourtant ils n’ont jamais partagé l’intimité et l’affection d’un ou de plusieurs humains. Alors, imaginons les perceptions des animaux qui partagent quotidiennement les états d’âmes, les émotions, les événements, la vie des êtres humains !
Comme Olive … qui a vécu entouré des soins et de l’affection de ses maîtres. Pourtant, Olive est restée sereine jusqu’au bout, comme si elle savait qu’elle ne pouvait qu’accepter ce qu’elle vivait …
Et voilà où le Capitaine Haddock se réveille : «Mille millions de mille sabords !». Pourquoi, nous, les êtres humains, n’arrivent-on pas à accepter la vie telle qu’elle est ? Avec ses lois ? Les lois de la vie et de la mort … Nos pensées étant majoritairement commandées par notre mental, et celui-ci étant mal dirigé par notre égo, nous nous retrouvons à créer des pensées de peurs, d’angoisses, d’inquiétudes … Et plutôt que de savourer le présent tel qu’il est, ou de créer des pensées positives pour notre avenir, nous vivons dans la peur de l’avenir, dans la peur de la mort. Et c’est cette peur qui gouverne nos vies !
Je discutais, dernièrement, avec un jeune homme. Je lui demandais pourquoi il buvait autant en «soirée». Réponse : «Sinon, je ne peux pas m’amuser». Devant mon étonnement, il rajoute «Quand je suis en boite et à jeun, je vois le ridicule de tout cela, le vide, le non sens. Alors je me sens seul vu que tous les autres ont bu et rigolent de tout et de rien. Je préfère boire avec eux, j’oublie tout, je ne suis plus tout à fait conscient».
Vous imaginez la complexité de la psyché humaine ? Etre obligé de boire, de se droguer d’une façon ou d’une autre, pour -soi-disant- «rigoler» ? Pour fuir la réalité ? Pour se fuir soi-même ? Donc … si j’extrapole, pour fuir ses angoisses ? Ce que nous fuyons sans cesse, in fine, n’est-ce pas notre peur de la mort ?
La vie est tellement belle ! Pourtant, au lieu de la savourer, de la déguster, d’en profiter au maximum (avec ses joies et ses peines), nous la gâchons avec nos angoisses permanentes, bien cachées sous les apparences. Oui, nous mourrons un jour … mais ce jour n’est pas encore là et nous laissons cette angoisse (bien souvent inconsciente !) nous tuer à petits feux … Ainsi nous ne vivons pas vraiment : nous faisons du remplissage. Nous nous occupons, nous créons des drames, nous buvons et mangeons trop, nous agressons, nous nous compliquons la vie, tout ceci pour fuir notre réalité de mortel.
Mille millions de mille sabords ! Pourquoi n’arrivons nous pas à atteindre la sérénité d’Olive ? Je me demande, parfois, si Adam et Eve n’ont pas réellement croqué la pomme …
61 – VIVE 2012 !
28 décembre 2011
Pour terminer l’année
Juste un poème
Rondement mené
Qui dit «Je t’aime»
Un poème d’amour
Pour envoyer mes voeux
A vous tous, mes amis,
D’ici et d’ailleurs …
Tout d’abord, merci.
Merci du fond du coeur
Pour vos partages
Et votre fidélité
Sans vous
« Coeurs et Âmes »
Serait bien triste !
Alors qu’elle devient,
De plus en plus,
Un lieu d’échange …
Ce que je vous souhaite,
A toutes et tous,
C’est un coeur en fête
Jour et nuit, nuit et jour
Que la paix et la joie
Habitent vos jours
Tandis que l’amour
Illumine vos nuits
Le monde change
Adaptons nous
A sa mouvance
Acceptons
De rentrer dans la danse
De la vie qui finit
De la vie qui commence
Je vous souhaite aussi
L’abondance !
Et une santé de fer
Dans un monde précaire
Beaucoup d’amour
Et d’amitiés
Pour réchauffer
Vos soirées
Et, bien sûr,
Encore et toujours,
La joie de recevoir
Des pensées, des poèmes
Pour nourrir vos » coeurs et vos âmes » …
Très belle année à tous !
60 – COMMENT FÊTER NOËL ???
21 décembre 2011
Noël n’est pas une fête anodine … En fonction de chacun, elle peut réveiller des angoisses, des frustrations, des colères, ou bien -au contraire- évoquer la joie, le partage, la lumière. Tout dépend de la vision que nous en avons !
Et, là, je reviens à la notion de choix : nous avons encore, et toujours, le pouvoir de choisir notre «vision».
Bien sûr, à première vue, nous pourrions penser que Noël est vidé de son sens. Noël, depuis le XIIe siècle environ, était la plus grande fête chrétienne. L’église a décidé de fêter la naissance de Jésus le 25 décembre, date à laquelle les «païens» fêtaient le solstice d’hiver, le retour de la lumière, c’est à dire la nativité du soleil. Elle privait ainsi le soleil de ses adorateurs et les rapatriaient dans son église …
Puis, petit à petit, la Saint Nicolas, qui apportait des douceurs aux enfants le 5 ou 6 décembre, c’est étirée jusqu’à Noël : nous avons alors «groupé» les deux fêtes, transformant Saint Nicolas en «Père Noël». Pourquoi pas ?
Seulement, le Père Noël, petit à petit, est devenu plus important pour les enfants que la naissance de Jésus ! Et comme «business is business», que nos valeurs religieuses battent de l’aile au profit de nos valeurs matérielles, la naissance de Jésus a disparu progressivement sous les avalanches de cadeaux que nous offrons à nos enfants. Et ceux-ci ne rêvent plus devant la crèche de leur église mais devant les vitrines des magasins …
Aujourd’hui nous faisons moins d’enfants. Nos «petits» sont devenus des «grands» sans enfant, ou juste avec un ou deux, et le Père Noël a adapté ses cadeaux. D’ailleurs, les parents eux-mêmes attendent leur «Père Noël» ! Aussi, du plus petit au plus grand, nous recevons souvent un petit présent …
Alors, devant ces dérives, nombreux sont ceux qui crient et vocifèrent :
-« Noël n’a plus de sens, c’est devenu une vaste entreprise commerciale, la bouffe et les cadeaux ont remplacé la symbolique de la naissance du Christ … »
– « Je n’aime pas cette période, elle me rend triste, trop c’est trop, etc … »
Pourtant …
Pourtant, lorsque je parle avec les gens, je les entends programmer des rencontres familiales, je les vois prendre du plaisir à choisir le petit cadeau pour le petit fils ou bien la gentille grand-mère. Je les sens un peu comme des enfants : c’est Noël, c’est la fête !
Et si Noël, au fil du temps, c’était transformé en fête familiale ? Un point lumineux dans l’année pour se réunir, regrouper tous ceux qui habitent loin, se faire plaisir mutuellement, partager de bons repas à la lumière des bougies … Pourquoi pas ? Je me demande si, finalement, cela ne ferait pas plaisir à Jésus que nous fêtions son anniversaire avec tous ceux que l’on aime ?
Prendre un peu de temps pour chercher à faire plaisir à ses proches, n’est-ce pas une preuve d’amour ? Cuisiner pendant des heures pour mitonner un repas qui réjouira les papilles et le coeur de toute notre famille, n’est ce pas une preuve d’amour ?
Et Jésus, n’était-il pas le prophète de l’amour ?
C’est comme cela que le vois : un homme exceptionnel qui a transmis un message d’amour …
Aussi, j’ai choisi d’apprécier Noël : je n’ai pas oublié la naissance de Jésus, j’ai simplement choisi de la fêter entourée de ceux que j’aime. J’ai choisi de voir Noël comme une lumière qui réchauffe et illumine les semaines d’hiver. Les journées sont courtes : elles commencent à rallonger le 25 décembre. Fêtons ce renouveau le coeur ouvert et que chaque sapin illuminé, que chaque cadeau donné et reçu soient un message d’amour. Et si nous profitions de cette période pour lâcher nos rancoeurs et nos regrets ? Le plus beau cadeau que nous puissions recevoir, il ne peut venir que de nous-même : le pardon, que ce soit à nous-même ou aux autres.
Et, bien sûr, envoyons des pensées à tous ceux qui sont tristes parce qu’ils sont seuls …
Joyeux Noël à tous !!!
59 – EXPRIMER POUR VIVRE MIEUX
14 décembre 2011
Je suis toujours surprise de voir à quel point il nous est toujours difficile d’exprimer ce qui ne va pas et, peut-être, est-ce encore plus difficile pour les hommes …
Pourtant, tous les psychothérapeutes et toutes les personnes qui travaillent intimement avec les personnes (masseurs, esthéticiennes, coiffeurs …) vous diront combien leurs clients ont de choses à confier, combien de coeurs s’épanchent dans le secret de leurs cabinets. Mais là, encore une fois, ce sont peut-être les femmes leurs principales clientes.
Toutefois, hommes ou femmes, nous avons tous besoin de nous exprimer lorsque nous ne nous sentons pas totalement au top de notre forme ou que notre moral est un peu dans les chaussettes.
EXPRIMER : sortir de … extraire …
Bien sûr, il ne s’agit pas de gémir à longueur de journées, ni de se plaindre de tout et de rien (même si, parfois, se plaindre un tout petit peu peut soulager momentanément -:)). Non, c’est plutôt EXPRIMER les émotions qui nous habitent à ce moment là, les mettre en mots pour qu’elles ne se transforment pas en maux …
Car nombreux problèmes de sommeil, maux de dos, maux de tête, allergies cutanées, mauvaises digestion, constipation et autres «maux» seraient bien souvent soulagés si nous nous permettions de les EXPRIMER en «mots» !
Mais nous avons peur de notre inconscient qui s’alourdit, au fil des années, avec tous ces non-dits. Nous avons peur de regarder en face ce qui ne va pas et cette peur transforme bien souvent une petite souris en dragon : car, finalement, nous avons tous des raisons -à un moment ou un autre- de nous poser des questions. La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et, parfois, nous avons des choix à faire ou bien nous devons accepter ceux de quelqu’un d’autre. Ou bien, c’est tout simplement de nous à nous : nous ne sommes plus en accord avec nos précédents choix et nous rêvons d’autre chose. Mais nous nous accrochons -sans rien dire, sans rien EXPRIMER– à notre vie actuelle, à nos choix passés, et nous ne nous sentons pas bien.
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«Comment vas-tu ?»
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«Très bien, merci !»











