10 – Que cache le verbe « Aimer » ?
Je voudrais aujourd’hui vous parler de deux mots de la langue française. Deux mots que nous utilisons quotidiennement mais dont je ne suis pas sûre que nous le faisions avec conscience. Deux mots que nous «réduisons» par l’utilisation que nous en faisons … Je voudrais vous parler du mot «Amour» et du verbe «Aimer».
J’en parlais hier avec Yves et il me faisait remarquer que la langue française n’avait qu’un seul et même verbe pour recouvrir toute une palette de sensation. Le verbe «aimer» se conjugue et s’associe à toutes les sauces ! C’est le moment de le dire car combien d’entre nous, au cours du même repas, avons déjà dit «Hum, que j’aime cette sauce» puis, presque sans transition «Je t’aime, mon chéri, et merci pour ce délicieux repas».
Ainsi, nous aimerions la sauce et notre chéri de la même façon ? Bien sûr que non, n’est-ce pas ? Et pourtant nous pensons et prononçons le même mot …
Je vous ai souvent parlé de l’énergie de la pensée et, donc, de l’énergie des mots que l’on prononce suite à cette pensée. Une pensée n’est jamais anodine, alors que dire d’une parole ?
Notre vocabulaire français n’offre apparemment qu’un seul et même verbe, et qu’un seul et même mot, pour parler d’amour. Alors … comment faire pour exprimer toute la palette des sensations et des émotions qui nous habitent du matin au soir en ne disposant que de si peu de mots ? Bien sûr, «l’intention» que nous mettons derrière le mot est importante mais, forcément, la pauvreté du vocabulaire réduira notre pensée qui a besoin de mots pour se construire !
Vous connaissez la question mythique : «C’est la poule qui fait l’oeuf ou bien l’oeuf qui fait la poule ?». Et bien, nous pourrions nous poser aussi la question suivante : «Est-ce la pensée qui crée le mot ou bien le mot qui crée la pensée» ? Cette question est importante ! Et, selon moi, la réponse est «Les deux se créent mutuellement !». C’est pourquoi nous pouvons quand même nous interroger sur le bien-fondé d’utiliser les mêmes mots, que nous parlions de notre goût pour le fromage ou bien de nos sentiments profonds …
A mon sens, il y a eu un appauvrissement de la langue française. Nous avons bien plus de cordes à notre arc que nous ne le pensons ! Et si nous devenons tout à fait conscients de l’impact énergétique de nos pensées et de nos paroles nous pouvons élargir notre vocabulaire sans problème. Voici quelques exemples :
- Je trouve cette personne sympathique (j’aime cette personne)
- Quelle merveille pour mon corps de prendre un bain (j’aime prendre des bains)
- Ma collègue éveille en moi de la colère (je n’aime pas ma collègue)
- Je prends tellement de plaisir à peindre ! (j’aime la peinture)
- J’apprécie beaucoup ce plat (j’aime ce plat)
Bref, vous avez compris, toute une palette de vocabulaire existe qui nous permet d’exprimer nos émotions et nos sentiments à leur juste valeur. Le mot «Amour» et le verbe «Aimer» seraient alors utilisés judicieusement et resteraient réservés à notre intimité. Ils redeviendraient porteurs d’une énergie sacrée et créeraient réellement ce dont l’univers a tant besoin : de l’amour …
Car le mot «Amour» et son verbe «Aimer» parlent de l’énergie de vie. La vie est amour, votre vie est amour, toute la vie sur votre Terre mais également dans tout l’univers est amour. Sans amour, pas de vie ! Sans vie, pas d’amour …
«Avoir de l’amour» pour quelqu’un, c’est honorer la vie en lui. C’est l’accompagner dans son processus de vie, c’est lui transmettre une partie de l’énergie de vie dont vous disposez pour l’accompagner dans sa vie, à lui ou à elle.
«Aimer», c’est donner de la vie, et donner de la vie c’est utiliser toute l’énergie dont notre âme, notre coeur, notre corps disposent pour d’abord nous aimer nous-mêmes afin de nous construire et, ensuite, partager avec l’autre la force que cet «Amour» nous a transmis.
« Aimer » c’est donc être généreux ! Toutefois, il est primordial que le premier bénéficiaire de cette générosité soit nous-mêmes … Puisque l’amour c’est l’énergie de vie, comment pourrions-nous prétendre «aimer» si nous ne nous ressourcions point à la source ?
L’énergie de vie nous enveloppe : sans elle nous ne serions pas là, sur notre Terre. Pas d’incarnation sans cette énergie !
Nous baignons donc en permanence dans l’Amour, seulement nous ne le voyons pas toujours. L’Amour est si grand qu’il nous fait peur ! Aussi, petit à petit, l’avons-nous réduit non seulement avec notre vocabulaire mais également dans notre coeur …
Cet amour qui peut nous embraser, nous envelopper, nous faire quitter nos limites terrestres par un simple élan … nous l’avons coupé, transformé, divisé, réduit à la taille de nos émotions.
Nos émotions sont humaines tandis que l’amour est divin.
Lorsque nous aimons, nous expérimentons la divinité en nous …
Aussi pouvons-nous avoir du goût pour la couleur verte, notre corps peut avoir besoin de chaud, notre mémoire se souvient avec délice du goût des petits pois que nous mangions dans votre enfance, notre collègue ne nous est pas sympathique, cette chanson provoque en nous des émotions …
… tandis que nous aimons notre enfant pour qui nous donnerions votre vie et ressentons un amour profond pour notre compagne ou notre compagnon avec qui nous partageons des moments d’infini tendresse et de compassion.
Je vous propose, à toutes et à tous, de jouer au jeu de l’amour. C’est un jeu très simple : il vous suffit de prendre une minute à chaque fois que vous prononcer le mot «Amour» et le verbe «Aimer». Pendant cette minute vous écoutez votre coeur et vous lui demandez s’il vous parle d’émotion ou d’amour, c’est à dire d’énergie de vie, de quelque chose de plus grand que lui, plus grand que l’Homme !
Les émotions accélèrent les battements de notre coeur
tandis que l’amour fait battre notre coeur …
Voyez-vous la différence ?
En conclusion je dirais que toutes nos pensées, et tous les mots qui en découlent, sont créateurs. Ils émettent de l’énergie qui crée non seulement notre vie mais également la qualité de vie de l’univers. Mais il y a des mots plus porteurs que d’autres, plus créateurs, plus puissants car ils touchent au sacré. Le mot «Amour» et le verbe «Aimer» en font partie. Ré-apprenons à les utiliser à bon escient !
Et pour terminer, une citation de Blaise Pascal (1623-1662)
« Le respect et l’amour doivent être si bien proportionnés qu’ils se soutiennent sans que ce respect étouffe l’amour »
9 – Le pouvoir de choisir …
La semaine dernière, je vous ai raconté un «miracle», c’est à dire comment les anges gardiens ont répondu à nos prières …
Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un autre miracle : celui de la création. Et nous créons en permanence, bien souvent sans nous en rendre compte. Nous créons inconsciemment à chaque instant de notre vie. C’est pourquoi il est si important d’être présent … à l’instant présent ! Car chaque seconde que nous vivons nous offre la possibilité de créer.
Vous connaissez cette phrase de Descartes : «Je pense donc je suis» ? Et bien, elle est tout à fait juste et nous pourrions la dire autrement : «Je suis ce que je pense» ou encore «Je deviens ce que je pense».
Nous sommes la création ET le créateur : vous me suivez ? Chaque pensée que nous avons est une énergie créatrice qui influence notre devenir. Nous construisons donc notre avenir avec chacune de nos pensées ! Comme un maçon qui construit sa maison brique après brique, nous construisons notre vie pensée après pensée.
Vous imaginez donc leur importance ! A chaque fois qu’une pensée négative nous traverse, elle fabrique une brique de mauvaise qualité. La brique aura un défaut et sera plus fragile, moins lisse, poreuse … Alors, bien sûr, s’il ne s’agit que d’une seule brique, ce n’est pas bien grave et perdue dans tous les murs nous ne le verrons même pas. Mais s’il s’agit de la majorité des briques ? Voire, même, de la totalité des briques de notre maison ? Pouvons-nous être étonnés de ne pas être satisfait de notre vie ?
Tout est énergie : nos paroles, bien sûr, mais en premier lieu nos pensées émettent des énergies. Vous avez tous déjà rencontré des personnes dont on dit qu’elles ont «une mauvaise énergie» ? C’est impalpable, nous ne savons pas vraiment pourquoi, simplement -avant même qu’elle ne parle- nous n’aimons pas ce qu’elles dégagent.
Qui peut dire que cela ne lui ai jamais arrivé ? Pour ma part, je pense que c’est une question d’énergie : que l’on appelle cette énergie vibration ou onde. Que signifie, par exemple, «nous étions sur la même longueur d’onde» ? Il est bien question d’harmonie de pensées, n’est-ce pas ? Nos pensées sont proches, nous parlons le même langage, nous nous comprenons. Quel que soit le mot employé, il résonne de la même façon à nos oreilles …
Nos pensées émettent donc des ondes, une énergie, des vibrations. Ces ondes nourrissent qui nous sommes et vont donc créer qui nous serons : celui ou celle que nous deviendrons tout à l’heure, demain, l’année prochaine et dans dix ans.
Bien entendu, nous ne deviendrons pas le ou la même si nous nous nourrissons de pensées empoisonnées par la peur, la colère, la haine, l’anxiété ou bien, au contraire, si nous choisissons d’avoir des pensées harmonieuses, pleine de confiance et d’amour !
Notre vie en sera radicalement changée et toutes nos réalisations aussi, bien entendu. Nous aurons créé une énergie totalement différente. J’ai bien dit «créé» : nous avons toujours le pouvoir de choisir, en particulier nos pensées. Car nos pensées créent nos croyances, créent nos paroles, créent nos actes ! Nos pensées créent donc qui nous sommes et ce que nous devenons …
Seulement, des pensées, nous en avons tout le temps ! Alors comment faire pour les «choisir» ? Elles arrivent sans prévenir, se glissent dans notre tête sans demander quelconque permission et se faufilent dans nos paroles et nos actes sans état d’âme. Elles sont des milliards et des milliards qui, inlassablement, viennent squatter notre tête : comment maîtriser ce véritable «canon énergétique» ?
C’est tout un programme ! Tout d’abord en prenant conscience de la qualité de nos pensées, repérer celles qui nous nourrissent positivement et les autres, qui nous détruisent et nous construisent un avenir décevant.
C’est nous le chef ! Ce ne sont pas nos pensées issues de «notre mental inférieur» : nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des êtres humains qui possèdent le merveilleux «pouvoir de choisir» leur vie.
Alors, quelles pensées acceptons-nous ou bien, au contraire, lesquelles refusons-nous ? Après la prise de conscience, il s’agit maintenant de «trier» le bon grain de l’ivraie. Cette pensée là, je la garde, je la développe, je l’arrose, je la dorlote. Elle me plait … Les autres, les mauvais grains, je les laisse partir, tranquillement. Je n’en veux pas ! Vite, à la place je mets le bon grain … Et ainsi de suite. Tout un apprentissage qui se fait avec patience et détermination. Si nous sommes motivés, si nous désirons créer vraiment la vie que nous voulons, si nous avons pris conscience de l’importance de nos pensées pour notre devenir alors … no problem … nous y arriverons !
Si vous désirez allez plus loin dans cette réflexion sur votre pouvoir personnel, je vous conseille la lecture du livre d’Annie Marquier«Le Pouvoir de Choisir». Voici un extrait de sa présentation :
«Plutôt que de nous sentir impuissants et vulnérables dans un monde injuste et cruel, nous pouvons retrouver la paix intérieure et redevenir l’architecte conscient de notre expérience de vie».
J’ai beaucoup apprécié la lecture de ce livre qui m’a permis de mieux comprendre comment nous fonctionnons lorsque nous laissons libre cours à nos pensées, c’est à dire à notre mental inférieur, c’est à dire à notre égo … Bien écrit, clair et rigoureux, le livre d’Annie apporte des solutions tout à fait applicables dans notre quotidien.
Je terminerais avec une citation de Saint Paul :
«Soyez transformés par le renouvellement de votre esprit»
8 – Le miracle …
Je fais suite à l’article que j’ai appelé « Alleluïa » dans laquelle je partageais avec vous ma vision d’un Dieu unique, qui est pour moi le nom donné au mystère de la création, et de l’intervention bienfaisante -dans nos vies- de ses émissaires : les anges, les guides, les esprits …
Voici donc l’histoire d’un miracle, un vrai de vrai, un beau et merveilleux miracle qui nous est arrivé il y a quelques années. Je le répète, c’est grâce à ce miracle que je peux vous écrire aujourd’hui ! Sans lui, je ne serais peut-être plus de ce monde …
Nous étions au Mali, partis vérifier la bonne marche d’un puits construit par une association avec de l’argent récolté auprès d’entreprises françaises dont nous faisions partie. J’étais avec Yves et notre fils Sébastien, alors jeune adolescent. Pour atteindre ce puits il nous fallait être accompagné par un représentant « légal » et ce fut Ibrahim, un ingénieur du gouvernement, qui organisa notre périple vers Banda. Ce petit village de quelques centaines d’habitants était perdu au milieu du désert du Sahel, à une demi-journée de piste de Nioro-du-Sahel.
Nous voilà donc partis de Bamako avec Ibrahim, un jeune chauffeur, le « comptable » (et oui, au Mali il faut être polyvalent !), le responsable de l’association et nous trois, dans une 4 X 4 prêtée par un Ministre ( !!), bien tassés puisque nous étions 7. C’était donc Ibrahim le responsable de l’expédition et de l’organisation. Nous devions mettre environ trois jours pour atteindre le village et nous avions besoin de vivres et d’eau car il n’y avait pas de routes et très peu de pistes.
Dès les premiers 10 km parcourus nous étouffions littéralement : la clim de la voiture était en panne et crachait de l’air chaud à plein régime. Nous dûmes donc ouvrir les fenêtres et rouler à tous les vents sachant qu’à l’extérieur il faisait certainement au moins 40 ° et que la voiture déplaçait une épaisse couche de poussière rouge qui rentrait allègrement dans nos narines. Bon, une panne de clim cela peut arriver à tout le monde ! Nous fîmes donc avec …
Nous roulâmes toute la journée en buvant de temps à autre une eau tiédasse et en mangeant les quelques fruits prévus par Ibrahim. Le soir nous avons dormi sur le trottoir d’un village, au milieu des ânes et des passants !! L’eau et les vivres diminuaient à vue d’œil : il n’y en avait absolument pas assez pour 7 personnes pendant trois jours … L’organisation africaine se révélait dans toute sa splendeur et l’inquiétude commençait à poindre.
Le lendemain nous repartîmes après une nuit mouvementée et particulièrement fatigante à travers un désert sans repère : où roulions nous ainsi ? Question posée qui ne reçut pas de réponse … En effet, le « chauffeur » n’avait ni carte ni boussole et ne connaissait pas le chemin : il n’avait jamais quitté la capitale ! Bref, sans nous en rendre vraiment compte, nous avions quitté la piste bien trop discrète et, au bout de quelques heures, nous nous sommes aperçus que nous tournions en rond : nous étions revenus là où nous nous sommes aperçus que nous étions perdus … Il faisait très chaud et nous n’avions quasi plus d’eau. Sébastien, notre jeune aventurier, sortit alors de son petit sac une boussole en plastique extrait de sa panoplie de jeune broussard. Nous nous étions gentiment moqué de lui avant notre départ lorsque nous l’avons vu mettre cette petite boussole dans son sac. Et bien, quelle chance qu’il l’ait emporté ! Cela nous permit de retrouver notre « nord » et de rouler au moins dans la bonne direction car le ciel rempli de poussière nous empêchait de nous repérer avec le soleil.
Je vous passe les aléas de la route, les petits bobos, les arrêts pipis (et autres !) derrière le seul baobab à 50 km à la ronde, baobab squatté par des centaines de mulots (ils cherchent l’ombre, eux aussi !). Je vous passe notre derrière en compote et notre gorge sèche d’être empoussiérée sans pouvoir se désaltérer à la moindre bouteille (depuis longtemps finie …).
C’est alors que nous avons vécu une expérience absolument magnifique et sublime : une roue de notre 4 X 4 a crevé. En plein désert, au milieu de nulle part, pas un arbre, pas un village, pas une voiture à des dizaines et des dizaines de kilomètres ! Jamais personne ne passe par là, où alors une par semaine, vu que nous n’étions plus sur la piste principale.
Bien sûr, je vous rappelle que nous n’avions plus d’eau, ni vivres.
Alors, me direz-vous, rien de grave ! Il suffit de prendre la roue de secours et de changer le pneu crevé. Sauf … que nous étions au Mali … que la voiture n’était plus du dernier cri … que l’organisation était plus que limite et … qu’il n’y avait plus de roue de secours ! Elle n’était plus à sa place …
Nous avons tous eu un grand stress car il nous était impossible de survivre sans boire, dans cette chaleur et cette poussière, pendant très longtemps. Mon stress était encore plus grand car je pensais à Sébastien, mon petit, qui était venu avec nous tout joyeux et plein de confiance ! Mon Dieu, qu’allions-nous faire ?
C’est alors que nous nous sommes regardés avec Ibrahim : lui, musulman, moi, chrétienne. Tous les deux avec la foi : certainement une foi encore plus forte et confiante chez lui ! Nous avons décidé de prier ensemble. Il a sorti son chapelet et il m’a dit « Prie très fort, Chantal, je vais aussi prier. Nous prions tous le même Dieu, alors il va mieux nous entendre si nous prions tous les deux ». Et c’est ce que nous avons fait : nous avons prié très fort, chacun à notre façon. Nous avons prié « Dieu », le grand, l’unique, le mystérieux créateur de l’univers. Et … et … et … tout à coup … au loin est apparue une voiture, dans un nuage de poussière. Un vrai miracle ! Une voiture certainement égarée, elle aussi, vu l’endroit où nous étions. Mais une voiture qui roulait encore. Bien sûr, elle s’est arrêtée : c’est la solidarité du désert. Et bien, figurez-vous, qu’il s’agissait de la MEME VOITURE que la nôtre !! Vous vous rendez compte ? Quelle probabilité il y avait-il pour, déjà qu’une voiture passe et, qu’en plus, il s’agisse de la même voiture ? Et, comme Dieu, les anges, les guides ou les esprits voulaient vraiment nous aider … la voiture, très vieille, avait même encore sa roue de secours : ce qui, au Mali, tient du miracle !
Et le miracle n’était pas terminé : figurez-vous que le conducteur de la voiture nous a donné sa roue sans hésitation ! Vous imaginez-vous cela ? Il pouvait lui aussi à tout moment crever et se retrouver tout seul au milieu de nulle part : et bien, généreusement, il nous a donné sa roue. Merci gentil monsieur ! Merci, vous étiez l’ambassadeur des anges, leur messager.
Cet homme nous a sauvé la vie. Mais pour Ibrahim, c’était normal : nous avions prié très fort et Dieu nous avait entendu comme il entend toujours ceux qui l’appellent à l’aide avec foi et confiance.
Et là j’ai compris quelque chose : la prière, Dieu, la foi, la confiance sont universels.
Nous venons tous de la même source, nous sommes issus du même mystère, mystère que nous appelons Dieu.
7 – Alleluïa !
J’aimerais partager avec vous, aujourd’hui, autour d’un sujet à la fois presqu’aussi vieux que l’homo-sapiens et pourtant toujours d’actualité : « Dieu ».
J’écris volontairement le mot « Dieu » au singulier car, justement, je pense que si derrière ce nom se cache le mystère de la création, il est forcément unique.
Que nous soyons noirs, jaunes, rouges, blancs ou d’une belle couleur café au lait, nous avons tous été créés aussi mystérieusement les uns et les autres. Nous sommes issus de la même énergie primordiale, au même titre que le reste de notre univers d’ailleurs ! Toutefois, nous constituons -tous réunis- la « race humaine » et de ce fait nous sommes tous frères et sœurs …
Bien sûr, en tant que frères et sœurs, nous partageons la même préoccupation fondamentale, à savoir : d’où venons nous ? Et pour répondre du mieux que nous pouvions à cette question nous avons inventé la notion de Dieu. Pendant longtemps il fût question « des dieux », qu’ils soient mythiques ou bien reliés à la nature. Puis le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam ont amené petit à petit la notion de monothéïsme.
Seulement voilà, l’homme étant ce qu’il est, il a commencé à inventer plein de belles histoires au sujet de « son » Dieu. Il l’a paré de mille vertus et de mille désirs. Il a quitté petit à petit le mystère, ce mystère qui lui fait si peur, en créant au fil de l’histoire un Dieu à son image : étriqué, vindicatif et épris du pouvoir absolu. Ce Dieu là perd tout son mystère et rassure l’homme avide de certitudes. Et, comme il ne suffisait pas de simplement créer une image, il a fait parler son Dieu.
Donc, « Dieu » parle mais, bien entendu, il ne parle pas la même langue pour tout le monde ! Car si nous sommes frères et sœurs dans la grande famille des humains, nous sommes divisés géographiquement et donc, culturellement. Nous ne parlons pas tous la même langue. « Dieu » a donc plusieurs langages et, de ce fait, plusieurs messages !
Et, de fil en aiguille le mot « Dieu », qui qualifiait le mystère des origines de la création et dont nous aurions pu penser qu’il fut unique, s’est multiplié en divers dieux autoritaires, imbus de certitudes et –surtout- très sélectifs dans leur amour ! Pour avoir grâce à leurs yeux il faut parler le bon langage, s’habiller de la bonne façon et prier comme ci et non pas comme cela … Sinon, gare à vous !
Quelle tristesse ! Car depuis des siècles nous nous battons entre frères et sœurs au nom d’un soi-disant Dieu qui, alors que le bon sens l’imaginerait unique, se multiplie sous la forme de faux dieux dictateurs. Et ainsi sont nées les guerres dites « de religion » derrière lesquelles se cachent tout simplement des guerres de pouvoir : -« C’est moâ qui est la vérité, je suis le plus fort».
Et pourtant … Et pourtant je suis intimement persuadée que nous venons tous d’une même source, unique, toute pleine de lumière et d’amour.
Bla, bla, bla, doivent penser certains d’entre vous !
Belles paroles mais complètement décalées pensent d’autres …
Alors, au point où j’en suis, je peux continuer à partager avec vous le fond de ma pensée ! Non seulement nous venons d’une mystérieuse source, que j’appellerai Dieu, mais nous sommes entourés par des émanations invisibles de cette source. Certains les appellent « anges », d’autres « guides », d’autres « esprits ». Ces « émanations », ou émissaires de Dieu (Dieu étant, je le rappelle, le nom que je donne au mystère primordial de la création), sont des frères et sœurs invisibles qui accompagnent ceux qui ont la foi : foi en Dieu, foi en eux. Ils ne se voient pas, ils se ressentent. Ils parlent, chantent, rient et s’amusent avec nous ! Non, non, rassurez-vous, je ne suis pas folle. J’ai simplement expérimenté tant de fois leur aide … Et, bien sûr, ils sont totalement hermétiques à la notion de religion : que vous soyez chrétien, juif, musulman, bouddhiste ou tout simplement athé, ils sont là pour vous à tout moment. Ils s’adaptent à votre culture et parlent votre langage ! Sympa, non ? Ils n’attendent qu’une seule chose en échange : votre foi et votre confiance en eux.
Pour illustrer ces propos, mais ne point trop vous ennuyer aujourd’hui avec un texte trop long, je vous raconterai dans la prochaine chronique une expérience qui nous est arrivée en Afrique il y a quelques années. Cela a été pour moi une merveilleuse leçon de foi et de confiance et également la preuve que les « miracles », lorsque l’on sait demander, peuvent arriver. C’est grâce à ce miracle que nous sommes encore là, en vie tous les trois : Yves, notre fils Sébastien, et moi. A bientôt !
6 – Chic, j’ai le choix !
Nous sommes à l’aube de cette nouvelle année 2011
Et de nouvelles questions se posent …
A la fois tout est pareil
A la fois une énergie s’éveille
Avant que ne se dissolvent
Nos attentes et nos rêves
Prenons quelques minutes
D’introspection …
Qu’il y a t’il de «pareil»
Dont je veux me défaire ?
Qu’il y a t’il de nouveau
Qui pourrait me plaire ?
Car tout se décide
Dans l’intimité de nous-même …
Nous «choisissons» nos vies
Et vivre c’est choisir
De construire
Construire son bonheur
C’est refuser le malheur
Je citerai Confucius
Pour étayer ce propos :
«La Vie de l’homme dépend de sa volonté ;
Sans volonté, elle serait abandonnée au hasard»
Et le hasard lui-même
N’est-il pas influencé par nos pensées ?
Croyez vous à la chance ?
Et si la chance n’était
Qu’un état d’esprit
Qui attire à lui
Ce qu’il construit ?
Certains vous disent
«la vie est belle !»
D’autres se lamentent
«la vie est dure …»
Dans le plus grand confort
Certains gémissent et souffrent
Tandis qu’un plus démuni
Sourit à la vie
ll y a, bien sûr, des évènements
Surprenants, dérangeants,
Des vies bousculées
Par des guerres, des désastres
Des accidents, des maladies
Il y a des gens qui souffrent
Et qui ne semblent plus pouvoir choisir …
Que leur dire ?
Mais peut-être est-ce eux
Qui nous parlent
Avec leurs larmes, leurs sourires et leur courage ?
Peut-être est-ce eux
Qui nous demandent
D’être heureux ?
Nos vies peuvent être
Pour eux
L’espoir
Que tout n’est pas noir …
Tant que nous avons le choix
Pourquoi n’en profitons-nous pas ?
Le choix du bonheur
Le refus du malheur
L’éternel choix
Du verre à moitié vide
Du verre à moitié plein
Si tu rêves d’harmonie
Construit l’harmonie
Refuse la discorde
Ce n’est pas dans tes cordes !
Si tu veux de la joie
Il ne tient qu’à toi …
Pour terminer, un petit clin d’oeil à Coluche qui -lui- avait choisi l’humour :
«Le hasard fait bien les choses ?
J’en connais un, il n’a pas dû être fait par hasard, alors !»
5 – L’envol …
Je voudrais partager aujourd’hui ce très beau poème de Guillaume Apollinaire :
« Venez jusqu’au bord !
Nous ne pouvons pas, nous avons peur.
Venez jusqu’au bord !
Nous ne pouvons pas, nous allons tomber.
Venez jusqu’au bord !
Et ils y sont allés
Et ils les a poussés
Et ils se sont envolés »
Je vous souhaite un bel envol …
4 – La magie du pardon
Nos vies ne seraient-elles pas plus légères si nous choisissions de pardonner tout ce que nous pensons avoir subi des uns et des autres ?
Qui n’a pas, de temps à autre, une pensée de colère ou de rancoeur en se remémorant un acte qui l’a fait souffrir : injustice, trahison, méchanceté ? Chez certaines personnes il s’agit juste de petites bulles qui jaillissent parfois lorsque le souvenir est réactivé par une situation, chez d’autres ce sont des histoires qui tournent en boucle dans leurs têtes ou qu’elles racontent encore et encore à tous ceux qui veulent bien les écouter.
Ces souvenirs sont là, ancrés, et ils distillent des gouttes d’énergie empoisonnée à chaque fois que nous y pensons ou que nous en parlons. Car ils génèrent des pensées négatives, parfois même de la haine. Ils nous empêchent d’avancer aussi légèrement que nous le ferions si nous n’étions pas habités par ces ressentiments …
La rancune est un poison violent. Elle nous coupe de la lumière, de la joie, de l’amour. Ecoutons Mère Teresa :
« Si véritablement nous désirons aimer, nous savons bien que nous devons apprendre à pardonner ».
Bien sûr, un jour quelqu’un nous a blessé, volontairement ou non. Que ce soit nos parents, nos frères, nos sœurs, nos conjoints, nos amis, nos patrons, nos collègues, nos dirigeants, et même certains inconnus : à un certain moment quelqu’un parmi eux nous a fait mal alors que nous ne nous y attendions pas. Il ou elle nous a blessé, parfois très profondément. Il ou elle en a conscience, ou non.
Nous nous sommes sentis trahis, maltraités, non respectés, mal-aimés. Nous avons pleuré. Dans le meilleur des cas, nous avons peut-être pu exprimer nos sentiments à la personne. Souvent nous ne l’avons pas fait, nous n’avons pas pu. Et la tête a pris le dessus sur le sentiment. Elle a commencé à développer de la rancune : « Je lui en veux, c’est de sa faute, elle n’avait pas à faire cela. Je n’oublierai jamais, c’est impossible ».
Toutefois, le pardon ce n’est ni du refoulement, ni de l’oubli. Il y a, effectivement, des choses que l’on ne peut jamais oublier. C’est comme cela, elles font partie de notre passé, de nos expériences.
Pardonner c’est lâcher-prise, c’est se libérer de l’autre. On le laisse seul face à sa responsabilité : il nous a fait mal mais nous ne voulons plus qu’il nous en fasse. Alors on coupe l’énergie empoisonnée, on laisse l’autre avec sa « fiole » … Je le répète, pardonner ce n’est pas oublier ! C’est ne plus s’accrocher au sentiment d’injustice, de trahison, à la souffrance qui a été générée par les paroles ou les actes de celui qui nous a blessé.
Pardonner c’est aussi se défendre ! C’est un acte d’amour qui vous protège. Car, lorsque la rancœur vous quitte, vous quittez également le lien négatif qui vous reliait à l’autre personne. Elle ne vous touche plus, ne vous fait plus souffrir. Il peut rester la tristesse, bien sûr. Mais la tristesse est le premier pas vers la guérison de la blessure tandis que la rancune en est le pus.
A partir de là tout est possible : soit vous prenez conscience que la personne n’a pas agi volontairement et une véritable réconciliation est possible, soit vous préférez ne plus la voir et vous pouvez tourner la page. Vous êtes libre …
Et n’oublions pas que nous aussi, souvent sans le savoir, nous avons certainement blessé quelqu’un. N’aimeriez-vous pas recevoir le cadeau du pardon ?
Je terminerai avec deux citations :
– La première est d’une philosophe américaine, d’origine allemande, Hannah Arendt, extraite de son livre écrit en 1961 : « Condition de l’Homme moderne »
« Si nous n’étions pardonnés, délivrés des conséquences de ce que nous avons fait, notre capacité d’agir serait comme enfermée dans un acte unique dont nous ne pourrions jamais nous relever : nous resterions à jamais victimes de ses conséquences … »
– La deuxième est de Dante, Poète et humaniste italien (1265-1321), auteur de « La Divine Comédie »
« La chambre du pardon, aucun homme sage ne la ferme, car pardonner est belle victoire de guerre ».
3 – Imaginaire ou souvenir ?
Nous pourrions tous commencer à raconter nos vies par « Il était une fois … » tellement nous re-créons nos souvenirs sous forme de mythes, contes et autres histoires. Nous réécrivons tous -plus ou moins- notre passé avec l’encre de notre imagination tout en appelant cette nouvelle histoire « la vérité » … Je suis toujours étonnée de voir combien notre mémoire est subjective, fluctuante et imaginative !
Notre personnalité se construit, au fil des jours, avec les émotions, les connaissances, les expériences que nous vivons à chaque moment. Nous ne sommes donc, en fin de compte, que le résultat d’une addition : la somme de tous nos vécus.
Nous vivons notre présent, et construisons notre futur, avec les éléments du passé.
Quand nous disons : « J’aime (ou je n’aime pas) le chocolat » nous affirmons quelque chose qui résulte d’une ou de plusieurs expériences. Prenons deux exemples :
1. Quand nous étions petits, ou petites, notre grand-mère nous concoctait de bons chocolats chauds lorsqu’elle nous gardait pendant les vacances. Quel délice ce chocolat ! Onctueux, velouté, tout chaud, il réchauffait notre corps et notre cœur … Depuis, vous en êtes certain, vous aimez le chocolat !
2. Votre petite sœur, quant à elle, n’a pas eu la chance d’être gardée par cette mamy-chocolat. Non, elle restait à la garderie et elle devait ingurgiter coûte que coûte une espèce de mixture fadasse que la monitrice appelait « chocolat ». Servi dans un bol en plastique, avalé en quelques minutes au milieu du brouhaha de la cantine, pas très chaud, il n’était vraiment pas bon ce chocolat ! Du coup, aujourd’hui, votre sœur affirme : « Je n’aime pas le chocolat, cela me fait mal au cœur !! ».
Dans le premier exemple, le chocolat est associé à la douceur de la grand-maman, à la cuisine qui sentait bon, à cette mamy qui le faisait avec amour rien que pour vous. Beaucoup d’émotions positives y sont reliées ! Parfois même, au fil du temps, la nostalgie a embelli encore et encore ces émotions : ces moments « chocolat » sont devenus mythiques dans votre souvenir …
Dans le deuxième exemple, le chocolat est associé à ces moments où l’enfant se sent un peu perdu loin des siens, tout seul au milieu d’une horde de petits copains, avec la sensation de n’être qu’un numéro. Pas d’émotion positive, non, juste une sensation pas très agréable. Et, là aussi, peut-être ces moments ont-ils été noircis par l’imagination et le chocolat est vraiment devenu mauvais !
Ce ne sont que deux exemples mais nous pourrions appliquer le même principe à TOUTES nos affirmations d’aujourd’hui et à TOUS les goûts que nous prétendons avoir. Nous pensons être comme ceci, ou comme cela, mais en fait nous nous sommes identifiés à tous les ressentis, à toutes les émotions, à toutes les pensées, à tous les apprentissages que la vie nous a amené à vivre.
Nous sommes donc le résultat de cette addition quotidienne : une somme de subjectivité qui nous manipule, nous entraîne, nous roule dans la farine de nos croyances. Ces croyances que nous prenons pour la « vérité vraie » !
Et plus le temps passe, plus nous nous enfermons dans ces pseudos-vérités, plus nous les croyons « vraies ». Nous nous fermons de plus en plus aux nouveautés, aux surprises, à l’aventure toute simple de la découverte. Puisque nous « n’aimons pas », pourquoi tenter ? Pourquoi oser ?
Les certitudes nous emprisonnent. Qu’elles soient dans le domaine des idées ou des goûts, elles nous empêchent d’avancer. D’autant plus si les émotions rattachées à ces certitudes sont inconscientes ! Une douleur, petite ou grande, est toujours reliée à une émotion.
Trois solutions s’offrent à nous :
1- Bien souvent nous refoulons. Pour ne pas souffrir, bien sûr. Pour continuer à avancer « comme si de rien n’était ». C’est un moyen de protection très utile et très employé ! Pourtant, cette protection est un leurre. L’émotion ET la douleur sont toujours là, comme le goût du chocolat. Et cette émotion, ainsi que la douleur associée, deviennent de véritables tyrans, des dictateurs. Elles nous obligent à penser comme ceci, à agir comme cela. Nous devons aller dans leur sens, sinon gare ! La peur qu’elles génèrent nous hante nuit et jour mais nous ne voulons pas savoir … Toutefois, si nous continuons à refouler la douleur, elle ressortira d’une manière ou d’une autre à travers des symptômes physiques, psychiques, des actes manqués, des mauvais choix dans la vie …
2- Nous pouvons également ne pas refouler mais ressasser encore et encore cette émotion, cette douleur, ce souvenir dont l’intensité douloureuse grandit au fil des années. Nous pouvons le transformer en véritable tortionnaire ! Plus le temps passe et plus notre imagination déforme ce souvenir et de « mauvais chocolat », il se transforme alors en véritable poison, envenimant notre vie et nous empêchant de vivre sereinement.
3- La troisième solution, selon moi la plus efficace et positive, consiste à prendre conscience que cette douleur –refoulée ou déformée- nous empêche d’être bien dans notre vie. Nous choisissons alors de découvrir « qui elle est » et, dans le cas d’un refoulement, d’où elle vient, jusqu’au moment où nous pouvons la regarder en face et s’apercevoir qu’elle n’a plus lieu d’être aujourd’hui. Nous pouvons alors « lâcher » l’émotion douloureuse et savourer notre liberté retrouvée ! Cela demande peut-être du courage, vu la peur que nous en avons, mais quelle récompense à la clé !
Souvenirs et imaginaires s’entremêlent donc au fil du temps : à force de refouler, ou bien d’embellir, ou de fantasmer ce passé parfois charmant, parfois dérangeant, nous fabriquons un être imaginaire que nous pensons être « nous ». Mais si cela n’est pas vraiment « nous », qui sommes-nous alors ?
Pour terminer je citerai aujourd’hui un grand psychanalyste et philosophe :
« Ce que l’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur, comme un destin ».
2 – La musique du silence
Pourquoi sommes-nous si nombreux à avoir peur du silence ?
L’autre jour, à un feu rouge, je me suis retrouvée entre deux voitures dont les radios hurlaient : l’une du rap, l’autre de la pub. Je ne sais même pas comment les deux conducteurs de ces véhicules arrivaient encore à penser !
Remarquez, peut-être écoutaient-ils la radio si fort pour –justement- ne pas penser …
Mais la voiture n’est qu’un exemple. A la maison c’est la chaîne hifi, la radio ou la télévision. Dans la rue c’est l’i-pod sur les oreilles, ou bien le bruit des voitures. Dans les magasins, dans les cafés, et même dans les parkings, il y a la « petite musique d’ambiance » (dès fois que vous vous ennuyiez avec vos pensées !). Bref, partout il y a du bruit. En ville c’est même assourdissant !!!
Plus nous avançons dans le temps, plus nous voguons vers des espaces bruyants. Les concerts, les boîtes de nuit ravagent les conduits auditifs de nos jeunes qui, par ailleurs, accentuent les dégâts avec leurs écouteurs dans les oreilles à plein régime. Hormis les problèmes auditifs que cela ne manquera pas de générer, quels autres effets cette cacaphonie ambiante peut-elle entraîner ?
Il suffit de voir la réaction de certains citadins lorsqu’ils se trouvent en pleine campagne, loin du bruit de la ville. Encore -surtout en été- il y a t’il le bruit de la « vie » : le vent dans les arbres, les cigales, les grillons, les oiseaux … Mais pas de bruit de klaxons, de moteurs (enfin, de temps en temps il y a celui du tracteur), pas de brouhaha. A la campagne on « s’entend penser » ! Il y a une qualité de silence parfois extraordinaire qui, lorsque les fenêtres sont fermées, fait un bruit incongru dans vos oreilles.
Quelle merveille ! Le cerveau peut enfin se détendre et se ressourcer. Il n’est plus agressé en permanence par tout ce tohu-bohu qui l’enserre et le stresse. Nous nous retrouvons avec « notre » bruit personnel : celui de notre cœur qui bat et de notre sang qui pulse.
Et c’est là que nos citadins commencent à grimacer : l’angoisse les gagne. Plus de stimuli extérieurs pour éviter « d’entendre » les cris de nos cœurs, de nos âmes. Les messages de notre inconscient ne peuvent plus être remisés dans notre « boite noire » : ils profitent du silence pour se manifester : quelle aubaine pour eux ! Enfin une occasion de se faire entendre …
Alors, vite, on allume la radio, on met la musique bien fort, on regarde la télé, on prend la voiture et l’on va faire du shopping à la ville la plus proche. Tout plutôt que de rester dans ce silence si « bruyant » ! Tant pis, le stress est préférable à cette angoisse face à soi-même …
Et l’on se promet une chose : plus jamais, mais vraiment plus jamais, nous n’irons se faire piéger dans ce « trou » où il n’y a même pas le bruit des voitures. Mais nous ne dirons jamais que nous y avons angoissé, non, non ! Nous dirons seulement que la campagne est ennuyeuse, qu’il n’y a rien à y faire et qu’il ne s’y passe rien. Voilà, c’est tout.
Perturbés par la musique du silence, nous n’avons pas pu entendre et voir combien la campagne, donc la nature, est passionnante, enrichissante, relaxante, pleine de surprises. Nous n’avons pas entendu l’appel de la vie, la vraie, celle qui nous relie au plus grand tout. Nous n’avons pas vibré au son de la musique céleste dont notre cœur bat la mesure à chaque seconde, inlassablement, courageusement, merveilleusement. Nous avons perdu le contact avec lui, … avec l’ouïe !
Et si nous réapprenions à écouter chanter notre cœur ? Même au milieu de ce monde bruyant c’est possible. Il suffit, pour ceux qui n’ont aucun moyen de rencontrer le silence, de mettre des boules Quiès dans leurs oreilles. Juste quelques minutes par jour, pour réapprendre … Réapprendre la musique du silence et redécouvrir notre musique intime en écoutant notre cœur battre : il bat pour nous maintenir en vie. Il bat pour nous, il bat pour vous. Ecoutez-le : bom, bom, bom, bom …
Je terminerai avec une citation de William Shakespeare :
« Le silence est l’interprète le plus éloquent de la joie … »
1 – La grâce du « merci » …
Nos vies ne sont pas toujours de longs fleuves traversant tranquillement de douces campagnes fleuries : parfois nous rencontrons des barrages qui semblent nous bloquer, des cascades qui nous font peur, des rétrécissements et plus rien n’est fluide …
En bref, les bons moments alternent avec d’autres plus difficiles à vivre. Enfin, c’est souvent ainsi que nous décrivons nos vies.
Bien sûr, en fonction de notre caractère, nous traversons tous ces moments avec des interprétations différentes. Et, du coup, la même difficulté n’apparaît pas de même niveau à l’un ou à l’autre ! Nous connaissons tous la notion de « verre à moitié plein et de verre à moitié vide » …
Car, comme l’écrivait Yves il y a quelques jours, nos réalités sont fonction de nos regards. Il y a ceux qui pleurent ce qu’ils n’ont pas et d’autres qui remercient pour ce qu’ils ont.
Une simple question de choix …
J’ai pu observer, au cours de ma vie, que la deuxième « vision » donne des personnes plus satisfaites, voire plus heureuses. Comme si un regard positif sur la vie créait une vie plus positive.
Ce regard positif commence déjà par le mot « Merci » : merci d’être en vie, merci pour la beauté de ce monde, merci pour ce que j’ai, merci pour l’amour que je peux donner et, par ricochet, merci pour l’amour que je reçois ! Merci, merci, merci …
Comme si ce mot était magique : il attire vers lui l’abondance. Si je remercie pour ce que je reçois chaque jour (ne serait-ce que la chance de voir, d’entendre, de marcher, de parler, de chanter, d’apprendre, de comprendre, etc …) l’univers me remercie à sa façon : en me permettant de « voir » et d’apprécier tout ce que je reçois. Bien sûr je pourrais avoir « plus » mais je suis déjà reconnaissante pour ce que j’ai. Et cette reconnaissance, ce « merci » qui m’habite, me met dans la condition nécessaire pour attirer et recevoir ce que je veux créer en « plus ». Je remercie alors, encore et encore, pour ce nouveau don, pour ce « plus » dans ma vie !
Connaissez-vous les travaux de Masaru Emoto ? Ce chercheur japonais a publié plusieurs livres dont « Les messages cachés de l’eau » et « Le miracle de l’Eau » (Ed. Trédaniel). Il étudie les effets de la pensée et des émotions sur l’eau. Il fait cristalliser de l’eau qui a reçu différentes pensées avec des mots comme : amour, merci, colère, peur, joie, etc … Il est très surprenant, étonnant et intéressant de voir la différence de « look » des cristaux en fonction des pensées ! Vous avez de magnifiques cristaux, harmonieux, avec les mots positifs (dont le mot « merci » !) et des formes dysharmonieuses avec les mots à connotation négative ou agressive comme guerre, colère …
Nous sommes composés d’eau à 75 % : vous imaginez l’importance de nos pensées et de nos émotions sur notre santé, notre moral et notre vie en général ?
Voici un petit extrait du livre de Masaru Emoto :
« Nous voulons purifier l’eau interne de notre corps, mais nous voulons aussi rendre l’eau qui nous buvons aussi pure que possible. Voici un moyen facile de le faire : avant de boire un verre d’eau, faites une pause et regardez-le. Avec des pensées chaleureuses et bienveillantes, dite « Merci », puis buvez-la !
Ces deux photos sont extraites de son livre :
Celle du haut montre de l’eau cristallisée après avoir reçu le message positif »Amour et Gratitude ».
Celle du bas a reçu, quant à elle, le message négatif « Je te hais, tu me rends malade »



















