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48 – Craindre l’échec ou espérer la réussite ?

19 octobre 2011

Dernièrement,  j’écoutais deux amis s’exprimer  sur leurs «méthodes» respectives pour atteindre leurs objectifs. L’un disait qu’il exprimait haut et fort ce qu’il voulait éviter en réussissant à atteindre son but et l’autre, au contraire, racontait que pour arriver à ses fins il «visionnait» le bonheur qu’il ressentirait lorsqu’il serait arrivée à bon port.

Je les connais et je sais que l’un ET l’autre arrivent, en général, à atteindre leurs buts. Toutefois … je me disais que les résultats n’étaient pas tout à fait les mêmes !

Jim, lui, vit toujours dans le stress et la tension : il a sans arrêt les sourcils froncés et ne semble pas se réjouir vraiment quand il arrive à son but. Oh ! Il y arrive, c’est vrai. Pourtant cela ne semble pas être une source de joie. Il bosse sérieusement, consciencieusement et semble être mû par la peur : il est tellement inquiet notre Jim ! Aussi, ses buts il les crée par «évitement» : je ne veux pas qu’il m’arrive ceci, je ne veux pas qu’il se passe cela. Je ne veux pas finir sous les ponts, je ne veux pas vivre tout seul. Je veux gagner de l’argent car j’ai peur d’en manquer pour mes vieux jours, je veux avoir ce contrat car j’ai peur de ne pas avoir assez de chiffres d’affaires. Vous voyez comment il fonctionne, Jim ? Il veut éviter ce qui lui fait peur … Toutefois, lorsqu’il signe le contrat, par exemple, il n’est toujours pas satisfait : et si le client ne le respectait pas ? Et si la société n’arrivait pas à produire autant ? Car la peur l’habite, ses pensées créent de la peur et finalement il se crée une vie de peur. Comment être heureux avec la peur dans la tête et le ventre ?

Mathieu est plus «cool» : il a toujours un petit sourire au coin des lèvres et sifflote sans arrêt. Il semble heureux de vivre et a toujours un projet dans la tête ! C’est lui qui prétend, lorsqu’il se fixe un but, qu’il lui est nécessaire de se visionner heureux de l’atteindre : il dit que cela le motive, lui donne l’énergie d’avancer. C’est aussi un grand bosseur mais … il bosse différemment de Jim : on dirait qu’il s’amuse. Il dit souvent que la vie est un jeu et que ce jeu l’amuse ! Il veut, comme Jim, que sa société engrange de beaux contrats mais sa motivation est plus de «gagner» le jeu que de ne pas perdre … Alors, forcément, ses pensées sont plus ludiques, plus joyeuses et il se crée une vie plus amusante. Il me disait l’autre jour que, lorsque des peurs viennent le titiller, il ne leur laisse pas la place dans ses pensées : «Je pense immédiatement à être plus fort qu’elle ! Pas de place pour toi, vilaine peur, je te chasse de mes pensées ! Je la remplace très vite par de belles images, par la visualisation d’un beau rêve. Et hop ! Elle disparait.» «Tu sais, Chantal, me dit-il encore, la lumière chasse toujours le noir …».

Visualiser son rêve réalisé est une source de joie et est très motivant

Bref, vous l’avez compris, ce sont deux personnalités différentes. Les deux réussissent professionnellement, les deux sont des fonceurs. Toutefois, in fine, l’un est toujours stressé et tristounet tandis que l’autre semble décontracté et heureux de vivre.

C’est pourquoi je me disais que, finalement, c’est bien d’atteindre ses buts mais c’est encore mieux s’ils nous apportent de la joie ! Et comment faire pour atteindre ce double but ? La réussite du projet ET la joie qui accompagne cette réussite ?

J’ai donc réfléchi et j’ai conclu qu’il s’agissait, encore et encore, de faire un choix : choisir son mode de pensée, choisir de créer la joie AVEC ses pensées. Comme Matt … Il réussit bien, lui, à créer la joie, pourquoi par nous ? Bien sûr, c’est une discipline personnelle de chaque instant :  les pensées sombres arrivent, vite je mets en place des pensées lumineuses. Car Mathieu a raison «La lumière chasse toujours le noir».

Cette discussion, que j’ai eue avec Jim et Mathieu, m’a permis de prendre conscience d’une chose : les buts qui ne m’amusent pas, je ne me fatiguerai plus pour eux. Ils ne m’apporteront aucune joie et j’ai envie d’être joyeuse, c’est à dire amoureuse de la vie !

Et vous, chers amis, quelle est votre stratégie pour atteindre vos buts ? Les sentez vous dictés par la peur ou par le simple plaisir du jeu ? Vous amusez-vous dans la vie ou bien avez-vous l’impression d’être «obligé» ? Vous sentez vous amoureux(se) de la vie ?

En résumé je poserai cette question : pour atteindre notre objectif, faut-il craindre l’échec ou bien, au contraire, espérer la réussite ?

Pour terminer, une citation de William Ward :

«Le souci, c’est la foi négative, c’est la croyance en la défaite, en la possibilité du désastre. Le souci est un aimant qui attire ce qu’il y a de négatif ; la foi est une force plus puissante qui crée les circonstances positives.

Se faire du souci, c’est perdre l’aujourd’hui en sabotant les opportunités de demain avec les problèmes d’hier».

47 – Oui … mais !

12 octobre 2011

Les mots que nous utilisons orientent nos chemins de vie

Au fil de mes chroniques, j’ai plusieurs fois abordé le thème de la puissance des mots. Ils sont une énergie, très puissante, qui gouverne nos vies beaucoup plus souvent que nous le pensons. Les mots sont les supports à la fois de notre communication verbale mais, également, de nos pensées. Celles-ci n’existeraient pas sans eux : nous pourrions ressentir, visualiser, mais non penser.

Et nos pensées sont largement influencées par les mots que nous utilisons pour les formuler, que ce soit intérieurement ou quand nous les exprimons. Lorsque nous étudions la P.N.L. (Programmation Neuro Linguistique), nous prenons conscience de leur impact et du rôle important qu’ils jouent dans notre vie ! Les mots nous forgent, nous influencent, nous amènent là où ils veulent : si nous n’apprenons pas à les utiliser à bon escient, à les respecter, à les connaître et à les reconnaître, nous pouvons nous retrouver bloqués ou bien là où nous n’aurions pas aimé nous trouver … Car notre vie obéit à nos pensées, celles-ci créent notre réalité. J’anime un séminaire qui s’appelle «Devenez le créateur de votre vie», et bien nous nous apercevons très vite qu’il s’agit simplement de maîtriser ses pensées, le reste suit …

Les pensées sont de puissantes énergie qui créent notre réalité

C’est toute la richesse de la pensée positive ! Elle peut paraître nunuche à bien des gens, elle a un grand mérite : elle nous pousse à penser avec des mots positifs, des mots porteurs d’une énergie de joie. La pensée positive, grâce aux mots qu’elle nous apprend à utiliser, nous oriente vers le succès. Bien sûr, il ne suffit pas de penser, il est nécessaire aussi d’agir … c’est toutefois le premier pas vers la réussite de nos objectifs.

C’est pourquoi je voudrais aujourd’hui vous parler d’un petit mot. Un simple petit mot, à l’apparence bien anodine et pourtant si puissant : il s’agit du mot «mais», cette conjonction que nous utilisons si souvent.

Si je regarde le Petit Larousse, je lis que le mot «mais» peut marquer : l’opposition, le renforcement, l’approbation ou bien simplement une transition. Comme il a multiples usages, nous l’utilisons donc souvent.

Seul celui qui marque l’opposition m’importe aujourd’hui. Je vais vous donner quelques exemples :

«Tu es d’accord avec ce projet ?» 

«Oui, mais cela ne me parait pas possible …»

«Je te livre cette idée, j’espère qu’elle va t’intéresser»

«Oui, pourquoi pas, mais ….»

«Si nous organisions une réunion pour en parler ?»

«Oui, mais je ne suis pas sûr que …»

Bref, je peux vous donner moult exemples que nous avons tous l’habitude d’entendre. Ce «mais» là marque l’opposition. Il bloque, il empêche, il enferme. Il n’est pas constructif car il transporte une énergie qui dit non et il empêche notre pensée d’entendre, d’écouter, et ensuite de se faire une idée. De plus, il est entendu par notre interlocuteur comme un non, une contestation, et il l’empêche d’exprimer son idée jusqu’au bout. Bref, ce «oui … mais» décourage le dialogue !

Je pense tout particulièrement à un homme que je connais bien : il est intelligent, cultivé, compétent, courageux et il a beaucoup de talent. Bref, il a tout pour réussir ! Pourtant, il n’arrive pas à trouver sa juste place, il n’arrive pas à déployer tout son potentiel. Il se limite, il a peur, il n’ose pas … Quel dommage ! Alors, vu toutes ses qualités, qu’est-ce qui le freine ? Et bien, je dirais que ce sont les mots qu’il emploie. Oui, tout simplement, car son mental n’a pas toujours la discipline de refuser les mots dictés par ses peurs inconscientes.

Je m’explique … C’est quelqu’un de bien et il est apprécié par son entourage. Chacun voit ses grandes qualités et voudrait l’aider à trouver sa juste place, celle que son âme mérite. Donc, nous lui faisons tous des suggestions, nous lui exprimons nos idées. Certaines sont bonnes, d’autres certainement moins ! Là n’est pas la question, c’est à lui de décider. Toutefois, à chaque idée que nous avançons, avant même qu’il ait eu le temps d’y réfléchir, c’est «Oui, peut-être, mais …». A CHAQUE FOIS ! Bien sûr, cela décourage et, plus grave encore, cela le bloque complètement. Car, même si après, lorsqu’il est seul, il pense à nouveau aux conversations qu’il a eues, aux propositions qu’on lui a transmises, aux idées qui ont jailli de part et d’autre, son mental n’a pas créé la confiance nécessaire à la création.

Bien sûr que chaque idée n’est pas bonne à prendre. Bien sûr qu’il peut y avoir des idées loufoques, inadéquates et hors sujet, toutefois il y en a souvent de bonnes et ces «Oui, mais …» l’empêche de s’ouvrir totalement, de recevoir l’information positivement afin de pouvoir, dans un deuxième temps, se faire sa propre idée. L’énergie mise en route par ce «Oui, mais» est une énergie d’opposition et cet état d’esprit nuit à une construction positive. 

En P.N.L. nous apprenons à être très clairs dans nos réponses … Pas de «Oui … mais» qui transmettent deux réponses opposées dans la même phrase, cette opposition rendant confus notre mental, l’empêchant de profiter de la partie qui dit «Oui». Si quelqu’un nous propose une idée avec laquelle nous ne sommes qu’en partie d’accord, le meilleur moyen d’être constructif c’est la suivante. D’abordj’écoute jusqu’au bout l’autre personne, sans arrière pensée, puis à la fin je peux lui répondre «Je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce point X, c’est une bonne idée, toutefois je te dis non pour le point Y, cela ne me parait pas adéquat». A ce moment là, notre mental a entendu notre accord, il commence à se mettre en mouvement pour mettre la partie de l’idée qui nous convient en acte … Le reste, c’est clair, c’est non, il ne s’encombre pas. Tandis que «Oui … mais» le laisse dans l’expectative, ce n’est pas vraiment oui, pas vraiment non, et cette confusion empêche notre esprit de construire efficacement.

Etes-vous d’accord avec moi ? Oui ou non ? Ou oui … mais ! 

  «Pour une réponse affirmative, il n’existe qu’un seul mot : oui. Tous les autres mots ont été inventés pour dire non»

 Tristan Bernard

45 – CUL PAR-DESSUS TÊTE !

5 octobre 2011

En ce moment, de l’avis général, que ce soient les financiers, les hommes politiques, les physiciens, les ésotériques (et même les astrologues dont je fais partie), l’univers, la terre, les sociétés et les humains vivent de grands chamboulements. Et, selon certains initiés, le calendrier Maya s’arrêterait le 28 octobre 2011 …

Youpi ! Nous y sommes presque … Je dis «youpi» car il est bien évident que la Vie (avec un grand V) n’a rien à faire des calendriers. Il fallait bien que leurs calculs s’arrêtent à un moment ou un autre : j’ai le sentiment qu’ils ont choisi cette date car elle terminait une «ère», nous pourrions dire que nous assistons à la fin d’une époque.

Bien sûr, tout changement nécessite de quitter … pour aller vers autre chose. Lorsque nous changeons de vêtement, nous remettons l’ancien dans la penderie et nous enfilons avec bonheur le nouveau.

La période la plus difficile c’est quand nous savons que nous devons changer de vêtement, car il est usé, mais que nous n’en avons pas encore trouvé un autre ! Soit nous voulons quelque chose de précis et nous ne le trouvons pas, soit nous n’avons aucune idée de ce que nous voulons et nous errons de magasin en magasin jusqu’à avoir le tourni face à tous ces modèles qui ne nous emballent pas. Peut-être celui-ci ? Peut-être celui-la ? Bof … ils se ressemblent tous. Pourquoi changer pour retrouver presque l’identique ? Nous rentrons alors chez nous avec notre vieux vêtement, un peu juste aux entournures, plus tellement à la mode, qui ne nous plaît plus vraiment mais dont nous avons l’habitude : changer oui, mais pour quelque chose de différent, de spécial, de «désirable» ! Sinon, c’est répéter l’ancien encore et encore … 

Alors, imaginons que c’est notre planète entière -avec ses habitants- qui est un peu juste aux entournures, qui n’est plus au goût du jour, qui ne nous correspond plus vraiment. Ou, tout au moins, qui ne correspond plus au goût des jeunes … Ils ont envie de tout changer mais ne savent pas comment s’y prendre. Les «anciens», quant à eux, voudraient que tout reste figé : ils ne veulent pas perdre leurs repères !

Quand je dis «jeunes», je ne parle pas d’âge, de même pour les «anciens» : l’on peut être jeune à 90 ans et vieux à 20 ! Je parle d’une sensation … Par exemple, même si je n’ai plus vingt ans (non, non, je ne vous dirais pas mon âge : coquetterie féminine !), je me sens jeune. J’ai envie d’accompagner tous ces changements, j’ai envie de me transformer à leur contact, de laisser derrière moi ce qui m’encombre, ce qui m’empêche d’avancer, ce qui n’est plus «au goût du jour» : alors, bien sûr, peut-être ma garde robe devra-t’elle se modifier quelque peu -:)) mais, surtout, ma façon de penser et d’envisager l’avenir.

Car ce que nous pensions hier n’est pas adapté à demain ! Chaque jour, sans cesse, nos cellules meurent et d’autres naissent, toutes neuves, toutes prêtes à nous accompagner dans l’aventure.

Pourtant … je freine. La peur de l’inconnu ? Peut-être … Mais, surtout, le manque d’imagination pour construire demain. Et ce manque d’imagination tue le désir … Beaucoup d’entre nous souffrent de ce mal : cette incapacité d’imaginer le nouveau. Il y a des moments où transformer l’ancien suffit à faire avancer les jeunes. Il y en a d’autres où ils veulent du neuf, du différent, du futuriste ! Faisons une méthaphore : rénover un château, par exemple, c’est bien. C’est respecter la signature du passé. Mais vivre dans un château, aujourd’hui, n’a plus vraiment de sens : écologiquement, économiquement, énergétiquement. Nous vivons à l’heure des maisons écologiques, qui savent utiliser les énergies renouvelables, qui sont autonomes énergétiquement, qui s’intègrent à la nature . Et ces maisons ont un look TOTALEMENT différent de nos demeures anciennes ! Elles sont souvent en bois, ou cubique, ou en verre, ou … mais aucune ne ressemble à un manoir XVIIIe. Ces nouvelles maisons créent un paysage différent. Elles participent aux changements …

De même, nos banquiers, nos politiques, nos financiers, nos journalistes (enfin, le plus grand nombre) ressemblent à des façades de châteaux moyenâgeux : ils ne sont plus au goût du jour, même quant ils ont rénovés leurs façades ! Hier ils donnaient une impression de solidité, aujourd’hui ils ressemblent à des statues aux pieds d’argile …  S’ils n’acceptent pas de changer leur mode de fonctionnement (surtout leur mode de pensée !) ils seront déboulonnés. Les uns après les autres, petit à petit. Aujourd’hui les populations arabes secouent les cocotiers, demain se seront les occidentaux, lorsque le système sera au bout du rouleau, usé jusqu’à la corde. 

C’est pourquoi, dès aujourd’hui, nous devons TOUS faire preuve d’imagination créative. Pour ne pas nous trouver à errer dans les magasins, cherchant un nouveau modèle qui ressemblerait à l’ancien. CELA NE CONVIENDRA PLUS ! 

Ce calendrier Maya, finalement, indiquerait juste ce moment historique : celui où nous devons tous nous unir pour CREER DU NOUVEAU. Sans peur et sans reproche … Sans peur pour l’avenir que nous construirons ensemble avec enthousiasme et créativité, sans reproche pour ce passé qui a été simplement la réponse à notre ancien futur (vous me suivez j’espère -:))).

Et merci à vous, amis lecteurs, de me permettre de vous écrire. Car, en le faisant, je me rend compte combien mes peurs sont stériles et sans propos. Que peut-il m’arriver ? De participer avec vous à la création de ce nouveau monde ? Quelle joie !!! De vivre en m’adaptant à ce qui est ? Quelle plaisir !!! De découvrir, encore et encore, le miracle du temps qui passe et qui nous amènent tellement de belles surprises ? Oui, je le veux !!!

Bien sûr «on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs» et avant de déguster une délicieuse omelette, on se retrouve d’un côté avec des coquilles vides et toutes cassées et, de l’autre, avec des oeufs crus pas très appétissants : mais après les avoir mélangés, épicés, cuits juste comme il faut … hum, que c’est bon !

Pour l’instant nous voyons plus de coquilles vides que de délicieuses omelettes à déguster : mais les oeufs sont prêts à cuire et, tous ensemble, nous sommes de magnifiques cuisiniers. Toutefois, avant de cuisiner de concert, c’est à chacun individuellement- d’apprendre à gérer les changements, à les accepter, à les traverser avec confiance et créativité …

Il y a des chocs parfois salutaires. Notre société passe, en ce moment, «cul par dessus tête» : et si c’était le signal pour que -nous aussi- nous faisions passer nos idées au-dessus de nos croyances ? Et une galipette, et une autre, et encore une autre … pour qu’à la fin nous nous sentions comme «dépoussiérés» de nos peurs qui bloquent notre créativité. La société traverse une crise très profonde : si nous ne remontons pas nos manches, si nous ne changeons pas nos modes de fonctionnement individuel, si nous n’accompagnons pas ce changement, elle peut nous entraîner dans sa chute. Elle a besoin de nous et, comme nous avons également besoin d’elle, alors … allez, hop, allons-y !

45 – Françoise, la fée lumière …

28 septembre 2011

Il y a des personnes qui sont en résonnance avec le sombre … d’autres avec la Lumière. Mon amie Françoise, qui se reconnaîtra dans ces lignes, fait partie de ces dernières. Elle ressent vibratoirement, je dirais même physiquement, ce qu’elle appelle «les descentes de lumière». Elle est une messagère des anges ! Elle vit, elle vibre avec eux et appelle ses amis pour partager et leur transmettre la bonne nouvelle … 

  • «Tiens toi prête, Chantal, l’Archange Gabriel nous inonde de sa lumière, nous envoie des énergies de guérison. Lui, et tous ceux qui oeuvrent avec lui, sont là, tout près de nous. Ils nous entourent, nous appellent, nous envoient leurs bonnes ondes pour nous aider à guérir de nos souffrances».

Françoise voit et ressent ce que peu d’entre nous sont capables de percevoir. Alors, bien sûr, elle peut paraître «illuminée» ou «exaltée» pour ceux qui ne ressentent pas ce qui se passe dans le monde invisible. 

Nous vivons dans un monde qui veut des preuves. Mais … qu’est-ce qu’une preuve ? Il suffit déjà de voir combien différent les témoignages de deux individus sur le même évènement ! Et là, nous parlons d’évènements qui se déroulent dans le monde visible, c’est à dire concret. Alors, quand il s’agit du monde invisible … c’est à dire le monde qui fait partie du ressenti, de la foi, un monde qui n’est pas encore à la portée de nos cinq sens.

Et pourtant … je suis de plus en plus persuadée que nous possédons d’autres sens. Déjà, quand nous parlons de nos intuitions (tiens, qu’est-ce donc qu’une intuition ?) nous parlons de notre «sixième sens». Ce sixième sens que nous développons peu, par cartésianisme. Alors, que dire d’un «septième sens» ? Un sens qui nous permettrait de ressentir, de «voir» pour certains, «d’entendre» pour d’autres, ce qui se passerait dans le monde invisible …

Peut-être même que ce «sixième sens» et cet hypothétique septième sont les mêmes : une capacité, plus ou moins développée, qui nous permet de sortir de notre mental pour voyager dans l’immensité de l’univers et … y rencontrer ses habitants. Des habitants qui ne sont pas de chair et d’os mais des êtres énergétiques, des êtres vivants dans une autre réalité que la nôtre. Nous baignons dans une dimension tridimensionnelle mais d’autres dimensions sont à notre portée ! La quatrième, la cinquième … et ces dimensions nous demandent une ouverture, une intuition, un sixième sens que nous possédons mais qui fait peur à notre esprit rationnel qui n’accepte que ce qu’il comprend, ce qu’il contrôle, ce qu’il domine. 

La psychanalyse nous a ouvert les portes de l’inconscient, de ses mystères et de son incroyable richesse. Karl G. Yung, tout particulièrement, a relié nos inconscients individuels aux inconscients collectifs : inconscient familial d’abord, puis celui de notre culture, de notre pays, jusqu’à l’inconscient de tous les humains.

Déjà, beaucoup considèrent cette approche de la psyché humaine comme abracadabrante. Pourtant, lorsque l’on a découvert sa justesse et son énorme potentiel nous ne pouvons plus la nier : elle apporte un tel enrichissement à notre compréhension de nos fonctionnements !

Alors, lorsque nous prononçons les mots «âmes», «monde invisible», «anges», «guides», lorsque nous prétendons recevoir des messages d’un proche décédé ou bien lorsque certaines personnes canalisent les enseignements d’individus qui ont quitté ce monde terrestre depuis longtemps … la majorité d’entre nous refuse catégoriquement ces informations, niant leur justesse puisqu’ils ne comprennent pas d’où elles viennent. Ils se privent d’un lien extrêmement enrichissant et épanouissant avec leur âme, cette partie d’eux qui -justement- est invisible mais tellement importante pour leur équilibre.

Nous refusons catégoriquement ce que nous ne comprenons pas. Mais, le fait de ne pas comprendre n’exclut pas que cela existe, n’est-ce pas ? Combien de choses ne comprenons nous pas aujourd’hui et qui deviendrons limpides et évidentes dans l’avenir ? Voici un exemple récent …

La théorie d’Einstein serait maintenant dépassée. Le CERN, à Genève, vient de réaliser une expérience qui a laissé tous les scientifiques pantois : des neutrinos circulant entre Genève et les Abruzzes (Italie) ont dépassé de 6 km/sec. la vitesse de la lumière. Depuis Einstein, nous pensions tous que la vitesse de la lumière était indépassable ! C’était une certitude absolue, un des fondements de la physique … et pourtant, aujourd’hui, l’expérience du CERN semblerait prouver le contraire, mettant sens dessus-dessous les méninges de nos chercheurs. Car cette expérience ouvre des horizons insoupçonnés jusqu’à maintenant : «Si ce résultat est confirmé, toutes les théories de la physique moderne basées sur la relativité restreinte doivent être revues, explique Ruth Durrer, professeur au Département de physique théorique de l’Université de Genève. Le bouleversement potentiel est énorme. Si l’on peut dépasser la vitesse de la lumière, alors on peut imaginer des expériences qui explorent le passé. On peut imaginer aussi que les effets aient une influence sur les causes, ce qui va à l’encontre de tous les principes fondamentaux de la physique actuelle». Certains chercheurs évoquent même une possible cinquième dimension … (Extraits d’un article paru dans le journal «LE TEMPS» des 24 et 25 septembre 2011).

Il y a plusieurs siècles en arrière nous pensions que la terre était plate et nous brûlions sur les buchers ceux qui prétendaient le contraire, les traitant d’hérétiques. Hier encore nous étions certains que rien ne pouvait dépasser la vitesse de la lumière, et cette certitude nous rassurait … Aujourd’hui nos chercheurs évoquent la possibilité de retourner dans le passé !!!! Alors, pourquoi ne pas faire confiance à nos ressentis et accepter la possibilité d’un monde invisible remplit d’êtres angéliques et d’âmes voyageuses ? Certainement que, demain, nos chercheurs nous apporteront la preuve sur un plateau …

Françoise, quant à elle, n’a pas besoin de preuves scientifiques : elle vit en contact quasi permanent avec ce monde invisible. Elle est un trait d’union entre les deux mondes … une magicienne qui révèle à chacun les mystères qui nous entourent et qui, sans elle, resteraient invisibles à nos yeux et à nos coeurs aveugles.

 

Françoise a la Foi. Une Foi vivante et pétillante qui lui permet de garder l’équilibre dans notre monde terrestre qui, bien souvent, la maltraite. Il n’est pas facile d’être messagère de lumière ! C’est un «métier», ou plutôt une vocation qui rapporte bien peu : les guérisseurs de l’âme font moins recette que ceux du corps ! Françoise ne vend pas, elle donne … Quand elle a faim, elle demande à tous les anges de l’aider à trouver du pain : et, bien vite, une belle miche bien dorée lui est offerte par un ou une autre messagère, offrant à nous tous la preuve que -là-haut- ils sont là pour nous aider et nous accompagner sur notre chemin.

 Merci Françoise, pour ton courage, ton enthousiasme et ta Foi immense. Tu es un phare pour tous ceux avec qui tu partages tes découvertes, tes messages, ton amour … 

44 – A CHACUN SA VERITE !

21 septembre 2011

Nous sommes tous uniques ...

Nous sommes tous différents, donc uniques, et par conséquent nous réagissons chacun  différemment aux évènements. Certains vont tirer profit d’un climat chaud et humide, tandis que d’autres développerons moult rhumatismes. Certains avalent sans sourciller quantité de nourritures grasses et lourdes, d’autres ne peuvent digérer le moindre morceau de beurre. Le climat «chaud et humide» est-il bon ou mauvais pour la santé ? Le beurre est-il bon ou néfaste ? 

Il n’y a pas de réponse toute faite, il n’y a pas de vérité : cela dépend, tout simplement, pour qui !

C’est tout un apprentissage que d’apprendre à repérer ce qui est «bon» ou «mauvais» pour soi. Car la société voudrait que nous soyons des clones et que nous réagissions tous de la même façon. Et chacun d’entre nous, également, voudrait que l’autre soit comme lui ! 

C’est ainsi que s’installent des incompréhensions, des jugements, des colères, et même des guerres entre les hommes, ou plutôt entre les égos des hommes. Car le coeur ne juge jamais : il accueille, il accepte, il comprend. Il a compris que la richesse de la vie vient de la différence ! Comme il n’est pas dans la compétition, dans la volonté d’avoir raison à tout prix, il est ouvert et accueille l’autre dans sa différence.

Mais le premier pas n’est-il pas, déjà, de nous accueillir -et nous aimer- nous-même dans notre originalité ?

Car c’est là où le bât blesse : nous sommes conditionnés, dès le plus jeune âge, pour devenir de bons petits soldats dans un groupe donné. Nous sommes blancs, ou noirs, ou jaunes. Nous naissons dans une famille de culture catholique, ou juive, ou musulmane, ou bouddhiste. Nous sommes filles ou garçons. Nous habitons tel ou tel pays, telle ou telle ville ou campagne. Bref, nous sommes déjà définis -dès notre naissance- avant même d’avoir pu dire le moindre mot ! Et cette «définition» va nous enfermer dans des rôles standardisés qui nous dictera ce qui est «bon» ou «mauvais» pour nous …

Pas facile de se sentir différent du groupe ...

Gare à vous si vous êtes une fille blanche, vivant dans une grande ville, et que vous ayez le goût de vivre dans une case africaine : ce qui, peut-être, serait «bon» pour vous ET uniquement pour vous. Pas pour vos soeurs … qui ne comprennent pas votre goût pour les endroits un peu sommaires, plus rustiques, plus près des peuples indigènes. Elles vous traitent d’ingrates, d’insatisfaites, de «bobo» : vous n’êtes pas comme elles, vous ne vous sentez pas bien dans votre grande et belle maison, il vous manque quelque chose …

Que vous manque-t’il ? Peut-être VOTRE vérité à vous, qui ne correspond pas à celle du milieu où vous êtes née.

Et ce milieu, justement, au lieu d’accueillir votre vérité, la critique et la rejette comme si elle remettait en cause la leur. Pour combien d’entre nous est-il, à des degrés divers, difficile d’accepter que «l’autre» ne pense pas comme nous ? Il suffit de voir combien, une fois que nous avons trouvé quelque chose de «bon» pour nous, nous mettons d’énergie pour convaincre les autres que cela serait bon pour eux aussi!

Bien sûr, notre expérience positive peut inspirer d’autres personnes qui partagent notre «vérité», notre «réalité». Et c’est tout à notre honneur de vouloir partager avec les autres ce qui a été positif pour nous. Mais cela devient de la tyrannie lorsque nous pensons que nous détenons LA vérité ! 

N’oublions jamais que NOTRE vérité n’est pas LA vérité …

Laissons les autres libres de la leur et accueillons toutes nos différences comme des richesses, des ouvertures sur la diversité du monde. Et, avant de chercher à convaincre l’autre de ce qui est bon pour lui, apprenons déjà à connaître ce qui est bon pour nous ! Car, bien souvent, nous agissons comme des moutons et nous nous laissons influencer par notre entourage : le groupe où nous vivons, bien sûr, mais également les publicités et autres média qui nous inculquent LEURS vérités pour mieux vendre et manipuler.

Combien d’entre nous se croient obligés d’aller bronzer sous les cocotiers alors que leurs âmes aspirent tout simplement à se ressourcer sous les pommiers de leurs jardins ? 

Combien tyrannisent leurs corps avec du sport intensif «pour suivre le mouvement et rester en forme» alors que leur organisme a besoin de douceur et de repos ?

Combien ont-ils construits une vie «dans les normes» qui ne leur correspond pas ?

Et si cette histoire de «vérité» bonne ou mauvaise pour soi, si cette fausse réalité à laquelle nous nous identifions tous plus ou moins, étaient à l’origine du nombre considérable de dépressions dont beaucoup d’entre nous souffrons ?

Une dépression, comme nous l’appelons aujourd’hui (hier nous l’appelions «mélancolie»), n’est-elle pas tout simplement le symptôme indiquant que nous ne sommes pas en accord avec la vérité de notre âme ? Avec ses aspirations? 

Oser vivre qui l’on est, oser vivre ses différences, oser expérimenter SA vérité, oser créer SA réalité : oser être soi-même est peut-être le meilleur des remèdes au «vague à l’âme» …

Pour terminer, une citation de Protagoras (Professeur à Athènes au Ve siècle av. J.C.) :

 «Ce que l’homme appelle vérité, c’est toujours SA vérité, c’est à dire l’aspect sous lequel les choses lui apparaissent».


43 – LE PAS DE VIE …

14 septembre 2011

Evincé le passé

Par un présent de vie

La vie qui continue

Même au-delà de l’invisible

L’invisible lien

Qui unit ceux qui s’aiment

Qui s’aiment dans l’éternel

De l’univers infini

Infini comme les planètes

Petits cailloux de matière

Matière qui chante et danse

Dans nos corps

Corps composés de cellules

Petites bulles mémoires

Mémoires de nos peines et de nos joies

Légères comme des ballons

Ballons qui s’envolent en un bouquet fleuri

Dans le ciel de nos esprits

Esprits libérés du poids du vouloir et des passions

Laissant la place à l’amour

L’amour si doux et si léger

Qui n’aime pas enfermer dans des cages

Cages ouvertes

Sur la mer de la tendresse 

Tendresse, finesse et caresses

S’alliant en un ardent ballet 

Ballet qui évince le passé

Par un présent de vie …

42 – Et si nous quittions l’autoroute ?

7 septembre 2011

Renarde empruntant un petit chemin creux ...

Qui est Dieu ? Je ne sais pas … Mais j’ai Foi en une énergie de vie qui est pleine de lumière, de force et d’amour. Une force «supérieure» qui nous englobe tous, du plus petit caillou au plus grand océan. Cette force, je l’appelle «Dieu» mais, si ce mot vous dérange, vous pouvez lui donner le nom que vous voulez ! Quelle importance ? Il est si difficile de nommer l’innommable : car, pour moi, Dieu est dans le vent, le soleil, la mer et les montagnes. Il est lové dans le sacré de mon âme …

Et cette force, ce Dieu qui se cache derrière toute vie, me guide souvent sur ce chemin parfois si difficile.

Oui, je sais … je le rends difficile ! Le chemin d’amour est si simple : il est léger, joyeux et tellement serein. Mais, voilà, parfois je m’égare. Je suis happée par les énormes autoroutes dessinées par des architectes rationnels et efficaces : et là, au milieu de tous mes frères et soeurs qui, les dents serrées, se cramponnent aux volants de leurs véhicules emballés, la peur me prend au ventre.

Cela va trop vite ! Il y a trop de bruit ! Le stress m’envahit … La moindre «embardée» et nous voilà toutes roues en l’air. Crispations, tensions, vigilance de tous les instants : les muscles se tendent et les organes spasment.

Je me demande alors ce que je fais là, sur ces routes sans charme, à appuyer si fort sur mon accélérateur qui m’éloigne de Dieu. Je rêve de petits chemins champêtres, de ruelles ombragées, de champs de coquelicots si rouges et si fragiles avec leurs pétales froissés … Ces petites routes qui vont «nulle part», c’est à dire où il n’y a pas de villes enfumées, de centres bruyants, de gens «importants». Et pourtant, j’en suis sûre, Dieu se cache dans ces «nulle-part» !

Ces autoroutes ont été construites pour l’efficacité, la rationalité, pour éviter le moindre danger, le moindre détour aux automobilistes pressés : aller le plus loin possible, le plus vite possible. Elles nous évitent de nous perdre : arrêts pipi balisés, arrêts repas pasteurisés, voie de droite pour les lents, voie de gauche pour «ceux qui maîtrisent». Et, au bout du chemin, nous nous retrouvons tous à comparer nos moyennes et gare si nous mettons une demi-heure de plus que le voisin ! C’est que nous ne sommes pas ou plus compétitifs, outhas been, hors circuit : que fait-il sur l’autoroute ce ringard ?

Et bien, il s’accroche. Il s’accroche au «mouvement» : il veut faire partie de ceux que manipulent les médias, du clan, de la foule téléguidée par télévision interposée. Un homme ou une femme «in» doit : manger comme cela, rouler comme ceci, penser comme cela et vivre comme ceci. Sinon … elle ne fait pas partie du groupe. Elle est méprisée, laissée pour compte, rejetée. Car le «groupe» n’est pas tendre ! Il se prend pour Dieu, mais un Dieu qui dicte, qui contrôle, qui veut, qui manipule. Tout le contraire de mon Dieu à moi !

Mais il n’est pas facile de sortir de l’autoroute. Cela implique de retrouver sa liberté de penser, la solitude des chemins de campagne, de ne pas toujours savoir où la route nous mène.

Lorsque nous quittons les paysages aseptisés et les chemins balisés, nous prenons le risque de nous retrouver dans le silence et de ré-entendre le bruit de notre coeur ! Sur les petits chemins de campagne, le chant des oiseaux remplacent les klaxons, les arbres majestueux sont des gardiens de paix et les fleurs sont la publicité de Dieu …

Quitter l’autoroute, c’est oser rencontrer la beauté de Dieu, c’est à dire la nôtre !

Les années passant j’ai de moins en moins peur. Alors, de plus en plus, j’ose prendre la sortie de l’autoroute. Que de merveilles ! Un petit clocher s’élance vers le ciel, rappelant à mon âme que nous sommes une église : l’église de Dieu. Nos pieds sont les fondations de ce lieu sacré et notre tête, la flèche qui s’élance vers le ciel : nous sommes la reliance.

Puis un verger soudain nous apparaît, rappelant à nos corps les bienfaits de la Terre : et si un petit ver partage notre fruit, regardons-le comme le frère qu’il est. Nous sommes issus de la même materia prima.

Mais je m’égare ! Voilà maintenant que je prétends que les petits vers sont nos frères … Vous voyez où nous mène les chemins de campagne dessinés par Dieu ? Tellement loin des autoroutes où aucun petit ver n’habite la pomme vendue dans la station service de l’autoroute …

Je laisse maintenant la parole à Saint Matthieu (Extrait de son évangile) :

 «Entrez par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui y entrent. Mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie et il y en a bien peu qui le trouvent».

41 – Une révoltante injustice

31 août 2011

Pas de procès en pénal pour DSK. Je trouve cela profondément révoltant et injuste. Et avec qui d’autres que vous, amis lecteurs, pourrais-je partager mon cri de révolte ?

 Je rappelle les faits, pour les peu nombreux qui seraient passés au travers des mailles du filet médiatique …

Dominique Strauss-Khan a été accusé d’avoir forcé une femme de chambre de l’Hôtel Sofitel de New York a avoir des rapports sexuels avec lui et de l’avoir violentée. Selon des témoins, la jeune femme en question -Nafitassatou Diallo- serait ressortie de la chambre profondément choquée, meurtrie et une expertise médicale a constaté la présence de sperme et de coups sur son corps. DSK reconnaît avoir eu des rapports sexuels avec elle mais prétend que la demoiselle était consentante.

Voilà les faits. Qui dit vrai, qui dit faux, ce n’est pas notre problème. C’est celui de la justice. Enfin, c’est «normalement» son job ! Car là, mystère et boule de gomme : les juges «jugent» sans procès …

Je trouve cela grave et particulièrement dangereux.

Vous avez pu constater que mes chroniques ne surfent jamais sur l’actualité ! En effet, cette actualité est tellement manipulée par les médias qui colportent rumeurs et ragots à l’envie,  que le fond m’intéresse beaucoup plus. Sous l’écume il y a tant de mystères à découvrir, à observer, à chercher à comprendre … 

Mais, dans le cas présent, rumeurs et ragots ne font que mettre en évidence quelque chose de fondamental : notre monde a généré une justice à deux vitesses ! Les Etats Unis m’ont profondément déçu : je croyais -naïvement- que ce pays avait une justice «juste» et que chaque être humain pouvait se faire entendre et réclamer … justice. Après, elle faisait son boulot et jugeait en son âme et conscience.

Quelles forces obscures protègent-elles l'accusé ?

Pauvre naïve que j’étais ! Il semblerait que la justice américaine ne soit pas aux mains des juges mais de forces occultes qui lui donnent ses ordres. Quelles forces entourent-elles DSK pour arriver à lui éviter un procès ? Pourquoi l’accusé aurait-il plus le droit d’être cru que la victime ?

Peut-être est-il coupable, peut-être ne l’est-il pas. Mais le fait d’être un homme blanc, riche, connu et de religion juive le rend-il plus crédible qu’une jeune femme noire, pauvre, anonyme et de religion musulmane ?

Certainement que cette jeune femme n’est pas un ange tombé du ciel : c’est une immigrée qui a dû se battre pour arriver dans ce pays, trouver du travail et vivre dignement. Donc, bien sûr, il y a des zones d’ombre dans son passé. Elle n’est pas vierge, elle ne fréquente pas que le gratin, elle a dû mentir pour être acceptée. Cela fait-il d’elle une manipulatrice et une fourbe ? Elle est d’ailleurs considérée par son entourage comme quelqu’un de digne.

Avec beaucoup d’imagination, nous pourrions penser qu’elle a succombé aux charmes ravageurs de DSK : son porte-monnaie, à défaut de jeunesse et de gentillesse, aurait pu être un atout. C’est d’ailleurs la version de l’accusé et celle de nombreux messieurs.

Tout est possible … sauf l’impossible : renier ainsi les cris d’une victime ! Car l’absence de procès pénal empêche Nafitassatou de s’exprimer, de demander justice. Elle est baillonnée avant même d’avoir parlé. 

Quel recours a-t’elle ? Oh, bien sûr, son avocat va réussir à exiger un procès au civil et les fameuses forces obscures paieront son silence. Et tout le monde sera en paix : elle n’a pas tout perdu la p’tite femme de chambre ! 

Mais l’argent n’achète ni ne répare tout : c’est peut-être ce que notre monde devrait comprendre aujourd’hui. 

Et mon cri de révolte se superpose à un cri d’impuissance ! Comment ? Nous pouvons assister, en direct, à la négation des droits de l’Homme tout simplement parce que la victime est une femme, noire et pauvre, et qu’elle accuse un homme riche et puissant de l’avoir violée ? Il y aurait une parodie de justice pour les accusés riches et connus, et aucune pour les victimes pauvres ? 

Martin Luther King

Voilà, amis lecteurs, le cri de mon coeur qui s’indigne et qui n’a que ma modeste plume pour hurler le plus fort possible : «C’est un scandaaaale !!!». Merci de le transmettre à tous vos amis : peut-être, si nous hurlons tous ensemble, ce cri commun arrivera-t’il -d’une façon ou d’une autre- aux oreilles de toutes les victimes dont les pleurs ne sont pas respectés afin qu’elles sachent que nous ne sommes pas tous d’accord avec la justice américaine …

40 – ODE A FALBALA …

24 août 2011

Un jour de printemps naquit

Une jolie petite Ortie

 Sa maman, 

Qui portait le nom

D’Harpie,

L’appela Falbala

Falbala,

Comme tous les enfants,

Appris le monde

En observant

Sa mère

Rendue amère par la vie

Fut son modèle

 Harpie lui apprit

A se méfier de tout

Des limaces, bien sûr,

Mais aussi

Des mâles conquérants

«Ne compte sur personne, ma fille,

Car tu seras toujours déçue !

La vie est dure et sans appel

Surtout pour une demoiselle»

Pourtant Falbala

Etait de nature bonne et douce

Et, au fond d’elle,

Aspirait à la joie

Mais comment être heureuse

Au milieu des dangers ?

Comment être joyeuse ?

Car,Harpie, sa maman,

Lui avait bien dit

De n’attendre rien 

Et Falbala grandit …

Elle cacha, bien au fond,

Sa douceur et sa joie

Qu’elle étouffa

Pour plaire à Harpie

Sa mère et son modèle.

A chaque sourire

Qu’elle faisait à sa mère

Celle-ci la tançait

Sur son air niais !

Aussi, bientôt,

Falbala oublia de sourire

Et développa sa fourrure piquante

Tentant de devenir

Aussi fournie qu’Harpie

Bien sûr, pour sa mère

Ce n’était jamais assez

Et toujours réprimandes

Remportèrent sur compliments

Mais, un jour, Falbala

Rencontra un prince

De la lignée 

Des trèfles à quatre feuilles

Comme vous le savez tous,

Ils étaient très recherchés

Car ils portaient bonheur

A ceux qui les trouvaient

Le coeur de Falbala

S’emballa !

Comment plaire à ce jeune prince ?

 Pour l’époustoufler,

Et bien sûr le garder,

Falbala se dépassa

Elle fit bouffer sa fourrure

Et joua, tout à la fois,

Les tendres et les dures

Le prince à quatre feuilles

Doux et naïf

Fut bouleversé

Par ce jeu grandiose

Mais derrière la dure

Il aperçut la tendre

Et s’engagea avec elle

Sans attendre

Celle-ci était aux anges !

Un prince l’avait choisie …

Harpie, bien entendu,

Jamais ne l’a cru

«Il te quittera et partira

Sois-en sûre, tu verras !»

Pour une fois Falbala

Ne crût pas la marâtre

Et fit confiance

A la chance

Que son prince de trèfle

Lui offrait

 A l’ombre de ses feuilles,

Au nombre de quatre,

Falbala s’épanouit

Et, petit à petit,

Sa méfiance s’évanouit

Elle put enfin

Laisser s’exprimer

Toute la tendresse

Longtemps accumulée

 Et ils vécurent heureux

Ortie et trèfle unis

Dans le joyeux jardin

De deux coeurs amoureux

Tous les modèles

Ne sont pas bons à suivre …

Suivez donc les conseils du coeur

Et laissez derrière vous

Les oiseaux de malheur

Surtout, n’oublions pas que

L’amour donné

Apporte à l’univers

Joie et beauté !

39 – OSER L’ECHEC POUR REUSSIR …

16 août 2011

Je voudrais, aujourd’hui, vous parler d’un ami californien que nous connaissons depuis de nombreuses années. Il s’appelle John …

John a 50 ans et est issu d’une famille américaine aisée : son père était avocat d’affaires et participait activement à la vie politique californienne. Sa mère est encore en vie : elle joue merveilleusement du piano et continue, à 72 ans, à enchanter ses auditeurs. Il a une soeur, Mary, qui a 48 ans. Elle vit à Miami avec son mari et leurs deux enfants.

John a fait de brillantes études et est diplômé en lettres anciennes. Il m’a raconté qu’il avait eu plusieurs propositions, à la fin de ses études, pour enseigner dans différentes universités prestigieuses. Mais il devait quitter la Californie, son monde, ses amis : il n’a pas osé et il a dit non. Il m’a dit avoir eu peur de «les décevoir» car il était jeune diplômé et n’avait aucune expérience.Du coup, quand il a cherché un job, il a accepté un poste de bibliothécaire dans une petite université près de chez lui. C’est un garçon sérieux, fiable et il a -bien entendu- été apprécié par ses supérieurs ! 

Il a alors rencontré Maureen qui, très vite, est devenue sa femme. Quand ils parlent de leur rencontre, ils ont des étoiles plein les yeux ! Maureen a été séduit par ce garçon cultivé, raffiné, sérieux et John par le côté plus fantaisiste de Maureen, plus artiste : elle écrit des contes pour enfant qu’elle vient lire dans les bibliothèques … C’est donc dans la bibliothèque du quartier où vivait John qu’ils se sont rencontrés, celui-ci ayant -ce jour là-proposé d’emmener son petit neveu écouter la lecture des contes de Maureen …

Ce qui est amusant c’est que John, d’ordinaire très réfléchi, a ce jour là «sauté» sur l’occasion et invité Maureen le soir même, autour du petit verre qui suivait la lecture. Encore aujourd’hui il se félicite d’avoir osé, même s’il ne comprend pas vraiment comment il a pu ! 

Car, le temps passant, John a laissé passer maintes occasions de se réaliser. Enfin, c’est ce qu’il nous dit lorsqu’il parle de lui ! Car, vu de l’extérieur, il vit une vie agréable … Mais il se plaint : il se plaint de son travail trop routinier, de ne pas avoir accepté les offres alléchantes qu’on lui avait faites, de ne pas gagner assez d’argent pour s’acheter le bateau dont il rêve, de ne pouvoir voyager autant qu’il le veut, de ne pas avoir le temps d’écrire le livre qu’il a dans la tête, de ne pas être reconnu, etc …

Il se plaint beaucoup, John. Et quand on lui demande pourquoi il ne change pas de travail,  il répond qu’il est trop vieux. Pourquoi n’écrit-il pas ce fameux livre qui -peut-être- pourrait lui permettre d’être reconnu ? «Pfff, répond-il, qui s’intéresserait à l’évolution de l’écriture depuis l’égypte ancienne ?». Bref, il a toutes les excuses du monde pour ne pas «réussir» ce à quoi il aspire. 

Sauf que … Maureen commence à être fatiguée. Elle est lasse de ses regrets, de ses plaintes. Elle a épousé un homme qui l’a séduite par sa «hardiesse» (n’oublions pas qu’il l’a invité le soir même de leur rencontre !), par sa culture, peut-être également par son potentiel et … elle se retrouve, 20 ans plus tard, avec un bibliothécaire un peu aigri et amer. Forcément, elle perd patience ! D’autant que c’est une femme positive qui a su se réaliser personnellement. Après la période où elle a eu ses deux filles, elle a recommencé à écrire et continue -à son rythme- a écrire des contes qui sont publiés régulièrement. Ce n’est pas la richesse mais elle est indépendante financièrement ! Heureusement, car le salaire de John n’a pas tellement progressé. 

Il a bien eu des idées neuves et intéressantes pour faire évoluer sa bibliothèque et Maureen l’a beaucoup encouragé à les proposer à la direction. Mais … le temps qu’il réfléchisse au pourquoi du comment, le temps -surtout- qu’il accepte l’idée que l’on puisse éventuellement refuser sa proposition, un collègue plus rapide l’a proposée avant lui. Et ce collègue est devenu son supérieur hiérarchique … 

Lorsque vous demandez à John pourquoi il n’a pas été proposer ses idées plus vite, il vous répond qu’il voulait être sûr que c’était le bon moment et que ses propositions seraient acceptées. Car, si John craint quelque chose par dessus tout, c’est l’échec ! S’il n’écrit pas son livre, ce n’est pas par fainéantise ou par manque de temps mais … par crainte qu’il ne soit pas publié et apprécié d’un public averti.

C’est pourquoi je viens vous parler de John dans cette chronique. Pour partager avec vous cette importante prise de conscience : l’échec ne vient pas toujours d’un manque de talent ou d’opportunités. L’échec vient souvent de la peur de ne pas réussir. Notre égo préfère éviter tout risque de se retrouver en échec alors … il limite nos envols, nos exploits, nos tentatives. Tant que nous restons au sol, nous ne risquons pas de tomber de bien haut ! Car l’égo ne vit que dans l’image et il n’a pas du tout envie de se retrouver cul par dessus tête …

Combien de rêves avons-nous mis de côté par «peur» de l’échec ? Combien d’élans avons-nous réfrénés par peur du «qu’en dira-t’on» ? Et si je me plante ? Et oui, «si je me plante», que ce passera-t’il ? On rira de moi ? Pas sûr … mais, même si cela arrivait, quelle importance ? Car si je n’ose pas … de toutes façons je ne réussirais pas ! Alors ?

Un dicton dit «Nous ne regrettons jamais les choses que nous avons faites, même si nous ne les avons pas réussies, mais toujours les choses que nous n’avons pas faites». Car les choses que nous n’avons pas osé faire, elles portent ensuite le nom de «regrets». Rien de pire que des regrets ! Il mène, comme chez John, à l’amertume. 

John avait tous les atouts en mains pour réussir : son milieu, ses études, son intelligence et même les opportunités qui se sont présentées. Il n’a pas «osé» : par peur de l’échec, il a préféré resté confiné là où il savait qu’il contrôlait bien la situation. Il pourrait toutefois être heureux comme il est ! Mais il est mené par le bout du nez par son égo qui – par fierté mal placée- l’a empêché de s’envoler. Et l’égo n’est JAMAIS SATISFAIT … Il n’est pas «sage».  C’est pourquoi il est si important de le remettre à sa juste place : notre égo est au service de l’âme et pas le contraire ! Trop d’égo tue l’égo et John en est la preuve … 

A nous, donc, de trouver le bon équilibre et de nous poser les bonnes questions lorsque nous avons un rêve à réaliser, une envie de nous envoler, un désir de créer : est-ce bien dans mes compétences ? Cela a-t’il un sens pour moi ? Est-ce important dans ma vie ? Et si nous répondons «oui» à ces trois questions que risquons nous ? Simplement de réussir …

Pour terminer, je laisse la parole à deux hommes qui ont «osé»écrire :

«Rien n’échoue mieux que le succès»

Dane Rudhyar 

«Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir»

Alfred de Musset