95 – LE BEAU MIRAGE
5 septembre 2012
Vous savez comme j’aime raconter des histoires, parfois vraies, parfois imaginaires … Toutefois, même les histoires imaginaires ont leurs racines dans la réalité. Donc, toutes peuvent être «vraies» pour quelqu’un ! Aujourd’hui, j’aimerais vous raconter l’histoire d’une pétillante demoiselle qui, trompée par un mirage, devint une jeune femme aux yeux tristes …
Cette demoiselle
Ressemblait à une gazelle
De doux yeux bruns
Sur un corps divin
Elle riait,
Elle chantait
Et ses yeux pétillaient
Elle rêvait
Comme tous et toutes
De joie et d’amour …
Elle quitta son pays
Par un beau matin
Rêvant d’aller vivre
Beaucoup plus loin
Toute jeune et belle
Elle osa franchir
Les mers et les ruelles
Pour aller étudier
Dans un pays sérieux
Où l’argent est le Dieu
Si l’on veut «arriver»
Elle y retrouva
Quelques tantes et cousins
Et elle s’amusa
Dans ce pays lointain
Parents et amis
Restés au pays
S’éloignaient
Petit à petit
Quelques années passèrent …
La jeune demoiselle
Dansait à tire-d’ailes
Jouissant sans vergogne
Des plaisirs de la vie
Etudiante elle était
Réussir elle rêvait
Mais le pays sérieux
Faisait fi de ses yeux
Si bruns et si coquins
Patte blanche
Il fallu
Montrer
Aux autorités
«Le temps de l’escapade
Est maintenant
Terminé,
Vous devez
Nous quitter !»
Urgence il y avait …
La belle demoiselle
Aux doux yeux de gazelle
Se vit tout soudain
Retourner vers les siens
Sans avoir atteint
Son objectif !
Impossible pour elle
De rouvrir ses ailes
Pour retourner
Là où elle est née
Que faire ?
C’est alors qu’un Monsieur,
Très bien sous tous rapports,
Remarqua la donzelle
Qu’il trouva fort belle
Il lui sourit
La couva, l’enlaça
Et lui offrit
Son nom et son amour
J’oublie de vous dire
Que ce monsieur sérieux
Avait un beau sourire
Et des yeux très très bleus
Il avait aussi,
C’est là que le bât blesse,
Un peu moins que le double
De sa belle jeunesse
Et il était sérieux
Et il était heureux
D’avoir pris au piège
De son coeur amoureux
Un si beau spécimen
De jeune et belle oiselle
«Pourquoi pas, se dit-elle,
Lui confier mon avenir,
Afin de ne pas
Avoir à revenir ?»
Bien trop sérieux pour elle
Mais la jeune demoiselle
A appris bien trop vite
A refermer ses ailes
Pour rester dans ce pays
Peut-être trop petit
Pour accueillir ses rêves
Ce fut dans ce mirage
Que la flamme de ses yeux
S’éteignit
Elle se maria
Un jour de pluie
Avec son gentil monsieur
Au regard si sérieux
Je reçus les photos
Et mon coeur fut bien triste
De ne point retrouver
Ma belle gazelle
Mais une jeune femme
Au regard lointain
Regardant tristement
Sa vie de demain …
Le prix à payer,
Pour rester dans un pays
Où souvent la réalité
Se mêle aux mirages,
Est souvent bien trop lourd
Pour une jeune gazelle
L’homme est bon
Peut-être comprendra-t’il
Un jour ou demain
Qu’une gazelle ne peut vivre
Qu’en liberté
Pour pétiller
Pour s’amuser
Pour danser …
94 – REGARDER N’EST PAS VOIR …
28 août 2012
Nous avons quitté la Californie et nous voici maintenant en Oregon avec nos amis. Ils nous vous découvrir de splendides endroits, parfois très sauvages, et je me suis fait la remarque suivante : il est étonnant de «voir», quand nous sommes un groupe de personnes, comme chacun «voit» des choses différentes tout en «regardant» la même chose.
Il y a d’abord ceux qui ne voient rien, perdus dans leurs pensées. Ils traversent les paysages un peu comme des aveugles, oubliant au passage de se remplir de la beauté des lieux.
Et il y a les autres … Vous, moi, eux ! Nous ne «voyons» bien souvent que ce qui nous intéresse. Certains «voient» les nuages, les autres les arbres, d’autres encore les fleurs ou les oiseaux. Il y a même ceux qui ne voient que ce qui dérange !
Je raconte souvent cette petite histoire : vous êtes devant un tas de fumier, fort mal-odorant, tout sale et tout fumant et, au milieu, une petite fleur jaillit d’une graine oubliée. Et tout s’illumine ! Pour moi … Pour d’autres ce n’est qu’un sale tas de fumier, ils ne «voient» pas la beauté de cette petite fleur qui le transforme en quelque chose d’émouvant : la vie qui jaillit, si belle, même du fumier !
Cette réflexion m’a amenée à prendre conscience combien nous sommes limités dans nos perceptions et, donc, dans nos ressentis et croyances. Et nous nous rendons compte alors combien nos témoignages sont à prendre avec des pincettes !
Nous «regardons» la globalité mais nous ne pouvons «voir» que les détails qui nous parlent. D’abord une vue d’ensemble et, hop, nous focalisons en fonction de nos goûts, de nos expériences, de nos talents.
Nos amis, par exemple, sont des amoureux des oiseaux. Oh, bien sûr, ils apprécient beaucoup tout ce qui est dans la nature, mais les animaux -et en particulier les oiseaux- les fascinent. Et il faut dire que c’est un monde fascinant ! Quelle beauté, quelle variété, quelles leçons ces oiseaux si légers nous apportent …
De mon côté, j’aime les oiseaux bien sûr, mais je suis toujours à la recherche des fleurs : surtout des petites, des modestes, de celles qui fleurissent nos bois, nos champs et nos sentiers. Celles qui se font oublier, perdues dans les herbes, les mousses, les buissons.
Et bien, à chacune de nos promenades, nos amis repèrent moult oiseaux différents qu’ils étudient avec jumelles et télescope. Grâce à eux nous avons «vu» vivre, avec fascination, faucons et autres rapaces, colibris (mes préférés !!) et nombreux autres aux noms pour moi inconnus. Mais, sans eux, il est certain qu’ils nous auraient échappés !
Et moi, le nez au vent mais les yeux baissés vers cette terre que j’aime tant, combien de «modestes» ai-je pu repérer ? Des blanches, des jaunes, des mauves … Un vrai régal ! Et, bien sûr, j’ai pu partager avec chacun mes modestes découvertes. Car, tandis qu’ils guettent les oiseaux, les petites modestes leur échappent et, bien sûr, ma quête terrestre m’empêchent souvent de lever les yeux vers les cieux. Quels beaux échanges nous avons fait ! En conclusion ?
Peut-être est-il important de prendre conscience de cela : nous sommes à la fois grandioses et limités. L’infini ne peut se vivre qu’à travers le voyage intérieur ! Nos cinq sens ont leurs limites et ce n’est que par l’ouverture au monde des autres que nous pouvons agrandir le nôtre. Par le partage, l’acceptation, l’ouverture …
93 – RENDRE SERVICE ?
22 août 2012
Rendre service
N’est pas un vice
Etre serviable
C’est être aimable
Pourtant,
Combien j’entends,
Les uns et les autres,
Confondre
«Rendre» un service
avec
«Etre» au service ?
Le tout
Remanié,
A la sauce d’aujourd’hui,
Qui mélange
Le sens du service
Donc
De l’amour
Avec
«Etre servile»
Comment
Exprimer son amour
Mieux
Qu’en offrant
Ses services
A ceux que l’on aime ?
Rendre un service
C’est adoucir la vie
De l’autre
C’est l’aider
A vivre mieux
C’est porter
Avec lui
Le poids des jours
Quand je repasse
Une chemise
De mon aimé,
Chaque geste
Est un cadeau
Pour lui
Je ne me sens
Nullement «servile»
Jamais débile
Mais aimante
Quand je cuisine
Pour ma famille
et mes amis
Je le fais
Avec gratitude
Quelle joie
De pouvoir offrir
De bons repas
A ceux qui m’entourent !
Je ne me sens
Nullement «servile»
Jamais débile
Mais aimante
Quand je range
Quand je change
Quand je fais
J’offre …
Aimez-vous
Les uns les autres
Signifie peut-être aussi
Aidez-vous
Les uns les autres !
Pas d’amour
Sans don
Et donner c’est offrir
Avec un sourire
Sans penser
Ni soupeser
La raison
Est ignorante
Des gestes du coeur
Elle juge,
Elle condamne,
Bêtement
Pourrait-on dire,
Car jamais la raison
N’a rendu quelqu’un
Heureux
Seul le coeur
Peut offrir
Peut donner
Peut servir
Seul le coeur
Peut recevoir
Peut accueillir
Peut rendre heureux
Suivez-le
Ecoutez-le
Et osez
«Rendre service»
A ceux que vous aimez !
Vous verrez
Comme c’est bon
Comme c’est doux
D’offrir à l’autre
Des moments de soi …
92 – JOLI COLIBRI …
17 août 2012
Nous sommes en Californie
Et nous disposons
D’un petit jardin
Suspendu au dessus de la mer …
Dans ce jardin
Fleurs et arbustes
Fleurissent gaiement
Offrant gîte et couverts
A tant de passants
Oiseaux, lapins
Et lézards
Cohabitent gentiment
Chacun a sa chambre
De janvier à décembre
Et choisit son repas
Soit en haut, soit en bas
Le plus gourmand
Le plus charmant
Est l’oiseau
Hummingbird …
Il arrive légèrement
Ses ailes dansant
Dans la belle lumière
Il s’approche hardiment
D’un arbuste fleuri
Commençant alors
A faire du sur place
Tel un hélicoptère
Stationnant dans les airs
Son bec,
Fine paille acérée
S’engouffre
Sans coup férir
Dans la belle corolle
Qui accepte d’offrir
A l’oiseau intrépide
Son nectar
Sucré et coloré
Celui-ci
Repu et heureux
Remercie la belle
D’une danse
De ses ailes joyeuses
Puis, comme enivré,
Vole à droite
Vole à gauche
Jusqu’à ce qu’il repère
Une fleur dans les airs
Et le voilà,
Stoppé un court instant,
Les ailes s’agitant
A une vitesse folle
Pour mieux viser
Pour mieux lancer
Son long bec en avant
Et se gorger
Jusqu’à satiété …
Je voulais
Partager avec vous
Ces moments
D’émerveillement
Et j’espère
Vous avoir permis
De rêver
Un moment !
91 – LA MAGIE D’UN SOURIRE
8 août 2012
Une bouche s’étire
Et il naît un sourire …
C’est toute une histoire !
Car il commence
Comme une romance
Dans un coeur
Puis, gonflé de douceur,
Il prend l’ascenseur
Pour monter vers les yeux
Qu’il illumine
De mille étoiles …
Mais son chemin
Est très coquin
Il redescend
Irrésistiblement
Vers la bouche
Douce
Qui ne peut résister
A sa volonté
Alors …
La bouche s’étire
Et il naît un sourire
Qui continue son chemin
Vers les yeux de quelqu’un
Lui offrant sa chaleur
Jaillit de son coeur
Cet acte gratuit
Est un cadeau d’amour
Qui embellit
Celui qui donne
Pour toujours …
Espérant
Que cette petite histoire
Vous a fait sourire
Je citerai l’Abbé Pierre :
«Un sourire coûte moins cher
que l’électricité
mais il donne autant de lumière»
90 – LE CADEAU D’AMOUR …
25 juillet 2012
Aujourd’hui, je voudrais vous offrir un cadeau … Un cadeau d’amour ! Il s’agit d’un petit conte que j’ai écrit pour vous.
Il était une fois une petite fille … Comme la majorité des petites filles, elle vivait au sein de sa famille avec ses frères et soeurs. Cette petite fille avait une particularité : elle aimait faire plaisir, être gentille, faire des cadeaux. Une psychanalyste vous dirait qu’elle souffrait d’une névrose et que sa générosité n’était qu’apparente : dans le fond d’elle-même, elle désirait être aimée.
Seulement, voilà … Sa maman n’était pas une tendre ! Loin de là … C’était une femme insatisfaite qui n’avait pas développé le don du bonheur. Elle ne croyait pas vraiment à l’amour. Ô, bien sûr, elle aimait ses enfants ! Mais elle les aimait à sa façon. Et, tout particulièrement avec cette fillette là, elle n’était pas sur la même longueur d’onde.
L’une désirait l’amour, l’autre le repoussait.
L’une désirait montrer son amour, l’autre le cachait.
Plus la maman repoussait, plus la petite fille désirait. Elle se serait pliée en quatre, en huit, en douze pour que sa maman lui dise «Je t’aime» ! Toutefois jamais elle ne prononçait cette petite phrase tant attendue.
Alors la petite fille mis au point de nombreuses tactiques afin de prouver son amour, dans l’espoir secret d’être aimée de retour. Elle fut la plus gentille des petites filles, elle écoutait, elle comprenait. Elle écrivait même des poèmes à sa maman ! De gentils poèmes qui parlaient d’amour …
A chaque fois qu’elle glissait son poème, illustré par un joli dessin, dans la main de sa maman celle-ci le lisait à peine, hermétique à l’appel secret qu’il contenait, et la regardait d’un air un peu circonspect : «Mon Dieu, ma fille, tu es vraiment bizarre ! Où vas-tu chercher ces bêtises ?». Et le joli poème finissait en boule dans la poubelle …
A chaque fois, à chaque nouvelle moquerie, le coeur de la petite fille saignait un petit peu. Pourtant elle avait le courage de l’espoir : «Un jour, pensait-elle, maman sera touchée par un de mes poèmes. Un jour elle comprendra que je l’aime. Un jour, toute émue, elle m’ouvrira son coeur».
Mais les mois et les années passèrent sans que les cadeaux et les petits mots d’amour ne soient plus reconnus que dans son enfance. Et la petite fille devint une femme. Tout au moins en apparence ! Dans le secret de son coeur, il y avait toujours cette espérance en l’amour qu’avait la petite fille … Et toujours, avec ceux qui l’entouraient, ceux qu’elle aimaient, elle était gentille, cherchait à faire plaisir, à faire des cadeaux. Et elle écrivait toujours des poèmes.
Comme son coeur avait beaucoup saigné, elle s’était un peu barricadée : elle ne montrait plus combien elle était touchée lorsqu’un de ses cadeaux n’était pas apprécié ! Elle était toutefois toujours étonnée de voir que, pour beaucoup, un cadeau n’était simplement qu’un objet. Un objet qui plaisait ou non, en fonction de son utilité, de son look ou de son prix. Pour elle, un cadeau était tellement plus ! C’était une preuve d’amour, un geste de tendresse, un acte un peu sacré. Le cadeau était un médium entre son coeur et le coeur de l’autre. Une façon de communiquer sans parler. Une façon de dire «Je t’aime».
Nous sommes nombreux à être comme cette petite fille, puis cette femme. Nous aimerions que notre amour soit partagé, reconnu, apprécié. Et nous essayons sans arrêt de l’exprimer, parfois maladroitement, parfois discrètement, par codes, par signes.Chacun ayant sa façon de s’exprimer …
Le plus douloureux c’est de n’être pas compris, pas entendu, pas reconnu lorsque l’on cherche à dire «Je t’aime» à l’autre. Peu importe ce que l’on nous offre pour exprimer cet amour ! Ce qui importe c’est qu’il est offert … à nous, à vous. Et un regard, un sourire, un bonjour sont des cadeaux : que nous en coûte-t’il de les accepter avec grâce ?
La petite fille d’hier a compris toutefois une chose : ce n’est pas parce que ses cadeaux étaient refusés par sa mère qu’elle n’était pas aimable … Et, à force de ténacité et persévérance, la femme qu’elle est devenue aujourd’hui a appris que l’amour s’offre et n’attend rien en retour. L’amour que l’on donne nous guérit autant qu’il peut guérir celui qui le reçoit. Alors … aimons-nous les uns les autres, sans modération !
89 – BOIS DUR OU BOIS TENDRE ?
18 juillet 2012
Cette semaine je voudrais partager avec vous une phrase recueillie dans le livre d’Anchee Min (La Souveraine) où elle raconte la vie de Tseu-Hi, l’impératrice Orchidée, née en 1852 et veuve de l’empereur de Chine Xianfeng. Un destin tragique qui a accompagné la fin d’une Chine millénaire …
Les asiatiques, tout au moins les anciens, parlent beaucoup par «images», plus ou moins poétiques. Leur langage est donc très riche et laisse chacun libre de son interprétation ! Je vous laisse donc découvrir, et interpréter à votre façon, cette petite phrase qui m’a touchée par le message qu’elle m’a transmit :
«Apprends à ressembler à du bois tendre car c’est en lui que sont sculptées les statues du Bouddha et des déesses. Le bois dur, lui, ne sert qu’aux planches du cercueil.»
88 – LA RELATIVITE DU TEMPS
11 juillet 2012
Un grand coucou du pays des oliviers et des … cigales ! Je vous laisse admirer le magnifique olivier qui nous accueille, à l’entrée de la maison. Par contre, il m’est plus difficile de vous faire partager le concert quotidien, offert par les cigales, durant les deux mois d’été !
Je m’étais déjà penchée sur les caractéristiques de cet insecte mystérieux, à la fois si bruyant et si inoffensif. J’y reviens aujourd’hui avec une nouvelle interrogation : comment mesurer le temps ? Vu la différence de temps de vie qui existe entre toutes les espèces, dont celle de la cigale, je me pose quand même la question fondamentale de la notion du temps.
Nous, humains, nous plaignons de plus en plus du manque de temps. Nous vivons en moyenne 80 ans et, pour beaucoup d’espèces, c’est une éternité. Pourtant, nous avons l’impression que nous n’arriverons pas à faire tout ce que nous voudrions … Et, de fait, les années défilent à toute vitesse !

Cette jolie cigale s’est égarée dans ma cuisine il y a quelques jours : relâchée précautionneusement, elle s’est envolée lourdement vers l’olivier où elle a rejoint ses compagnons musiciens …
Alors, que ressent une cigale qui ne vit, en moyenne, que trois semaines à un mois ? Sachant qu’il lui faut environ 4 ans pour quitter la terre dans laquelle la larve est enfouie, quelques semaines de vie sont bien courtes ! Juste le temps, pour les mâles, de jouer des cymbales à tue-tête pour attirer les femelles, déposer sa semence et puis, hop, bye, bye ! Mes petits continueront la chaîne encore et encore : j’ai assuré la pérénnité de mon espèce, maintenant je peux mourir en paix …
J’ai même appris qu’une cigale, en Amérique du Nord (Magicicada Septemdecim) avait besoin de 17 années sous terre pour éclore et … ne vit ensuite que quelques heures ! Née à l’aube, elle s’éteint au crépuscule, juste après avoir fabriqué des petits bébés cigales.
Bouhh ! Pas vraiment rigolo, n’est-ce pas ?
Du coup je me dis que nous avons beaucoup de chance, nous les humains, de bénéficier d’une espérance de vie de près d’un siècle. Cela remet ma pendule à l’heure ! Ne plus se plaindre du manque de temps mais profiter au maximum de celui qui nous est offert «généreusement» : chaque minute est un cadeau et nous pourrions, comme les cigales, chanter à tue-tête pour remercier la vie ! Nul besoin de mourir juste après avoir eu des rapports sexuels mais, au contraire, jouir encore et encore du sursis qui nous est accordé, nous permettant d’expérimenter l’amour entre plusieurs générations.
Vive les grands-parents, vive les parents et vive les enfants !!! Quelle chance de vivre, si ce n’est tous ensemble, tout au moins dans le même temps …
87 – QUE DIRE DE PLUS ???
4 juillet 2012
Aujourd’hui je n’avais pas très envie de parler des comportements humains. Par moment, cela me donne l’impression de labourer la mer ! Je nageais donc au milieu de tous les sujets possibles quand j’ai découvert cette magnifique photo, transmise par ma soeur Colette. Elle est tellement belle cette photo, tellement forte, elle m’a fait du bien rien qu’en la regardant ! J’ai donc eu envie de vous la transmettre, à vous tous, afin que vous en profitiez également …
Je pourrais, bien entendu, la commenter en faisant des analogies avec les êtres humains. Je pourrais également parler de l’immense amour que cette photo dégage, dans sa simplicité : ces oiseaux ont été pris «sur le fait», le photographe a su capter un beau moment d’intimité. Mais je pense qu’elle se suffit à elle-même et je suis heureuse de la partager avec vous …
QUE DIRE DE PLUS ???
86 – LA FEMINITE … AU FEMININ !
27 juin 2012












