30 – LE LANGAGE DES SIGNES
Ce que j’appelle «le langage des signes» peut également s’appeler «synchronicité». Le psychanalyste Carl Yung nous l’a merveilleusement expliqué. Ces signes sont des «messages» qui viennent vous parler en synchronicité avec un évènement qui vous arrive ou une question qui vous interpelle. Et cette synchronicité entre deux évènements n’aura de sens que pour vous ! C’est un langage personnalisé que l’Univers met à votre disposition pour mieux vous comprendre, pour être plus conscient.
Pour illustrer je vais vous raconter l’histoire de Julie. C’est un exemple parmi des centaines d’autres ! Et je suis certaine que, vous aussi, vous avez déjà vécu ce genre d’expérience …
«Julie hésite à déménager. Elle habite une belle maison à la campagne avec son mari et ses trois enfants. Malgré une vie «de rêve» (selon tout son entourage) elle ressent un mal-être diffus qu’elle refoule. Quand on a tout pour être heureux … on doit être heureux, n’est-ce pas ? Alors elle «déplace» ce mal-être intérieur sur sa maison : elle est trop isolée, les enfants vont grandir et seront bien loin de leurs copains, elle a envie de vivre plus près d’une grande ville, plus près de la mer, etc … Bref, elle a plein de bonnes raisons de déménager ! Ouf … elle comprend mieux pourquoi elle sentait ce malaise en elle. C’était simplement son lieu de vie. Alors elle commence à en parler avec son mari, ses amies … Le premier lui parle de son travail qu’il va perdre s’ils quittent cette région, de cette grande et magnifique maison qu’ils ont aménagée avec amour et qui est un vrai petit coin de paradis, de leur tranquillité, etc … Les secondes se demandent si elle sera vraiment satisfaite un jour et lui conseille de réfléchir encore un peu.
Les semaines passent et Julie est de plus en plus mal : elle ne sait plus quelle décision prendre. Son mari lui a dit que sivraiment elle ne pouvait plus vivre ici, ils déménageraient et tenteraient de refaire une vie ailleurs mais, enfin, «Réfléchis encore ma chérie ! Ici je gagne bien ma vie, je suis à mon compte, les clients m’apprécient : nous perdrons tout cela.»
Leur maison s’appelle «L’hirondelle» …
Depuis quelques jours, deux familles d’hirondelles sont venues faire leurs nids dans le toit du garage. Elle les voit qui volent gracieusement et travaillent à l’élaboration de leur «home» pour accueillir leurs petits. Elles piaillent et chassent allègrement : les petits seront bientôt là. Julie est toujours émue par ces oiseaux, elle les aime et se réjouit de les accueillir sous son toit, malgré les déjections que cela va entraîner. A ce moment là, elle ressent sa maison comme un nid protecteur non seulement pour les hirondelles mais également pour sa petite famille. Elle aimerait être une hirondelle et pouvoir s’envoler légèrement, gracieusement, joyeusement et … revenir au nid à la nuit tombante pour s’occuper de ses petits, pour partager avec son mari.
Elle rêve, Julie … quand tout à coup un gémissement strident l’interpelle. Elle ouvre sa fenêtre et là, sur le sol, elle voit une hirondelle posée dans une position bizarre. Elle sort, court vers elle, s’approche et s’aperçoit qu’elle a une aile brisée. Mon Dieu, la petite hirondelle ne peut plus voler ni remonter dans son nid. Qui est elle ? Le mâle, la femelle ? Qui va nourrir et couver les petits ? Tout à coup, la petite hirondelle blessée prend une place inconsidérée dans son coeur : Julie veut la sauver, l’aider à assurer la protection de ses petits, bref … Julie et l’hirondelle ne font momentanément plus qu’un !
Elle se renseigne, apprend plein de choses sur les hirondelles, soigne son aile blessée en la redressant d’un coup sec, lui donne à boire et lui met une mouche dans le bec pour la nourrir ! Julie redevient une merveilleuse infirmière … Puis elle repose l’hirondelle (certainement une femelle vu le dessin de la queue) dans le nid des petits avec quelques moucherons et mouches qu’elle a «chassées» pour eux.
Pendant toute la journée, il ne se passe rien. Julie entend simplement les petits pépier et voit le mâle qui vient les nourrir. Aucun signe de la maman … Chaque jour elle monte quelques mouches sur un morceau de bois afin que la jolie hirondelle se nourrisse afin de reprendre des forces.
Et, un beau matin, elle la voit posée sur le fil à linge, à quelques mètres d’elle. Sans crainte, l’hirondelle la regarde. Exprime-t’elle sa reconnaissance ? Julie ne sait pas mais leur «échange» lui semble durer une éternité. Et, tandis qu’elles se fixent ainsi, une paix, une force grandit en Julie. Une évidence aussi ! Elle va reprendre son métier d’infirmière, elle va s’envoler un peu de sa belle maison pour soigner les gens puis revenir à la tombée du jour s’occuper de sa petite famille qu’elle aime tant. Ce malaise qu’elle ressentait, c’était donc ça ! Non pas que sa maison était trop isolée mais qu’elle, Julie, avait besoin de déployer à nouveau ses ailes pour exercer ce métier qu’elle aime tant. Elle n’osait pas se l’avouer : tant de femmes aimeraient avoir sa vie et pouvoir rester à la maison ! Dans sa belle maison qui s’appelle «L’hirondelle» … et qui devenait pour elle une cage dorée.
Julie a su entendre le langage des signes. Elle a «parlé» avec l’hirondelle qui, par synchronicité, est venue lui rappeler que ses ailes pouvaient encore voler. Cette hirondelle n’aurait certainement rien signifié à quelqu’un d’autre : elle n’était là (en mission ?) que pour Julie.
Julie a pu parler de tout cela avec son mari qui, bien soulagé, l’a aidé à organiser leur nouvelle vie. Maintenant Julie est infirmière libérale et a un petit cabinet dans la petite ville voisine. Elle peut ainsi emmener ses enfants à l’école et les reprendre le soir. Quand elle ne peut pas … son mari s’en occupe ! Bien trop heureux d’être toujours dans leur nid «L’hirondelle».
La petite hirondelle est donc venue porter un message à Julie. Vous auriez été à la place de Julie, certainement qu’elle aurait été «muette» ! Peut-être l’auriez-vous soignée mais vous n’auriez pas eu cet échange si fort. Car, pour Julie, tous les ingrédients étaient là pour expérimenter l’aventure d’une synchronicité . Julie aimait beaucoup les hirondelles : pour preuve elle avait appelé sa maison «L’hirondelle» !
- Julie traversait une période de mal-être dont elle ne voulait pas voir l’origine et qui la culpabilisait
- L’hirondelle est tombée devant sa fenêtre. Son aile était cassée et elle ne pouvait plus voler (donc, par conséquence, elle ne pouvait plus s’occuper de ses petits)
- Julie la soigne et remet son aile en place. N’est-ce pas son «aile» à elle qu’elle soignait en même temps ? Julie qui rêvait tellement de voler comme un hirondelle et qui avait l’impression d’être enfermée dans une cage … D’un autre côté, en soignant l’hirondelle Julie retrouve les gestes de l’infirmière lui rappelant sa vocation.
- L’hirondelle, une fois remise, vient «dialoguer» avec Julie et lui montre qu’elle peut voler à nouveau. «Toi aussi, Julie, tu peux voler ! En réparant mon aile, tu as réparé les tiennes».
- Julie prend conscience …
Ouvrons nos yeux et nos oreilles et regardons autour de nous : les «signes», en apparence anodins, nous parlerons dès que nous en aurons besoin pour mieux nous guider dans nos vies.Toutefois, pour «entendre» et «voir» ces signes il est important de rester ouvert : développons notre perception et notre vie deviendra alors un véritable jeu de piste passionnant, enthousiasmant, captivant …
Et maintenant je laisse Carl Yung vous donner sa propre explication :
«La synchronicité est un rendez-vous pour prendre conscience de soi-même. Elle est une coïncidence chargée de sens, qui à l’air invraisemblable et qui produit un très fort impact émotif. Elle transforme quelque chose dans notre histoire»
29 – La cigale et la fourmi
L’autre jour, j’observais des fourmis dans mon jardin … Des centaines, certainement même des milliers de fourmis qui, inlassablement, se croisaient sur une ligne qui suivait le bord de la maison. Elles donnaient l’impression d’être hyper-actives, leurs petites pattes s’agitant frénétiquement comme si elles étaient pressées : «Vite, vite, ramener dans la fourmilière cette petite miette de pain, cette aile de mouche ou bien cette graine de fleur». Surtout, ne pas flâner, ne pas s’éloigner de «l’autoroute», bien faire signe à celles que l’on croise …
«Attention, petite fourmi, tu n’es pas sur cette terre pour rêver !»
Jean de la Fontaine l’a très bien expliqué dans sa fable «La cigale et la fourmi» : les cigales chantent et les fourmis besognent.
Alors, bien sûr, quand l’hiver arrive la fourmi ne craint rien : tout est prêt dans la fourmilière, elle a des vivres, un toit sur sa tête et une «famille» qui l’entoure. La cigale, quant à elle, est beaucoup plus indépendante -et imprévoyante- elle préfère chanter à tue-tête pour fêter le ciel bleu et le parfum des fleurs plutôt que de se fatiguer à engranger pour un futur qui lui paraît bien loin ! Il fait si bon sous les micocouliers …
Deux typologies
Deux philosophies …
Bien sûr, les différences se font sentir.
Bien que la fourmi ne fasse pas rêver (hormis, peut-être, l’écrivain Bernard Werber) elle se multiplie à la vitesse grand V. Je pense que c’est un des animaux les plus répandus sur la planète ! Elles sont un modèle d’organisation mais également d’agressivité et de ténacité. On ne rigole pas avec les fourmis …
La cigale, quant à elle, est parait-il en voie de disparition. Notre artiste et poète ne résiste pas au massacre des pesticides, insecticides et autres joyeusetés chimiques. Je vous laisse découvrir les secrets de notre charmeuse (extrait du site web www.rogercoudrey.chez.com) :
«À l’heure où tous les insectes errent à la recherche d’une goutte d’eau, la Cigale se rit de la sécheresse de l’été. Elle est équipée d’un rostre, pièce suceuse composée de quatre stylets pour perforer le bois et d’une « pipette » pour aspirer la sève.
Avec son rostre ou suçoir, fine vrille, elle fore l’écorce et atteint le bois gonflé de sève, puis s’abreuve à ne plus pouvoir. Cette piqûre ne cause aucun dégât aux arbres.
Installée, toujours chantant, sur une branche ou un tronc, le suçoir plongé dans le trou de bonde, elle s’abreuve avec délectation, immobile, tout entière aux charmes du nectar. Elle tourne autour de la branche par lentes enjambées latérales, à mesure que le soleil tourne, restant toujours dans la partie la mieux illuminée, la plus chaude.
Toutes ces manœuvres s’effectuent toujours en chantant pour le mâle, la femelle sirote en silence. Pendant qu’elle se désaltère, seul le mâle stridule, car la femelle ne chante pas !
Quand la Cigale s’abreuve, de nombreux insectes s’approchent pour lécher le liquide qui coule : guêpes, mouches et les fourmis. Agacée, notre Cigale fini par abandonner le puits, s’envole lançant un jet d’urine aux détrousseurs.
La sève sera sa seule nourriture, comme dans sa vie souterraine, durant sa brève vie de chanteuse, c’est à dire quatre à cinq semaines, puis elle tombera de l’arbre, et mourra d’épuisement !»
Toujours selon Roger Coudray, la cigale est très «prêteuse» puisque la fourmi se nourrit abusivement de la sève que notre cigale aspire généreusement avec sa pipette. Et lorsque notre belle chanteuse s’écroule, épuisée, après quelques semaines, mesdames les fourmis déchiquettent la dépouille : la belle chanteuse finit donc en morceaux transportés sur le dos d’un macabre cortège.
La cigale n’aurait donc que peu de défenses : seulement un jet d’urine ! Piètre guerrière elle symbolise, par contre, la capacité de jouir du présent, de prendre plaisir aux rayons du soleil, à chanter l’été … Elle est fragile, vit une courte vie aérienne (elle vit, par contre, six à sept ans sous terre avant de venir charmer son amant le soleil …) mais elle semble vivre dans le plaisir !
La fourmi, quant à elle, est une résistante, une guerrière, une tacticienne. Leur nombre impressionnant les rend inquiétantes ! Elles ne font aucun bruit mais agissent sans cesse pour le bien de la fourmilière entière. Elles ont un but, un seul : l’efficacité pour la survie. Prennent elles du plaisir ? Nul ne sait … Mais si nous les observons nous ne les voyons que courir, courir, courir : vers quoi ?
Bien sûr, je me pose la question de savoir si je suis plus fourmi que cigale : j’aimerais bien trouver l’équilibre entre les deux ! Savoir prévoir, savoir oeuvrer pour l’ensemble de la société tout en étant capable de me poser sous un micocoulier pour écouter le chant des cigales, jouir de la chaleur du soleil et du parfum des fleurs. Ainsi je pourrais jouir de l’été sans craindre l’hiver : j’aurais assez de noix en réserve et un bon arbre pour me tenir au chaud …
Et vous ? Vous sentez vous plus fourmi ou plus cigale ?
27 – La rose et le roncier …
Un jour une belle rose,
Dont la graine fut plantée
Par un jeune amant,
Grandit dans le lit
D’un roncier.
Celui-ci la couva,
Comme une mère aimante,
Jouant le jardinier
Pour sa belle invitée.
Tige et feuilles
Tendaient leurs museaux
Vers le ciel
Ombragé
Par le roncier
Nul prédateur
N’osait franchir
La ligne d’épines !
Monsieur Roncier
Devint l’enclos
De damoiselle la Rose …
Tout allait bien et,
Quoique manquant
De belle lumière,
La jeune tige
Donna bouton :
Un magnifique
Petit bouton
Doux et coloré.
Monsieur Roncier,
Pourtant piquant,
Pour ce petit bouton
Devint charmant.
«Ma douce, mon aimée,
J’aime te protéger !
Quand de petit bouton,
Rose éclose tu seras,
Accepteras-tu
De t’unir avec moi ?»
Mais …
Damoiselle la Rose
Rêvait de liberté
Et de jardins ensoleillés.
Elle voulait être butinée
Par des bourdons énamourés.
Elle voulait être admirée,
Choisie puis cueillie
Par un amant charmant
Qui l’offrirait
à son élue
Elle trouverait ainsi
Le sens de sa vie …
Monsieur Roncier
N’aima pas
Cette belle tirade,
Traitant sa jeune amie
De sotte et d’ingrate.
«Comment ?
Je t’offre mon amour,
Te protège et t’élève,
Et tu préfères
Que l’on t’enlève ?
Je te garderai
Au creux de mes épines
Et jamais regards, ou
Mains avides,
N’écourterons ta vie.
Ta fleur pourra éclore,
Mûrir et même flétrir,
Toujours je serais là
Jusqu’au dernier soupir»
«Mais, monsieur Roncier,
Vous qui dites m’aimez,
Comprenez-vous
Que je suis une rose ?
Le but de ma beauté,
Qui donne sens à ma vie,
Est d’être le symbole
De l’amour des amants !
Je vis si peu de temps,
Comparée à vous-même,
Eternelle je deviens
Lorsque je suis choisie
Comme offrande du coeur …
Merci, monsieur Roncier
Des bons soins apportés.
Mais si vous acceptiez
D’écarter vos épines
Vous m’offririez la joie
De pouvoir être « Moi» »
Monsieur Roncier écoutait
Et, fronçant ses grosses branches,
Petit à petit étouffait
Celle qu’aimer il clamait.
«Je t’aime, tu es à moi.
Jamais tu ne me seras ravie
Par un jeune étourdi.
Je préfère te garder,
T’étouffer, et te tuer.
Je t’ai protégée,
Pour seul savourer
Ta grande beauté.
Toujours je te garderai,
Et petit à petit,
Poussière tu deviendras
Nourrissant mes racines.
Ainsi est mon amour :
Exclusif et très fort,
Je t’aime
A la vie à la mort».
Damoiselle la Rose
Compris que jamais
Le soleil ne la dorerai …
Recluse sous les épines,
Dans une cage sombre,
Son tendre bouton
Tomba silencieusement
Comme une larme rose.
Jamais monsieur Roncier
Ne vit sa grande beauté !
Sa possessivité
Tua la belle
Le laissant amer et solitaire.
Aimer sans faire d’ombre
Aimer et laisser libre
L’amour vrai est l’acte
Le plus désintéressé
Au monde …
26 – LE SABOTEUR …
Combien d’entre nous rêvent-ils de réussir quelque chose, que ce soit dans leur vie professionnelle ou leur vie privée et … ne se donnent pas les moyens d’y arriver ? Combien d’entre nous se retrouvent-ils dans des situations parfois douloureuses, souvent compliquées, toujours insatisfaisantes, et ne comprennent pas comment ils en sont arrivés là ?
Nous partons tous avec de bonnes résolutions, des attentes, des désirs, des rêves et -tout à coup- un premier grain de sable vient gêner le rouage, entraînant un deuxième puis un troisième jusqu’à l’arrêt total de la machine. Certains d’entre nous l’appellerons «malchance», d’autres diront que ce n’est pas grave, d’autres encore prétendront que c’est par l’échec que nous apprenons. Chacun ira donc de son explication mais, tous autant que nous sommes, nous nous retrouvons finalement face à un nouvel échec, une nouvelle souffrance, une nouvelle désillusion, frustration, insatisfaction …
Que s’est-il donc passé ? Bien sûr, il y aura autant de raisons que d’individus et ces «échecs» prendront mille aspects. Pour certains ce sera une mauvaise évaluation de qui ils sont, pour d’autres une mauvaise préparation, une absence de réalisme, un manque de persévérance, une absence d’efficacité. Toutefois, pour nombre d’entre nous, toutes ces explications ne sont pas justes : nous sommes bien là où nous devrions être, nous avons bien réfléchi et préparé notre «projet», nous avons persévéré et mis toute notre énergie vers ce but et, pourtant, un jour, un grain de sable nous a échappé …
D’où vient donc ce grain de sable ? Qui l’a envoyé dans notre vie ? Pourquoi ne l’avons nous pas vu venir ?
Je vais vous donner deux exemples, mais il y en a plein d’autres !
– Vous rêvez d’harmonie dans votre vie amoureuse : vous voulez vivre une relation belle et riche, toute pleine d’amour et de paix. Tout le monde vous trouve d’ailleurs très sympathique et apprécie votre compagnie. Pourtant, malgré votre désir, vous n’arrivez pas à créer ce couple harmonieux dont vous rêvez : lutte pour le pouvoir, disputes, manque de confiance jaillissent au fil du temps tels des tempêtes de sable. Seulement vous savez très bien que vous vivez dans un endroit où il n’y a pas de sable : alors, d’où viennent ces tempêtes ? Si vous êtes honnête avec vous-même, vous constaterez que tous ces conflits, ces incompréhensions, ces difficultés, viennent de vos réactions. L’un et l’autre bataillent pour «gagner» : «j’ai raison», «tu as tord», «c’est mon droit», «tu ne me comprends pas» (et autres gentillesses …) sont des armes redoutables. Vous voulez la paix mais, par votre comportement, vous créez la guerre ! D’où vient donc cette dichotomie en vous ?
– Vous voulez réussir dans votre travail : vous savez que vous avez les compétences pour monter les échelons et devenir ce cadre dont vous rêvez. Pourtant, malgré votre dévouement, votre acharnement au travail, vous trouvez le moyen de tomber malade au moment où l’on vous propose de remplacer votre supérieur sur ce projet tout spécial qui vous passionne ! Ce qui est incroyable c’est qu’habituellement vous n’êtes jamais malade : alors, pourquoi ce mal de ventre intolérable juste aujourd’hui ? Auriez-vous «la peur au ventre» ? La peur de réussir à atteindre votre objectif ? Mais pourquoi ? Quels changements dans votre vie seraient entraînés par votre réussite ? Quelle partie de vous en a tellement peur ? Et, surtout … si vous faisiez moins bien que votre supérieur ?
Quel est donc ce «saboteur intérieur» qui souffle ce sable dans nos rouages, qui nous empêche de réaliser nos rêves, d’accéder à ce qui nous rendrait heureux et nous interdit la porte du bonheur ?
Et qui se cache derrière ce saboteur ? Notre égo … Notre égo qui refuse de prendre le moindre risque d’être «mis de côté» au profit des besoins de notre âme. Notre égo est façonné par notre personnalité, notre histoire familiale, nos névroses. Bien qu’indispensable à notre identité, il est la partie de nous la plus étriquée et la plus peureuse. Au lieu d’être le serviteur dévoué de notre Moi profond (l’âme ?) qui «sait» ce qui est bon pour nous, il est devenu un véritable dictateur, coupé de notre intuition, et il peut nous amener à faire de bien mauvais choix, conscients ou … inconscients ! Annie Marquier, une psychothérapeute québécoise, l’appelle à juste titre «le mental inférieur». Il utilise des «techniques» redoutables ! L’agressivité, la maladie, le repli sur soi, la prétention, la colère, la timidité maladive, la fainéantise, la fuite et autres délices sont ses armes …
Bien souvent, nos rêves sont des appels de l’âme : celle-ci voudrait bien les «expérimenter» sur notre belle terre ! Que ce soit réussir sa vie amoureuse, sa famille, sa vie professionnelle, les appels de l’âme pourraient s’appeler vocations : ils nous transcendent. Ils nous sortent de notre léthargie, de notre engourdissement psychique : ils nous obligent à prendre des risques.
Aimer, par exemple, c’est prendre le risque de souffrir si l’autre ne répond pas -ou plus- à notre amour ! Réussir sa carrière c’est peut-être prendre le risque de ne plus avoir assez de temps ou d’énergie pour sa famille, pour sa vie privée. Et donc d’être critiqué(e), mal perçu(e). C’est aussi, pour ces deux exemples, prendre le risque de devoir s’engager ! Et tout engagement implique un choix profond, un renoncement à d’autres opportunités …
C’est pourquoi, bien souvent de bonne foi, nous pensons «manquer de chance» ou avons l’impression de n’être «pas capable». Nous passons alors à côté de nos rêves que nous oublions au fil de la vie … Notre mental trouve de bonnes raisons à nos rêves avortés et nos explications semblent rationnelles : «Quand j’étais plus jeune, j’aurais bien aimé être médecin mais dans mon milieu ce n’était pas possible». Et nous enterrons le rêve sous des monceaux de raisons toutes valables en apparence. Depuis … nous cherchons notre «voie» sans jamais vraiment la trouver … L’égo ou le mental inférieur a gagné : nous n’avons pas pris le risque de «rater» : c’est vrai que c’était difficile, que cela demandait des années et des années d’effort et que notre vie n’aurait pas été la même. L’égo, chez les prétentieux (nous sommes nombreux à l’être même si nous pensons le contraire …), préfère toujours éviter le risque de l’échec. N’est-il pas plus confortable d’accuser les autres que de se confronter soi-même au risque de ne pas réussir ?
Mais il n’est jamais trop tard … Notre âme, inlassablement, nous rappelle à nos rêves : et si nous prenions un moment pour regarder en face tous ces grains de sable qui nous empêchent de les réaliser ?
Pour terminer, voici quelques citations d’Annie Marquier extraite de son livre «La Liberté d’Etre»
(livre didactique qui explique clairement le rôle de l’égo dans notre vie)
«On n’est jamais manipulé par autre chose que par son propre égo»
«Lorsque c’est le mental inférieur qui dirige notre vie, nous ne sommes que des robots programmés d’avance ayant perdu notre créativité et notre liberté».
«L’homme utilise le mental inférieur, la raison, tandis que l’âme utilise le mental supérieur, ou abstrait. Tous deux agissent au moyen des deux aspects du mental universel et leur rapport est rendu possible de ce fait. L’action de l’homme sur son mental est de le rendre réceptif à l’égard de l’âme».
25 – Les vagues et tsunamis émotionnels
Plus j’observe, plus je me rends compte que la majorité de nos «malheurs» viennent de nous-mêmes, c’est à dire de la façon dont nous réagissons aux évènements extérieurs. Ma pensée rejoint là celles de beaucoup de «maîtres» orientaux dont la sagesse a inspiré nombreuses techniques de développement personnel. Je peux donc dire que j’enfonce des portes ouvertes !
Toutefois, même si ces portes sont ouvertes, nos yeux sont souvent aveugles et nos oreilles sourdes. Nous continuons à nous cogner sur les murs, cherchant les portes de la sérénité, alors qu’elles nous ouvrent grands leurs battants tout près de nous …
«Le vrai bonheur ne dépend d’aucun être, d’aucun objet extérieur : il ne dépend que de nous …» nous dit le Dalaï Lama.
Facile à dire, n’est-ce pas ? Lorsque tout semble aller de travers dans le monde, que nous nous sentons seul(e), agressé(e), que notre santé n’est pas au top et que nous rêvons d’un bonheur qui nous échappe : que pouvons-nous faire pour nous sentir «en paix» ?
Peut-être retrouver notre «liberté» ? Tant que nous sommes prisonniers des évènements extérieurs pour nous sentir bien … nous ne sommes pas libres. Nous n’agissons pas, nous réagissons. Nous ne faisons donc pas de vrais choix ! Nous donnons le pouvoir à l’extérieur : aux évènements et aux autres.
Pourquoi ? Peut-être tout simplement parce que nous avons des attentes, des programmations, des idées toutes faites. Nous nous construisons souvent sur des modèles : que ce soit pour les imiter ou pour prendre leurs contrepieds ! Ma compagne ou mon compagnon devrait être comme ceci, me dire cela. Mon patron, quant à lui, devrait aussi être comme ceci ou comme cela ! Mon fils, ma fille, ma nièce, mon père, ma mère, mes amis, ma soeur, mon frère : toutes ces personnes DEVRAIENT agir comme ceci ou comme cela … ainsi je serais heureux ou heureuse.
Seulement voilà, ils ne font pas comme nous voudrions ! Ils réagissent différemment à nos attentes. Qu’ils aient tord ou raison, peu importe, ils ne rentrent pas dans nos programmes. Ils nous agressent, nous font mal, parfois ils se détruisent à petits feux sous nos yeux, ils aiment ce que nous détestons et ils détestent ce que nous aimons. C’est un comble quand même !!
Alors … nous réagissons : s’ils veulent nous faire mal (consciemment ou inconsciemment), nous leur obéissons et nous avons mal. S’ils se détruisent et que nous les aimons, nous avons mal également car nous nous sentons impuissants. Si nous trouvons leurs comportements stupides ou aberrants, nous sommes malheureux car «ils ne nous écoutent pas».
Bien sûr, il est possible que nous ayons raison dans notre «diagnostic». Il est vrai que nombreuses personnes sont agressives, comme d’autres se détruisent ou font n’importe quoi et vont à l’encontre de leur propre bonheur. Toutefois, où nous avons tord, c’est dans notre réaction. Nous nous laissons emporter par notre émotionnel. Je dirais même que nous nous identifions à notre émotionnel ! Et, là, nous perdons notre paix ET notre capacité d’écoute ou d’accompagnement.
Nous nous coupons de notre sagesse intérieure, cette sagesse qui habite au plus profond de nous. Nous nous laissons chahuter par les vagues qui viennent s’échouer sur le bord de la plage alors qu’il suffit de faire quelques brasses pour retrouver l’eau calme.
Car c’est dans le calme intérieur que nous trouvons notre bonheur et notre paix. Et c’est là que nous pourrons vraiment agir et faire, s’il y a lieu, les bons choix.
La peur ou la colère, comme toutes les autres émotions négatives qui en découlent, sont de très mauvaises conseillères ! Elles sont comme les vagues à la surface de l’eau : elles font beaucoup d’écume, semblent brasser beaucoup d’eau, alors qu’en fait elles n’influencent pas l’océan profond. Et notre véritable identité, ce «qui nous sommes» que nous percevons parfois, est au profond de nous, bien au-delà des vagues ou des tsunamis émotionnels qui, souvent, nous submergent.
Transformons-nous donc tous en plongeur et jouons le «Grand bleu» autant que possible : dès qu’une émotion vient nous parasiter et nous empêcher d’être sereins, plongeons vite dans le profond de notre coeur, de notre âme et … laissons-nous gagner par le silence et la sérénité qui nous y attend.
Pour terminer j’aimerais partager avec vous deux autres pensées du Dalaï Lama, toujours pleines de sagesse …
«La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu mais de notre perception de la situation …»
«Il n’y a personne qui soit né sous une mauvaise étoile, il n’y a que des gens qui ne savent pas lire le ciel»
24 – NOUS SOMMES TOUS DES KAMIKASES

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Que cherchons nous à prouver en risquant notre vie ?
Nous rêvons tous d’harmonie : enfin … c’est ce que nous affirmons haut et fort lorsque quelqu’un nous pose la question ! Pourtant, très souvent, nous créons des conflits ou bien nous les subissons. Pourquoi ? Pourquoi sommes-nous si réfractaires à l’harmonie, la simplicité, la gentillesse, la joie ?
Posez la question aux personnes autour de vous : c’est quoi le bonheur pour vous ? Ils vous répondront majoritairement :
« Avoir la santé pour pouvoir profiter de la vie»
« Vivre dans l’amour»
«Vivre dans l’harmonie, dans la bonne entente»
«Réussir dans mon travail»
«Réussir mon couple»
«Avoir une belle famille harmonieuse»
etc …
Si nous analysons ces réponses, nous constatons qu’elles sont toutes à notre portée : nous pouvons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour vivre sainement et -ainsi- conserver au maximum notre santé, nous pouvons développer notre capacité d’amour (du mieux que nous pouvons !) et respecter les uns et les autres de façon à éviter les conflits, nous pouvons aimer et accepter de l’être, nous pouvons choisir de vivre avec un ou une partenaire qui nous convient, nous pouvons faire -ou adopter- de beaux enfants, nous pouvons employer beaucoup d’énergie et être créatif dans notre travail … Bref, nous avons -en théorie- les moyens de nos ambitions !
Et pourtant … observons-nous sans obligeance et regardons autour de nous comment vivent ceux qui affirment avec tant de force qu’ils rêvent d’harmonie : sommes-nous cohérents avec nos affirmations ? Faisons-nous tout ce qui est en notre pouvoir pour réussir à vivre harmonieusement ?
Il suffit de regarder l’état de la planète pour se rendre compte que l’Homme s’éloigne de son rêve : toutes ces guerres, ces dictateurs, ces injustices, ces kamikases …
Le dernier en date : l’attentat du 28 avril dernier à Marrakech, au café Argana, sur la place Jemaa-el-Fna, l’endroit le plus touristique de la ville ! A l’heure où je vous écris, 16 morts sont déplorés et beaucoup d’autres sont grièvement blessés. Pourquoi ?? En quoi tuer des personnes qui savouraient le plaisir d’être en vacances ou bien étaient entre amis en train de déguster une boisson, en quoi tuer ces gens fait avancer l’harmonie dans le monde ?
Pour l’instant, il y a une suspicion d’un kamikase qui se serait fait exploser dans le café. Peut-on imaginer ce qui se passe dans la tête d’un homme qui se fait exploser lui-même au nom d’une idée, d’une croyance ou d’une conviction ? Croit-il vraiment -et surtout librement- que cet acte «sauvera» son pays ?
Un simple attentat et des dizaines d’hommes et de femmes sont touchés dans leur harmonie : mort violente, blessures du corps et de l’âme, destruction … Comment un acte d’une telle barbarie peut-il engendrer du positif ? Rien ne peut être résolu de cette façon : non seulement la violence et l’agressivité créent la dysharmonie mais elles la renforcent.
Je pense que ces kamikases, ces terroristes, sont des gens qui n’ont rien compris à la vie. Manipulés dès leur plus jeune âge, ils rêvent de sauver leur pays alors qu’ils l’enfoncent dans la violence et la misère.
Et il en est de même au niveau individuel. Nous sommes souvent des kamikases dans le sens où nous nous condamnons à être malheureux par nos attitudes agressives et destructrices.
J’ai reçu, un jour, une jeune femme qui me disait : «C’est plus fort que moi, quand un homme prétend m’aimer il faut que je le «teste» au maximum. Et je deviens désagréable, capricieuse, agressive, jusqu’au jour où il n’en peut plus et il me quitte. Alors, là, je me dit que j’avais raison de ne pas lui faire confiance ! La preuve, il est parti … S’il m’avait VRAIMENT aimé, il aurait supporté …».
Une autre me racontait que, dès qu’elle rencontrait quelqu’un d’heureux et de joyeux, elle essayait de le déstabiliser en étant agressive avec lui (ou elle), en lui démontrant combien il n’y avait aucune raison d’être heureux dans ce monde. Elle a pris conscience, petit à petit, qu’en fait elle était simplement jalouse d’un état qu’elle convoitait et qu’elle n’arrivait pas à atteindre. Et, bien sûr, plus elle avait ce comportement, moins elle était heureuse !
Je pourrais citer ainsi moult exemples de personnes agressives, destructrices avec les autres car … destructrices avec elles-mêmes !
Vous connaissez cette phrase «Charité bien ordonnée commence déjà par soi-même»? Cela peut paraître égoïste, à première vue. Et pourtant, c’est une réalité psychologique. Nous ne pouvons pas aimer les autres si nous ne nous aimons pas … C’est le b-a ba. Nous pouvons donc conclure en disant que toutes les personnes agressives ne s’aiment pas. Cette agressivité est d’abord la signature d’une personnalité «kamikase». C’est évident, d’ailleurs, puisque -comme je l’ai déjà écrit dans la chronique n° 97- tout est énergie.
Donc, si nous rêvons d’un monde harmonieux … créons de l’harmonie !
Et, pour terminer, deux citations :
« Ce que nous appelons bonheur consiste dans l’harmonie et la sérénité, dans la conscience d’un but, dans une orientation positive, convaincue et décidée par l’esprit, bref dans la paix de l’âme » – Thomas Mann
« Etre en bonne harmonie avec soi-même, c’est travailler à une meilleure harmonie dans le monde » – Anonyme
23 – LE COMMENCEMENT DE DIEU
« Seul Dieu peut nous introduire dans le mystère de Dieu»
«Dieu est l’inintelligible par lequel tout le reste est intelligible»
Depuis des milliers d’années l’Homme se pose les mêmes questions : Dieu existe-t’il ? Qui est Dieu ? Dieu c’est quoi ? Dieu est-il réel ou imaginaire ? Bref, notre mental s’active autour du grand mystère qui entoure la Vie …

Qui a créé toutes ces merveilles ? Nos ancêtres appelaient les coccinelles les "bêtes à bon Dieu" ...
Car, finalement, à grand renfort de débats et de questionnements nous perdons de vue notre ressenti : le mental pèse le pour, le contre, argue, conteste, accepte, analyse, mais -in fine- que sait-il du ressenti ?
Je pense que plus on cherche Dieu dans la tête, moins on le trouve. Je dirais même que plus nous cherchons à le nommer, c’est à dire à le mettre dans le même lot que tous les noms communs que notre mental a inventés pour communiquer, plus nous nous éloignons du mystère que «Dieu» représente.
Comment pouvons prétendre débattre à propos de «Dieu» alors que personne ne donne à ce mot la même définition ! Et si «Dieu» était tout simplement un ressenti personnel, une conviction intime ? Il ne serait donc pas identique pour tout le monde … Chacun le ressentant -ou non- à sa façon.
A ce moment là, plus de discussion stérile possible ! Plus de guerre, non plus. «Dieu» n’existerait qu’à travers le coeur et l’âme de chacun. Et rien n’est plus difficile à définir que l’expression d’un sentiment, d’une émotion, d’une rencontre avec le mystère qui est en nous.
La Foi ne s’explique pas, elle se vit …
Je suis en train de lire un livre, le témoignage de Mitch Albom sur ses rencontres avec un vieux rabbin, un «sage». Il a appelé son livre : «Le vieil homme qui m’a appris la vie». Il relate les débats qu’il a eus avec cet homme et je vous en livre, ci-après, un petit extrait qui, je trouve, résume bien ce que je cherche à exprimer à travers cette chronique.
«Comment savez-vous que Dieu existe ?»
Il n’a pas répondu tout de suite. Un sourire a traversé son visage.
«Excellente question»
Il a posé ses doigts sur son menton.
«Et votre réponse ? ai-je demandé
– D’abord, fais-toi l’avocat du diable.D’accord, ai-je répondu en relevant son défi. Que dites-vous de ceci ? On vit dans un monde où nos gènes peuvent être classifiés, nos cellules dupliquées et notre visage modifié. Bon sang, grâce à la chirurgie, on peut même naître homme et devenir femme ! La science est là pour nous expliquer la création de la Terre tandis que des fusées explorent l’univers. Le Soleil n’est plus un mystère. Et la Lune, qu’autrefois les gens idolâtraient ? On en a rapporté des fragments dans un sac, non ?»
– Continue, me dit-il
– Donc, pourquoi, dans un lieu où les grands mystères d’antan ont été résolus, pourquoi croire encore en Dieu, Jésus, Allah ou un Être suprême quel qu’il soit ? N’avons-nous pas dépassé ce stade ? Est-ce que ce n’est pas comme Pinocchio ? Quand il a découvert qu’il pouvait bouger sans ses fils, regardait-il toujours Geppetto de la même manière ?»
Le rabbi a applaudi.
«Quel discours !
– Vous m’avez demandé de me faire l’avocat du diable …»
Il s’est penché en avant.
« A mon tour maintenant. Ecoute, si tu estimes que la science finira par prouver qu’il n’y a pas de Dieu, je suis bien obligé d’exprimer mon désaccord. Aussi petit que soit un têtard ou un atome, en fin de compte il y a toujours quelque chose d’impossible à expliquer : ce qui a créé tout ça.
«Et aussi loin que l’on tente d’aller dans l’autre sens, qu’il s’agisse de prolonger l’existence, de jouer avec les gènes, de cloner ceci ou cela ou de vivre jusqu’à cent cinquante ans, à un moment donné, ça s’arrête. Et après, il se passe quoi ? Quand la vie atteint son terme ?»
J’ai haussé les épaules.
«Tu vois ?»
Il s’est enfoncé dans son fauteuil en souriant.
« Quand on arrive à la fin, c’est là que Dieu commence».
«Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est non pas l’expression d’une idée mais l’expression d’un effort vers cette idée»
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22 – LE PASSAGE DU TEMPS
J’aimerais, aujourd’hui, vous parler d’un sujet qui peut faire peur, qui souvent dérange, et qui -pourtant- nous concerne tous : tout au moins je le souhaite ! Il s’agit de la vieillesse et de notre rapport avec ce vieillissement inéluctable pour qui veut quitter notre belle terre le plus tard possible …
«Vieillir est encore le seul moyen qu’on ait trouvé de vivre longtemps»
Charles-Augustin Sainte Beuve
Jadis, les personnes âgées faisaient partie de la famille et vivaient avec nous au quotidien. Je me souviens, par exemple, de ma grand-mère qui a vécu avec nous près de 30 ans. C’était notre bonne maman et je l’aimais : j’aimais ses rides qui se plissaient autour des yeux quand elle me souriait d’un air coquin, j’aimais ses joues toutes parcheminées mais si douces lorsque je les embrassais, j’aimais ses mains si blanches et je trouvais alors que toutes ces petites tâches brunes faisaient très «classes» !
Elle ne sortait quasiment plus de la maison et j’aimais la trouver là, assise dans son fauteuil, un livre à la main, alors que je rentrais de classe. Elle me racontait les histoires de sa jeunesse, me prêtait ses livres, me posait des questions sur ce qui se passait à l’école : bref, je l’aimais et elle m’aimait …
Elle vivait à son rythme, et nous au nôtre, et je voyais bien qu’ils n’étaient pas les mêmes ! Tandis que je grandissais, elle se voûtait de plus en plus. Elle respirait de plus en plus mal et dormait beaucoup. Elle vieillissait ! Et, avec elle, j’apprenais qu’un jour je ne serais plus cette jeune demoiselle pleine d’énergie, toute fraîche, avec tout l’avenir devant elle …
Et puis, un jour, elle s’est éteinte. Je l’ai revue, une dernière fois, dans son cercueil : elle semblait paisible et rajeunie ! Ce fût mon premier enterrement, la première fois que je voyais un cercueil descendre dans la tombe. Ma grand-mère m’a donc appris beaucoup plus qu’elle ne le pensait : elle m’a appris l’histoire de la vie, l’histoire du temps qui passe et l’histoire du grand départ.
Et puis … la «mode» a changé. Plus le temps passait, plus nous devions continuer à faire «jeune». Point de salut pour les vieux ! Ils sont moches, ils sont lents, ils nous rappellent qu’un jour nous serons vieux nous aussi … Et, ça, grand Dieu, nous ne voulons surtout pas y penser.
Alors nous les enlevons des films, nous les cachons dans des maisons spécialisées, nous tournons la tête lorsque nous les croisons clopinant avec un déambulateur, nous râlons lorsqu’ils sont lents dans les magasins, nous jugeons leurs physiques ingrats et nous oublions qu’un jour … nous aussi … nous deviendrons comme eux.
«Vivre, c’est vieillir, rien de plus»
Simone de Beauvoir
Et cet oubli est bien dommage car, vieillir, cela se prépare. Il y a deux cycles dans la vie : un cycle de construction (nous pourrions dire de 0 à 21 ans) et un cycle de déconstruction qui s’étale de nos 21 ans … jusqu’à la fin de notre vie. En effet, un jeune de 30 ans l’est déjà moins qu’à 20, 40 encore moins qu’à 30 et nous pouvons continuer ainsi de décennie en décennie. Nous avons donc du temps devant nous pour nous préparer ! Tout doucement, à notre rythme …
Que pouvons-nous faire pour vieillir «heureux» ? Je pense que la meilleure solution est, déjà, d’accepter le temps qui passe, ne pas se focaliser sur chaque ride ou sur la moindre baisse de vitalité mais regarder combien chaque ride et cheveu blanc cachent d’expériences et de richesses intérieures. Oser regarder les vieilles dames et les vieux messieurs et se rendre compte qu’ils peuvent nous apprendre beaucoup de choses et qu’ils sont heureux lorsqu’ils peuvent partager. C’est ainsi que les personnes âgées qui vivent en couple sont d’humeur beaucoup plus joyeuses et sereines que les personnes seules et «oubliées» !
Bien sûr, il y a aussi les personnes âgées ET malades : celles qui ont perdu la tête ou qui agonisent de longues années avant d’accepter de partir. Nous avons vu une dame qui est restée agonisante pendant plus de 5 années ! Sans parler, sans bouger, mangeant avec un biberon. Cela, c’est très dur ! Et cela fait peur à tout le monde : à sa famille, bien sûr, mais également à tous ceux qui l’approchaient …
Mais, finalement, même ces personnes abimées et lourdes psychologiquement nous apprennent quelque chose : dans notre préparation à vieillir, n’oublions pas de nous «programmer» -dans notre tête- en bonne santé et heureux de vivre. Et c’est maintenant -aujourd’hui- que nous nous préparons cet avenir heureux : avec nos pensées, notre hygiène de vie, notre alimentation.
«Les graines d’un vieillissement en bonne santé se sèment tôt»
Kofi Annan
Regardez autour de vous : elles sont nombreuses ces personnes dites «âgées» qui voyagent entre elles, s’amusent, apprécient le bon vin et la musique, sont curieuses de tout et se moquent totalement de leurs rides et de leurs cheveux blancs. Elles ont quitté le monde des apparences pour goûter la joie d’être qui elles sont ET comme elles sont …
Je rêve d’être un jour une vieille dame, sage et malicieuse, entourée de jeunes à qui je pourrais transmettre la joie d’avoir goûté avec volupté le passage du temps. Et je pourrais leur raconter l’histoire de chaque tâche marron dont ma peau sera majestueusement ornée, sans oublier de commencer par «Il était une fois …» !
«Plus je vieillis, plus je vois que ce qui ne s’évanouit pas, ce sont les rêves»
Jean Cocteau
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21 – Oser être Soi
Lorsque je reçois des femmes et des hommes en consultation, ou bien lorsque j’écoute et j’observe ceux qui m’entourent, je suis toujours étonnée de voir à quel point chacun ne voit pas qui il est, il ne voit pas toujours sa grandeur, ses talents et ses forces. Par ailleurs, il ne voit pas souvent non plus ses dysfonctionnements !
Comme j’ai un regard d’Astrologue, lorsque c’est possible, je demande les coordonnées de naissance. Je peux ainsi repérer les perles et les diamants cachés derrière la personnalité … Je peux également mieux écouter et peut-être, si la personne est en période d’interrogation, me permettre de la guider vers ce qui lui correspond profondément.
Bien sûr, il y a également ceux qui se vantent, haut et fort, de leur qualité, de leurs talents, de leur « succès » : sont-ils plus « eux-mêmes » ? Je n’en suis pas certaine car, bien souvent, ces vantardises cachent un profond manque de confiance en eux. Donc, entre ceux qui n’osent pas et ceux qui paraissent n’avoir aucun problème d’affirmation, il n’y a qu’une différence dans le mode d’expression. Les deux se construisent sur le regard des autres …
Et voilà le grand secret ET la grande problématique de l’être humain que nous sommes : le regard de l’autre !
Dès notre conception nous sommes « étiquetés » : soit nous sommes attendus comme le messie, soit nous venons gêner nos parents. Soit nous devenons le support du couple, soit nous risquons d’être éliminé proprement mais … promptement ! Et tout cela, déjà, nous le sentons et nous nous fabriquons avec ces émotions, ces énergies, ces ressentis : la joie ou la tristesse, la confiance ou la peur que ressentent nos parents vont influencer notre personnalité future.
Puis nous naissons : outre notre sexe, notre prénom, notre nom et –bien sûr- nos gênes, nous arrivons dans une culture, une famille, une époque. Tout cela, encore et encore, vient influencer notre développement physique et psychique. Je vous ai déjà parlé de l’Astrologie et de la Numérologie (chronique n° 16 – L’énergie des symboles) …
Nous grandissons, nous allons à l’école, nous rencontrons d’autres enfants, d’autres adultes. Nous entendons nos parents parler, nous regardons la télévision, nous lisons des livres. Nous avons une institutrice qui nous apprend à lire, à écrire, à compter, à penser … Et nous apprenons à vivre avec toutes ces informations : nous nous construisons avec elles.
Et, bien sûr, une nourriture nous est INDISPENSABLE : l’Amour. Pour vivre, pour grandir, pour nous développer harmonieusement, nous avons besoin de nous sentir aimé. C’est une condition sine qua non à la vie ! Et cet amour, nous le recherchons avidement chez « l’autre » : nos parents ou substituts, notre famille, nos frères, nos sœurs, nos instituteurs et nos professeurs, nos camarades …
Aussi quêtons nous tous, le plus souvent inconsciemment, cet amour dans le regard des autres. Bien sûr, en premier lieu, dans le regard de nos parents ! Si je fais ceci, maman est contente, si je fais cela elle ne l’est pas. Papa fronce les sourcils quand je dis ceci ou bien me fait un grand sourire quand je fais cela … Mon frère aime quand je joue avec lui au football aussi je vais m’inscrire au club pour apprendre. Je n’aime pas vraiment mais qu’importe ? Je me rapproche ainsi de mon grand frère qui « m’aimera » encore plus !
Certains deviennent de bons élèves pour être acceptés par leurs parents, d’autres deviennent de véritables cancres pour qu’on s’intéresse à eux. Tout dépend du contexte : j’ai vu nombre de gens très intelligents se prendre pour des imbéciles ! A force de jouer à ce jeu pendant leur enfance (ainsi les parents parlaient d’eux, ils « existaient » au milieu d’une famille indifférente) ils se sont identifiés à ce rôle.
D’autres, au contraire, clament combien ils sont « bons », meilleurs que les autres, au-dessus du vulgum pecus, simplement pour attirer l’attention : ils quêtent, encore et toujours, la lueur d’admiration dans le regard de l’autre, confondant cette lueur avec l’amour. Peut-être, dans leur enfance, leurs parents confondaient-ils l’amour et la reconnaissance intellectuelle ?
Chacun est unique, nous sommes tous différents, même entre frères et sœurs. Notre personnalité s’est construite, influencée par le regard des autres, mais sur la base de qui nous sommes.
Et ce « qui nous sommes » s’est empâté : il s’est parfois déformé, parfois épanoui, parfois endormi. Il est là mais n’ose plus s’exprimer : par crainte de déplaire, par crainte d’être rejeté, par crainte de n’être point aimé. Toutefois, il est là, toujours, en toile de fond si je puis dire !
Voici deux exemples :
– Un homme à l’apparence calme et douce peut cacher un guerrier agressif : sa maman rêvait d’un homme poète et, pour être aimé d’elle, il n’a jamais pu exprimer son feu intérieur.
– Une femme, apparemment douce et féminine, peut cacher un immense goût du pouvoir : pour son père, la femme idéale était discrète et soumise. Pour être aimée de lui, elle a mis de côté ses ambitions et passé sa vie à ronger son frein.
Bien sûr, ces deux traits de caractère (l’agressivité et le goût du pouvoir) s’exprimeront névrotiquement : l’homme peut devenir sado-masochiste et la femme une victime manipulatrice …
Oser être Soi, c’est donc prendre conscience des contorsions que nous avons infligées à notre personnalité afin d’être accepté, admiré, aimé … Oser être Soi, c’est accepter de quitter nos habitudes de pensées, nos rôles, nos masques afin de laisser émerger ce diamant qui brille en nous et qui donnera sens à notre existence, qui nous apportera cette sensation magique d’être là où nous devons être, d’être en harmonie avec nous et, par ricochet, avec les autres !
Pour terminer, deux citations de René de Lassus extraites de son livre
« Beaucoup de gens sont « mal dans leur peau » parce qu’ils ne sont pas vraiment dans la leur »
« Il faut se garder de confondre la vanité avec une juste conscience de notre valeur, avec un amour-propre bien compris qui nous aide à maintenir la dignité nécessaire à tout être humain »
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20 – LE CADEAU DES ANGES
Je discutais dernièrement avec un ami dont je trouve, par moment, sa façon de penser et son comportement « spirituels ». Lorsque je lui en ai fait la remarque (un compliment selon moi !) il est monté sur ses grands chevaux, m’a presque accusée de calomnie, haussant le ton et affirmant à hauts cris qu’il n’était pas comme sa mère, qu’il ne croyait pas en toutes «ces simagrées» (je cite), qu’il était complètement athée, etc … etc … Bref, cet homme toujours posé et conciliant, à l’esprit ouvert et rarement dans le jugement, c’est transformé en sectaire agressif !
Pourquoi ?
Peut-être parce que nous confondons souvent «religion» et «spiritualité», rejetant l’un ou l’autre -ou bien les deux- au nom de cette confusion.
Je trouve cela dommage car nous nous construisons autour des mots que nous prononçons, que nous acceptons ou que nous refusons. Et si nous refusons d’approfondir notre quête intérieure, au nom d’une interprétation trop hâtive de mots comme «spiritualité, religion ou même Dieu», nous nous coupons d’une grande partie de la beauté de la vie, nous renonçons au mystère de l’Homme et à sa grandeur. Nous nous «réduisons» à la matière et perdons de vue … l’invisible qui nous habite tous !
Selon moi, la spiritualité et la religion ne sont pas la même chose. Pour étayer mon propos, je vous propose quelques définitions glanées sur internet.
Spiritualité
1. «La spiritualité est la régulation de l’investissement dans l’être, c’est à dire la régulation de l’existence. Elle ne disparaît pas en cessant d’être religieuse …»
(www.editionsdupromontoire.com)
2. «La spiritualité est le fait d’avoir une ouverture intérieure qui mène à l’être profond où se situe les questions de sens avec une relation à la transcendance ou non. Ce qu’une personne considère comme la chose qui donne le plus de sens à sa vie et qui est porteur de vie, voir d’espérance en période de crise.»
3. «Caractère spirituel, nature spirituelle : s’oppose à la matérialité. Théologie mystique, de celle qui regarde la nature de l’âme, la vie intérieure.»
Religion
1. «Une religion est un ensemble de rites, croyances, composé de règles (éthiques ou pratiques), de récits, de symboles ou de dogmes adoptés comme conviction par une société, un groupe, une personne.
2.«Système de représentation du monde et de croyances reliant les hommes entre eux au sein de leur communauté».
3. «Manière de croire structurée en système se référant à des traditions comme ressources»
Ces tentatives de définition de deux mots utilisés bien souvent à tord et à travers montre bien leurs différences. La spiritualité semble être quelque chose de très personnel dans la façon de penser et d’être, tandis que la religion nous parle de «croyances» et de dogmes autour desquels des groupes de personnes viennent chercher des réponses.
La spiritualité serait un cheminement, conscient ou non, vers plus de sens et nous parle du respect envers le mystère de la vie, de l’Homme en quête d’une vérité qui dépasse son mental, de cette impression de faire partie intégrante de l’univers, d’être «relié» à ce plus grand tout qui nous entoure sans en avoir la preuve matérielle. La spiritualité est un chemin souvent solitaire puisque les réponses viennent de l’intérieur … Nul besoin de s’asseoir en lotus ou bien de monter au sommet d’un haut plateau tibétain pour vivre sa spiritualité : c’est dans notre quotidien qu’elle s’exprime le mieux. Quoique nous fassions, nous pouvons choisir de le faire AVEC ou SANS spiritualité : marcher dans la nature, travailler, cuisiner, échanger, peindre, lire, écrire ou bien ne rien faire !
La religion, quant à elle -telle que nous la définissons aujourd’hui- est un besoin «social» d’appartenance et peut nous éviter bien des questionnements ! En effet, les religions nous apportent leurs réponses sur des plateaux d’or et d’argent … Autour du mot «Dieu» se réunissent des croyances, des dogmes et des rites qu’il nous ait demandé de suivre si l’on veut faire partie du groupe des «élus». Les religions apportent à chaque groupe qui y adhère un sentiment d’appartenance et une culture. Les «membres» d’une même religion parlent le même langage, ont les mêmes références et se reconnaissent entre eux. La religion offre donc une échappée à la solitude intérieure qu’implique toute quête, en apportant des réponses à ses «ouailles» (ancêtre du mot brebis !).
Bien sûr, nous pouvons adhérer profondément à une religion tout en étant très spirituel. Personne ne peut nous empêcher de cheminer intérieurement, de nous questionner et de suivre notre propre chemin intérieur tout en partageant les rites et les dogmes d’une communauté religieuse. Mais nous pouvons également adhérer à une religion sans jamais y apporter de spiritualité ! Et il y a ceux, bien sûr, qui vivent leur vie sans aucun questionnement spirituel, ni pratique religieuse …
Je m’adresse aujourd’hui à ceux qui ont des questions d’ordre spirituel, qui se sentent reliés au plus grand tout d’une façon ou d’une autre (par le biais de la nature ou de l’art, par exemple) mais qui ont peur d’être embrigadés, d’être catalogués, d’être répertoriés. Ils se veulent libres, sans pouvoir (religieux ou non) qui leur dicte leurs pensées. Ne reniez pas votre spiritualité ! C’est elle qui vous permet d’être un vrai être humain et non pas un robot. C’est elle qui vous permet de vous relever lorsque vous tombez, c’est elle qui vous fait tendre la main à celui qui a peur, c’est elle qui vous enveloppe de sa lumière lorsque vous fermez les yeux.
La spiritualité, c’est le cadeau des anges …
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